Apomorphinum
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
APOMORPHINUM. - L'ENCYCLOPÉDIE DE LA MATIÈRE MÉDICALE PURE par TIMOTHY F. ALLEN, A.M., M.D.
APOMORPHINUM.
Une substance obtenue à partir de la morphine (n'en différant que par un équivalent d'eau en moins).
Formule,
C17H17NO2. (La morphine est C17H19NO3.)
Autorité.
J. B. Victor Victor Bourgeois, de L'Apomorphine, un nouvel émétique, monographie, Paris, 1874.
CAS I.
Injection de trois milligrammes d'Apomorphine ; aucun résultat.
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26 octobre, 9 h. 20 du matin. M. Lachize injecta dans la partie externe de mon bras gauche trois milligrammes d'Apomorphine. Je plaçai un thermomètre dans l'aisselle.
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9 h. 20. Pouls 60, respiration 16, thermomètre 36.8°.
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9 h. 23. Aucune sensation spéciale ; pouls 72, thermomètre 36.8°, respiration 16.
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9 h. 25. Violente envie de vomir ; sensation de chaleur dans tout le corps, mais surtout à la tête ; face congestionnée ; pouls 92, thermomètre 36.9°, respiration 20.
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9 h. 28. Aucun changement ; pouls 96, thermomètre 36.9°, respiration 22.
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9 h. 30. Pouls légèrement irrégulier ; moins de nausées ; pouls 80, thermomètre 36.9°, respiration 20.
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9 h. 33. Pouls 84, thermomètre 36.9°, respiration 20.
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9 h. 35. Pouls encore irrégulier ; nausées entièrement cessées ; aucun symptôme particulier ; somnolence ; respiration calme et régulière ; pouls 80, thermomètre 36.8°, respiration 16.
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9 h. 40. Sommeil.
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10 h. 15. Se réveilla ; plus de nausées ; pas de céphalée ; pas de fatigue ; pouls 64, thermomètre 36.8° ; respiration 14 ; déjeuna à 11 heures sans rien ressentir d'anormal.
CAS II.
Injection de six milligrammes d'Apomorphine ; vomissements.
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6 novembre. M. Lachize fit une autre injection de six milligrammes d'Apomorphine dans la portion inférieure et externe du bras gauche, et poursuivit les observations ultérieures avec autant de soin que précédemment.
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9 h. 40 du matin. Pouls 76, thermomètre 36.9°, respiration 15.
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9 h. 43. Pouls 80, thermomètre 36.9°, respiration 15.
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9 h. 45. Violente envie de vomir ; pouls plein, régulier ; pandiculations ; pouls 100, thermomètre 36.9°, respiration 18.
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9 h. 48. Haut-le-cœur ; pouls et respiration irréguliers ; pouls 104, thermomètre 36.8°, respiration 24.
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9 h. 50. Vomissement facile ; même irrégularité du pouls ; pouls 94, thermomètre 36.8°, respiration 20.
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9 h. 53. Pouls 96, thermomètre 36.8°, respiration 21 ; nouveaux vomissements ; état inchangé.
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9 h. 55. Les vomissements cessent ; encore un peu de nausées ; persistance de l'irrégularité du pouls et de la respiration ; pouls 94, thermomètre 36.7°, respiration 18.
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10 heures. Calme ; somnolence ; pouls 76, thermomètre 36.7°, respiration 12 ; sommeil tranquille pendant une heure ; au réveil, pouls 68, thermomètre 36.8°, respiration 8 ; je pris ensuite mon repas sans aucun malaise.
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Le lendemain, et plusieurs fois ensuite, je pris une injection sous-cutanée d'un centigramme d'Apomorphine ; elle ne causa aucune douleur, ni aucun symptôme local ; les phénomènes qui en résultèrent furent les mêmes qu'auparavant ; seulement, après injection de dix ou douze milligrammes, les vomissements survenaient en quatre ou cinq minutes ; ils étaient plus violents.
CAS III.
Encouragé par les expériences sur les animaux, je me fis, le 10 décembre 1873, une injection de trois centigrammes d'Apomorphine, en présence des Drs Zuber et Grandjax, dans la partie externe du bras droit, le bras gauche étant bandé.
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2 h. 20 de l'après-midi. Pouls 66, thermomètre 36.8°, respiration 14.
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2 h. 22. Pouls 104, thermomètre 36.8°, respiration 19 ; vomissements, sans nausées préalables, deux minutes après l'injection ; sensation subite de chaleur parcourant tout le corps et durant environ une minute, suivie de vomissements ; ces vomissements durèrent trois minutes ; pendant ce temps, pouls 100 à 102, thermomètre 36.8°, respiration 20 à 24.
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2 h. 26. Fatigue extrême ; essaya de se lever, mais ne le put ; pouls 84, thermomètre 36.8°, respiration 16.
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2 h. 27. Aucun changement ; pouls 78, thermomètre 36.8°, respiration 15.
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2 h. 28. Nausées ; pouls 96, thermomètre 36.8°, respiration 18.
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2 h. 29. Quelques accès de vomissements ; violente céphalée.
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2 h. 32. Calme ; somnolence ; pouls 98, thermomètre 37°, respiration 17.
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2 h. 33. Pouls 98, thermomètre 37°, respiration 17 ; si fatigué que les yeux se fermaient involontairement.
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2 h. 36. Nausées ; pouls 104, thermomètre 37°, respiration 16.
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2 h. 38. Vomissements moins abondants qu'auparavant ; besoin invincible de repos.
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2 h. 40. S'endormit sur une chaise.
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4 heures. Brisé de fatigue ; pas d'autre sensation pénible ; pas de céphalée ; pouls 80, thermomètre 37°, respiration 15 ; au dîner, moins d'appétit que d'ordinaire. Les symptômes observés dans ces cas ressemblent à ceux qui suivent l'usage de tous les émétiques à doses nauséeuses ; il y avait une sensation pénible aux précordes ; congestion de la face et céphalée ; puis la conjonctive devenait injectée ; il y avait un ptyalisme abondant, et, après un certain intervalle, une sensation de fatigue marquée. Après les émétiques, les symptômes étaient les mêmes, mais plus intenses. La phase de nausée, dans mon propre cas, fut toujours très brève, quoique reconnaissable. Les autres personnes auxquelles le médicament fut administré eurent, en général, les mêmes symptômes. Le Dr Zuber, aide-major au Val-de-Grâce, après deux injections sous-cutanées, éprouva chaque fois une céphalée intense ; il fut pris de vertige, et ses membres étaient très fatigués. La sensation de faiblesse fut très marquée chez un de nos amis, individu de 30 ans extrêmement robuste ; une sueur abondante couvrait son visage, qui était pâle au lieu d'être coloré comme d'habitude ; après plusieurs essais il eut, chaque fois, un violent accès de dyspnée, peut-être dû à une affection organique du cœur déjà ancienne. La guérison complète survenait généralement une ou deux heures après l'injection ; d'ordinaire aussi, les vomissements étaient suivis d'une somnolence invincible.
CAS IV.
Injection d'un centigramme d'Apomorphine. Vomissements en dix minutes.
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Homme de 72 ans, entré à l'hôpital Rotschild le 24 décembre ; il souffrait depuis longtemps de catarrhe bronchique chronique avec emphysème pulmonaire ; il présente actuellement une dyspnée marquée et une expectoration difficile ; le malade est contraint de dormir assis. L'Apomorphine fut prescrite dans le but de soulager en supprimant les violentes contractions du diaphragme et des parois thoraciques, et en favorisant l'évacuation pulmonaire ; à 11 heures, il reçut une injection d'un centigramme de chlorhydrate d'Apomorphine dans le bras, à sa face dorsale. Solution fraîche, limpide, incolore ; pouls 80, respiration 28 ; (la température ne fut pas prise, nos observations antérieures nous ayant convaincus de l'inutilité de le faire).
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11 h. 5. Pouls 92, respiration 28 ; le malade ne se plaint de rien ; bâillements.
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11 h. 10. Pouls 108, plutôt irrégulier ; respiration 32 ; le malade, sans nausées préalables, fut pris de vomissements qui durèrent environ deux minutes ; ils consistaient en mucus et furent très peu abondants ; pas de congestion de la face ; pas de sueur.
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11 h. 13. Pouls 70, respiration 24.
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11 h. 15. Pouls 88, respiration 24 ; efforts renouvelés, mais vains, pour vomir.
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11 h. 20. Pouls 76, respiration 20 ; le malade se plaint d'une grande fatigue ; il respire plus facilement et dit se sentir tout à fait somnolent ; quelques minutes après, il retombe sur son oreiller et s'endort ; pendant le sommeil, à 11 h. 45, pouls 76, régulier ; respiration 18 à 20.
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1 heure. Le malade est éveillé, pouls et respiration inchangés. Ces effets bénéfiques du médicament étant ainsi confirmés, nous avions l'intention de l'administrer de nouveau le lendemain, en augmentant la dose à quinze milligrammes ; mais le malade paraissait si déprimé que nous jugeâmes préférable de ne pas risquer l'expérience ; l'injection ne causa aucune douleur ni irritation consécutive.
CAS V.
Injection d'un centigramme d'Apomorphine ; vomissements en six minutes.
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Jeune homme de 24 ans, traité pour une affection gastrique fébrile durant depuis trois jours ; constitution robuste ; santé générale excellente ; langue fortement enduite ; céphalée ; pas de diarrhée ; pas de gargouillement ni de sensibilité abdominale.
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10 h. 20 du matin. Un centigramme d'Apomorphine injecté dans le bras gauche ; même solution que dans le cas précédent ; pouls 92, respiration 14, température du matin 38.2°.
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10 h. 22. Pouls 108, respiration 15.
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10 h. 25. Pouls 120, petit, régulier ; respiration 15 ; nausées ; face congestionnée et moite ; hoquet.
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10 h. 26. Pouls 120, respiration 20 ; surviennent alors des vomissements abondants, glaireux, qui durent une minute et demie.
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10 h. 28. Pouls 88, respiration 15 ; le malade reste calme trois ou quatre minutes ; il se plaint de faiblesse ; puis les nausées reviennent ; le hoquet cesse.
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10 h. 32. Pouls 104, respiration 22 ; vomissements renouvelés, presque aussi abondants qu'au début, mais plus douloureux ; ils durent deux ou trois minutes.
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10 h. 38. Troisième vomissement ; peu abondant ; visage du malade couvert de sueur ; très abattu, se plaint d'une grande fatigue ; après cela il reste tranquille et s'endort bientôt.
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10 h. 40. Pouls 84, fort et régulier ; respiration 10.
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1 heure. Malade éveillé ; plus aucun effet du médicament ; dit se sentir beaucoup soulagé ; sa céphalée, affirme-t-il, a complètement cessé ; pouls 96, thermomètre 38.6°, respiration 14. Aucun symptôme local. Le lendemain matin, malade à peu près dans le même état ; fièvre moindre ; à peine un peu de céphalée ; langue encore enduite ; quelques selles diarrhéiques dans la soirée sont plutôt attribuables à son affection qu'à l'Apomorphine.
CAS VI.
Femme atteinte de trouble gastrique.
1re dose de quinze milligrammes administrée par la bouche ; aucun effet. 2e administration de deux centigrammes ; vomissements en huit minutes.
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Femme âgée de 23 ans ; a un enfant de trois ans ; constitution saine ; santé habituelle bonne ; malade depuis la veille lorsque nous la vîmes à 9 heures du matin ; la langue est fortement enduite et porte l'empreinte des dents ; céphalée intense ; cernes bleus autour des yeux ; peau chaude et moite ; constipation depuis trois jours ; pouls 100, thermomètre 38.6°, respiration 16.
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À 9 h. 30 nous lui donnâmes quinze milligrammes de chlorhydrate d'Apomorphine dans trente grammes d'eau (préparation extemporanée).
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9 h. 35. Pouls 108, respiration 16.
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9 h. 40. Pouls 116, respiration 16 ; quelques nausées.
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9 h. 45. Aucun changement.
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9 h. 50. Pouls 108, respiration 14 à 16 ; les nausées cessent.
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10 heures. Pouls 100, respiration 14. À partir de ce moment, la malade se sentit comme auparavant ; aucune envie de vomir. Le médicament parut sans effet.
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Le lendemain, pas de changement ; fièvre assez marquée ; température du soir 39.2°, température du matin 38.4° ; pas de selle ; langue enduite ; envie de vomir.
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9 heures du matin. Pouls 96, respiration 14 ; vingt milligrammes d'Apomorphine pris par la bouche ; même préparation qu'hier.
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9 h. 5. Pouls 112, respiration 16 ; nausées.
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9 h. 8. Pouls 120, respiration 22 ; vomissements bilieux abondants.
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9 h. 10. Pouls 92, calme ; respiration 20.
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9 h. 15. Vomissements renouvelés, moins abondants qu'au début.
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9 h. 20. Pouls 92, calme ; respiration 16.
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9 h. 30. Tout à fait calme, mais sans sommeil ; la malade se sent soulagée ; la céphalée, qui avant le premier vomissement était très intense, a maintenant presque entièrement cessé.
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11 heures. Pouls 92, thermomètre 38.6°, respiration 14 ; aucun mouvement des intestins pendant la journée ; la nuit, une selle très difficile.
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Le lendemain matin, bien que la langue fût moins enduite et la céphalée meilleure, un purgatif salin fut prescrit. Peut-être aurions-nous obtenu de meilleurs résultats avec une dose de trois centigrammes d'Apomorphine.
CAS VII.
(Communiqué par le Dr Zuber.)
► Hémoptysie d'origine tuberculeuse. Injection de trois centigrammes d'Apomorphine ; vomissement abondant en quatre minutes.
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Léon S., artilleur de deuxième classe au deuxième régiment d'artillerie, âgé de 23 ans, d'aspect chétif, fut pris, le 22 décembre dernier, d'une hémoptysie inquiétante. Quand je le vis, elle durait depuis quatre heures ; le sang rejeté était rouge vif, mousseux, presque pur, et tout à fait abondant (quatre cents ou cinq cents grammes) ; des fomentations froides avaient été appliquées sur sa poitrine, et il avait pris deux cuillerées à soupe de sel ; pouls fréquent, 104. Il fallait arrêter l'hémorragie le plus tôt possible. Je pensai recourir aux émétiques, si vivement recommandés dans de tels cas, et je choisis l'Apomorphine, dont les propriétés d'émétique prompt la rendaient particulièrement appropriée.
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À 5 heures de l'après-midi, j'injectai sous la peau une dose assez forte d'Apomorphine, trois centigrammes d'une solution légèrement altérée (colorée en vert clair) ; le malade continuait à tousser et, à chaque quinte, il rejetait du sang ayant le même aspect qu'auparavant.
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5 h. 4. Vomissement abondant d'aliments, sans nausées préalables ; cela dura environ deux minutes ; puis survint une période de calme, pendant laquelle la toux ne secoua plus le malade ; en une demi-heure les vomissements cessèrent ; le malade était extrêmement faible, mais le moyen employé parut avoir rendu de bons services ; il ne toussait plus qu'à de longs intervalles, et le sang expectoré diminuait de plus en plus.
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Le lendemain, il n'y avait presque plus trace de sang dans les crachats ; l'hémoptysie était vraisemblablement due à une induration tuberculeuse au sommet du poumon droit ; pas d'effet local.
CAS VIII.
(Communiqué par le Dr Zuber.)
Angina tonsillaris. Injection de deux centigrammes d'Apomorphine ; vomissements en trois ou quatre minutes.
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M. T., sculpteur ; malade depuis trois ou quatre jours d'une amygdalite aiguë ; très sujet aux angines. À Rome, où il était élève en art, il avait eu plusieurs accès, dont l'un, de nature phlegmoneuse, lui causa beaucoup de souffrances. De plus, pendant un séjour dans la Campagna, il contracta une fièvre intermittente opiniâtre, qui persistait encore et donnait à la fièvre accompagnant son angine un type nettement rémittent ; les amygdales sont complètement tuméfiées, elles gênent beaucoup la respiration, et la déglutition est presque impossible. Je pratiquai deux larges incisions dans chaque amygdale, en vue de les dépléter ; et enfin, pour favoriser encore cet effet, je pensai à administrer l'Apomorphine, puisqu'il était extrêmement difficile pour le malade d'avaler une dose d'émétique. J'injectai donc deux centigrammes d'une solution récente ; les nausées surviennent en trois minutes, suivies de vomissements, que l'état du pharynx rendait très difficiles et douloureux. Les vomissements, assez fréquents, cessèrent au bout d'une demi-heure. Comme je m'y attendais, les contractions musculaires favorisèrent fortement l'écoulement du sang des amygdales engorgées à travers les scarifications préalables, et le malade se sentit bientôt relativement à l'aise. Je prescrivis des gargarismes émollients et une potion contenant soixante-quinze centigrammes de quinine.
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Le lendemain, amélioration considérable ; fièvre moins intense ; les amygdales, quoique encore très hypertrophiées, laissaient maintenant passer facilement l'air et les boissons chaudes. M. T. se considérait comme guéri et ne pouvait assez louer le nouvel émétique. « À Rome, dit-il, on m'y a beaucoup fait vomir, car on avait coutume de faire précéder la quinine d'un émétique, mais l'effet n'a jamais été aussi prompt. Ici, l'affaire est terminée avant que les émétiques ordinaires aient commencé à agir. »
SUPPLÉMENT : APOMORPHINUM.
Autorités. 2, J. G. Blackley, M. B., Brit. Journ. of Hom., 1873, p. 497, injecta 10 minimes d'une solution à 10 pour cent sous la peau du bras gauche ; 3, Id., injecta 1/20 grain d'hydrochlorate d'apormorph. sous la peau du bras de William J., âgé de vingt-huit ans ; 4, Dr Jurasz, Deutsche Arch. für. Klin. Med., 1875, p. 52 ; 5, M. Chouppe, Gaz. Hebdom., déc. 1874 (Lond. Med. Rev., vol. iii, p. 57), effets généraux ; 6, Dr Brochin, Gaz des Hôp., 16 janv. (ibid., p. 58), effets de l'hydrochlorate.
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Pouls 76 ; température 98.3° (normale) ; sensation de vertige ; se plaint d'une pression à la région épigastrique ; pouls 88, faible, mais régulier ; pupilles modérément dilatées (au bout de quatre minutes) ; commença à vomir légèrement (au bout de cinq minutes) ; vomissements abondants, durant trois minutes (au bout de six minutes) ; cessa de vomir ; prit une boisson d'eau, qui remonta aussitôt ; le lait fut rejeté de la même manière ; pouls 80, faible ; température 98.6° (au bout de neuf minutes) ; éprouve encore un grand vertige et paraît pâle ; pupilles dilatées (au bout de seize minutes),
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Pouls 72 (avant l'expérience) ; 80 (au bout de cinq minutes) ; 65 (au bout de douze minutes) ; 70 (deuxième jour),
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Température 98° (avant l'expérience) ; 99.2° (au bout de cinq minutes) ; 99.2° (au bout de douze minutes) ; 97.8° (deuxième jour),
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Trois minutes après, le pouls commença à s'élever légèrement et les respirations devinrent un peu plus accélérées. Au bout de quatre minutes, j'éprouvai un malaise subit, presque immédiatement suivi de nausées et de vomissements abondants. Cela dura plusieurs minutes et fut suivi, dès que le contenu de l'estomac eut été évacué, de violents efforts de vomissement. Ayant pris un verre d'eau avec un peu d'eau-de-vie, celui-ci fut aussitôt rejeté et, après avoir bu de l'eau froide, celle-ci remonta également immédiatement. Aucune bile, cependant, ne se montra dans les matières vomies. Sept ou huit minutes après le commencement de l'expérience, je commençai à me sentir très défaillant et fus contraint de m'étendre ; presque aussitôt après l'avoir fait, je m'évanouis complètement et demeurai en état de syncope pendant environ cinq minutes. En revenant à moi, j'éprouvai du vertige et du froid, et je fus obligé de prendre un peu d'eau-de-vie avec de l'eau. Cela fut gardé et, comme je commençais à me sentir un peu somnolent, je restai couché environ une heure, pendant laquelle je transpirai abondamment. En me levant, j'éprouvais encore un léger étourdissement, mais aucune envie de vomir. J'allai me coucher et dormis profondément toute la nuit, me réveillant vers 8 heures du matin dans mon état habituel, un peu pâle, mais avec une très grande faim,
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Deux à sept minutes après l'injection sous-cutanée d'une solution de 1 milligramme, les symptômes commencent, habituellement par une lourdeur de tête, parfois décrite comme une céphalée, parfois comme une simple lourdeur ou un vertige, souvent associée à des bourdonnements d'oreilles et à une sensation de chaleur. Parfois, le malade est soudain pris d'angoisse dans la région précordiale, ou d'une pression dans la poitrine. Avec la réaction, il y a généralement tendance au sommeil, prostration et perte de force, et, dans quelques cas, nausées et efforts de vomissement commençant sans avertissement. L'abattement pendant l'état prodromique est parfois très grand, rappelant le collapsus, fréquemment associé à une sueur abondante, au ptyalisme et à la pâleur, surtout de la face. Les vomissements surviennent de quatre à vingt-six minutes après l'injection, habituellement dix à quinze minutes après une dose de 5 milligrammes. Les vomissements sont très faciles, sans effort, ou bien, après vidange de l'estomac, très difficiles et accompagnés d'éructations et d'efforts de vomissement. Le vomissement survient une seule fois ou se répète de deux à huit fois, avec plus ou moins d'intensité. Entre les actes de vomissement, le malade est généralement tranquille, se sent très faible, bâille ou transpire très abondamment. La somnolence est fréquemment notée. Les nausées persistent, fréquemment associées à des efforts de vomissement ou à des éructations, et ne cessent que lorsqu'il n'y a plus rien à vomir. Entre les actes de vomissement, il existe une très grande prostration et de l'apathie. Toute la phase des vomissements varie selon la fréquence de l'acte et la longueur des intervalles entre les actes, durant d'une à cinquante minutes. Après la cessation des vomissements, les symptômes disparaissent graduellement ; la restauration est lente ; le malade garde pendant quelque temps des nausées, ainsi qu'une faiblesse et une somnolence,
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Il ressort de nombreuses expériences que l'Apomorphine provoque des vomissements par quelque voie qu'elle atteigne l'organisme, mais que ses effets sont plus prompts et plus certains lorsqu'elle est introduite directement dans le sang par injection intraveineuse ou sous-cutanée. Si elle est donnée par la bouche, la dose doit être augmentée et les effets sont moins certains. Pendant les deux ou trois minutes qui suivent immédiatement l'injection, le malade ne ressent rien. Bientôt survient une sensation de poids à l'estomac, suivie d'une légère douleur de tête. Puis le ptyalisme devient abondant, le corps se couvre de sueur, un ou deux efforts de vomissement sans résultat se produisent, et au troisième, plus rarement au quatrième effort, le malade vomit avec succès trois ou quatre fois ; puis vient une période de calme. Les vomissements reviennent après une interruption de cinq ou six minutes, suivie d'un autre intervalle de calme, et la même scène se répète cinq ou six fois, pour cesser définitivement au bout d'environ une demi-heure et faire place à un sommeil très calme, durant environ une heure,
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Une femme de quarante ans se plaignait de troubles gastriques sans fièvre. Après quelques jours, elle fut prise de mal de gorge et d'anorexie complète. Les amygdales étaient rouges et tuméfiées, et la langue très chargée. Une injection hypodermique de trois ou quatre milligrammes de chlorhydrate d'apomorphine lui fut administrée dans la région sternale. Le pouls était plein et marquait 100 pulsations. En quatre minutes, la malade éprouva un léger malaise et un peu de vertige ; elle disait sentir sa tête tourner et s'hébéter. Elle pâlit, perdit connaissance ; son pouls devint extrêmement faible, intermittent, puis imperceptible ; les pupilles étaient dilatées et la respiration paraissait entièrement suspendue. De légères convulsions toniques se montrèrent au coin gauche de la bouche et dans la joue gauche. La malade devint inerte et ne répondait pas aux questions qu'on lui posait. Après aspersions d'eau froide, inhalations d'ammoniaque, frictions, cataplasmes de moutarde, etc., elle reprit connaissance en trois minutes et vomit deux fois, après quoi elle s'évanouit de nouveau, devint extrêmement pâle, et les pupilles furent alternativement dilatées et contractées ; ces symptômes se reproduisirent ensuite,
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