Digitalinum

par Timothy F. AllenEncyclopédie de la matière médicale pure

DIGITALINUM. - L'ENCYCLOPÉDIE DE MATIÈRE MÉDICALE PURE par TIMOTHY F. ALLEN, A.M., M.D.

DIGITALINUM.

Principe actif (glucoside) du Digitalis purpurea.

[Selon Schmiedeberg, Archiv für Experiment. Pathol. und Pharmak., 3, 16, le Digitalis contient les principes actifs suivants, au sujet desquels a régné jusqu'ici une grande confusion;
Digitonine, constituant la plus grande partie de la fraction soluble de la Digitaline commerciale, un glucoside, C31H53O17 (très étroitement apparenté à la Saponine C32H54O18),
Digitaline, non précipitée par l'éther des solutions aqueuses ni des solutions alcooliques (comme l'est la Digitonine), un glucoside, C5H8O2;
Digitaleïne, facilement soluble dans l'eau (comme la Digitonine), et aussi dans l'alcool (contrairement à la Digitonine), et
Digitoxine, le principe le plus actif, la Digitaline dite cristallisée (de Nativelle), insoluble dans l'eau, ne réduisant pas l'oxyde de cuivre, et par conséquent non glucosidique, mais ayant pour formule C21H82O7, et n'étant donc pas un alcaloïde.

Il est probable que les pathogénésies et expériences rapportées ici proviennent de substances composées, à des degrés divers, de tous les principes actifs ci-dessus, sauf que la Digitaline préparée selon Homolle et Quevenne contient peu ou pas de Digitoxine. -T. F. A.]

Formule, C5H8O2.

Sources.

1, Bæhr, Monographie de Digitalis (pouls avant l'expérience en moyenne, au lit le matin 51, en se levant 60, après le déjeuner 63, le soir 65, le soir après l'exercice 69, le soir au lit 59), prit la 2e trit. 1/5 gr. à 10 h 30 du matin le premier jour, à 10 h 25 du matin le deuxième et le troisième jours, à 9 h 30 du matin le quatrième jour; 1/2 gr. à 10 h 5 du matin le cinquième jour, à 9 h 40 du matin le sixième jour; 1 gr. à 10 h 45 du matin le septième jour;
1b, même expérimentateur, seconde pathogénésie avec la 2e trit., 1 1/2 gr. à 10 h du matin le premier jour, 11 h 45 du matin le deuxième jour, 2 gr. à 9 h 55 du matin le quatrième jour, 2 1/2 gr. à 10 h 45 du matin le septième jour, 2 gr. à 9 h 10 du matin le huitième jour, 2 1/2 gr. à 10 h 28 du matin le neuvième jour, 2 gr. à 10 h 40 du matin le quinzième jour, 2 gr. à 10 h du matin le seizième jour, 2 gr. à 10 h du matin le dix-huitième jour, 3 gr. à 9 h 59 du matin le dix-neuvième jour, 3 gr. à 10 h 30 du matin et 1 gr. à 10 h 30 du soir le vingt et unième jour, 3 gr. à 9 h 58 du matin et 1 gr. à 11 h du soir le vingt-troisième jour, 3 gr. à 9 h 30 du matin le vingt-cinquième jour, 3 gr. à 10 h 40 du matin le vingt-sixième jour;
2, épouse de Baehr, âgée de 28 ans, prit la 2e trit., une dose de 1 gr. (pouls 72 assise, 92 debout);
2b, la même expérimentatrice reprit la 2e trit. 2 gr. le premier jour, 1 gr. le soir du deuxième jour, 2 gr. le matin du troisième jour, 3 gr. le matin du quatrième jour, 3 gr. le matin du sixième jour;
3, pathogénésie de Baehr sur un homme avec la 2e trit., 1/2 gr. le premier jour, 1 gr. le troisième jour, 1 1/2 gr. le cinquième jour;
4, Lembke, pathogénésies avec des doses de 1/50 gr. (pur) (six pathogénésies), N. Z. f. H. Kl., 4, 177;
5, Homolle et Quevenne, Archiv f. Phys., janv. 1854, première pathogénésie avec des doses de 4 mill. par jour pendant 8 jours, 6 mill. le neuvième jour;
6, mêmes auteurs, seconde pathogénésie, doses de 4 mill. par jour pendant 6 jours;
7, mêmes auteurs, doses de 2 à 6 mill. par jour pendant 8 jours;
8, Leroux, effets d'un surdosage, 30 granules en deux doses (30 milligrammes), chez un malade âgé de 62 ans, atteint d'œdème des jambes (L'Union Méd., 1852), d'après Homolle et Quevenne;
9, effets du contact avec l'œil, H. et Q., p. 202;
10, Treves, cas de tentative de suicide, d'après Husemann, Pflanzenstoffe;
11, empoisonnement de la veuve De Pauw, d'après Husemann;
12, empoisonnement d'une femme, âgée de 34 ans, par 46 granules (?), Union Med., 1854 (d'après Tardieu);
13, Heer, empoisonnement d'une femme par 16 et 40 granules (?), Union Med., 1857;
14, Hardy, empoisonnement d'une femme enceinte, Archiv Gén. de Méd., 1864;
15, Stadion, résultats généraux d'expériences sur lui-même, Prag. Vjsch., 74, 97, d'après Hom. Obs., 1864;
16, Dubue, empoisonnement d'un homme, âgé de 45 ans, par 45 à 50 granules, Gaz. d'Hôp., 1865;
17, Nunneley, résultats généraux d'expériences, B. and F. Med.-Chir. Rev., 1869;
18, Magnin, empoisonnement d'une femme atteinte d'une affection cardiaque par 1/4 de grain, Gaz. hebdom., 1874;
19, Homolle, London Chemist, 1845, d'après Journ. de Pharm., prit cinq doses de 5 milligrammes chacune pendant trois jours, à des intervalles de quatre ou cinq heures;
20, Winogradoff, effets sur plusieurs personnes de tous âges pendant l'administration de 3/10 à 2/7 de grain en vingt-quatre heures durant cinq jours; Virchow, Archiv, d'après Syd. Soc. Year-book, 1862, p. 452;
21, T. L. Brunton, effets sur lui-même (seules les conclusions sont reprises, tableaux et tracés sphygmographiques omis, ces derniers n'ayant rien de caractéristique), Monograph, Londres, 1868, p. 23 et suiv.

ESPRIT.

► Hallucinations étranges (après deux heures); répétées (deuxième jour),
[13]
.
► Agité,
[14]
.
► Grande agitation (après onze heures),
[13]
.
► Humeur irritable et excitable pour des riens (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► L'humeur irritable et maussade, que j'ai remarquée ces derniers jours, est aujourd'hui nettement accrue (neuvième jour),
[1]
.
► Très irritable et sensible depuis quelques jours, facilement contrarié par des vétilles (neuvième jour),
[1b]
.
► Intellect.

► Avec la langueur et la prostration, les facultés mentales paraissaient affaiblies; ainsi, en lisant pour un examen, l'œil parcourait les mots, mais l'esprit refusait d'en recevoir ou d'en retenir le sens (12 mill.), (après le neuvième jour),
[21]
.

TÊTE.

► Confusion et vertige.

► Confusion dans la tête, surtout au front, avec de légers élancements à travers la région frontale, au bout de quinze minutes, le soir (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Tête confuse, surtout au front, avec douleur battante dans l'occiput, soulagée par la marche en plein air, et s'effaçant presque le soir (neuvième jour),
[1b]
.
[10.]

► Sensation de confusion dans l'occiput,
[4]
.
► Tendance au vertige en marchant,
[4]
.
► Vertige,
[8]
(après deux heures dans la première partie de la première nuit),
[13]
, etc.
► Vertige, avec vision incertaine, en position assise; il semble que les objets éloignés ne puissent être fixés qu'avec difficulté (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Vertige et stupeur commençant au bout d'une demi-heure, avec instabilité et tremblement des mains (vingt-sixième jour),
[1b]
.

► Vertige très violent, tous les objets semblent tourner horizontalement de gauche à droite; en fermant les paupières, le vertige diminuait quelque peu, mais revenait en les rouvrant; j'espérais qu'en fermant et rouvrant plusieurs fois les paupières je mettrais fin à cette sensation pénible, qui s'accompagnait de nausées, mais il n'en fut rien; je me levai avec peine et m'habillai; le moindre mouvement pour se pencher ou regarder en l'air augmentait le vertige et aussi les nausées, avec en même temps froid dans le dos, mains tout à fait froides, bâillements et, par intervalles, courte toux sèche, au réveil à 7 heures du matin (deuxième matin),
[4]
.
► Sensation de vertige en station debout, avec vision indistincte et quelque confusion de tête (neuvième jour),
[1b]
.
► Sensation de vertige et de défaillance des sens au réveil pendant la nuit; continue à empirer en restant couché, et l'oblige à se lever involontairement (cet état s'est répété fréquemment au cours des pathogénésies),
[4]
.

► Étourdissement,
[7]
.

► Sensation d'étourdissement, comme si la tête était comprimée (vingt-quatrième jour),
[1b]
.
► Tête en général.

[20.]

► Tête rejetée en arrière (deuxième jour),
[12]
.
► Sensation d'afflux sanguin à la tête, dans l'après-midi (quatrième jour),
[1]
.
► Lourdeur de la tête,
[7]
.
► Lourdeur de la tête pendant toute la journée,
[4]
.
► Sensation de lourdeur dans la tête, avec léger vertige en se levant et en se baissant, le soir (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Douleur insupportable dans la tête,
[14]
.
► Tête chaude et confuse vers le soir (premier jour),
[1]
.
► Céphalée dans l'après-midi (premier jour),
[1]
.
► Légère céphalée,
[8]
.
► Céphalée violente sans trouble de l'intellect,
[10]
.

[30.]

► Céphalée insupportable,
[11]
.
► Céphalée lancinante intense,
[8]
.
► Front.

► Sensation au front et à la partie supérieure du nez comme si un coryza allait survenir (premier jour),
[3]
.
► Lourdeur et pression au front pendant plusieurs heures,
[4]
.
► Front lourd, avec sensation de pression, pendant tout le deuxième jour,
[4]
.
► Front lourd, chaud, avec çà et là une douleur pressive,
[4]
.
► Douleur au front (vingt-quatrième jour),
[1b]
.
► Céphalalgie frontale (deuxième, troisième et cinquième jours),
[19]
.
► Forte céphalée frontale (deuxième jour),
[12]
.
► Front lourd, plein,
[4]
.
[40.]

► Le front paraît plein, chaud et lourd, pire en marchant,
[4]
.
► Violente céphalée tiraillante du front droit et de la tempe droite, le soir (vingt-sixième jour),
[1b]
.
► Pression dans le front,
[4]
.
► Pression battante dans le front au-dessus du sourcil droit (seizième jour),
[1b]
.
► Douleurs pressives battantes dans le front (neuvième jour),
[1]
.
► Céphalée lancinante passagère au front (quarante-troisième jour),
[1b]
.
► Points soudains et sourds au côté gauche du front, avec secousses des paupières le soir en marchant (neuvième jour),
[1b]
.
► Douleur battante saccadée dans le front (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Tempes.

► Douleur pressive battante à la tempe gauche et dans la région frontale (huitième jour),
[1b]
.
► Violente douleur battante à la tempe gauche vingt-cinq minutes après la dose (vingt-troisième jour),
[1b]
.
[50.]

► Violentes douleurs battantes à la tempe gauche et au front (vingt-neuvième jour),
[1b]
.
► Sommet.

► Une céphalée qui, le matin, occupait le sommet disparut dans l'après-midi (sixième jour),
[2b]
.
► Pression au sommet, sensation de distension (après une heure),
[4]
.
► Pariétaux.

► Céphalée le matin, pire dans l'après-midi, augmentant le soir jusqu'à une migraine violente (qu'il ne s'agissait pas d'un accès ordinaire de migraine était montré par le fait que l'accès habituel survenait toujours le matin au lever, quand il était beaucoup plus intense), (cinquième jour),
[2b]
.
► Occiput.

► Douleur sourde dans l'occiput (neuvième jour),
[1]
.
► Violente douleur forante dans l'os, du côté gauche de l'occiput,
[4]
.
► Sensation particulière de tiraillement, de soulèvement dans l'occiput et le vertex; ensuite pression dans l'occiput,
[4]
.

ŒIL.

► Objectif.

► Œil brillant (après deux heures un quart),
[12]
.
► Exophtalmie très marquée des deux côtés (après soixante-douze heures),
[13]
.
► Affection catarrhale des deux yeux, avec endolorissement des deux canthi externes et légère sécrétion; les yeux font mal en cousant ou en lisant; légère rougeur (un tel accès avait été ressenti huit semaines auparavant, et l'on doutait que cela fût l'effet du Digitalinum; l'affection fut assez opiniâtre mais ne dura pas aussi longtemps que la crise antérieure),
[1b]
.
[60.]

► Légère douleur dans l'œil,
[9]
.
► Les yeux semblaient être devenus plus grands et sortir de leurs orbites (deuxième jour),
[13]
.
► Violents élancements à travers l'œil droit, durant plusieurs minutes, l'après-midi, en étant couché, peu après avoir mangé (vingt-sixième jour),
[1b]
.
► Orbite.

► Tension au-dessus des orbites,
[7]
.
► Pression dans la région sus-orbitaire, s'étendant aux sinus frontaux, durant un jour (après les trois doses),
[3]
.
► Paupières.

► Paupières fermées (deuxième jour),
[12]
.
► Violente démangeaison brûlante des paupières, l'obligeant à les frotter, sans en être soulagé, durant environ une heure (quatrième jour),
[1b]
.
► Conjonctive.

► Conjonctive de couleur citron (après soixante-douze heures),
[13]
.
► Globe.

► Le cristallin présente un aspect opalescent,
[9]
.
► Pupille.

► Pupille très légèrement dilatée et moins contractile,
[9]
.
[70.]

► Pupilles très dilatées (après soixante-douze heures),
[13]
.
► La pupille droite un peu plus grande que la gauche (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Pupilles contractées,
[4]
.
► Pupilles contractées, mais sensibles à la lumière (deuxième jour),
[12]
.
► Vision.

► Vue altérée (deuxième et troisième jours),
[19]
.
► Obscurcissement de la vue
[8]

(après quatre à cinq heures),
[9]
.
► Vue très trouble,
[7]
.
► Illusions visuelles (40 gram.; après une heure),
[13]
.
► Muscæ volitantes, à midi, en marchant un peu; le soir, en marchant, il semblait que la partie supérieure du champ visuel fût couverte d'un nuage sombre (vingt-quatrième jour),
[1b]
.
► Des anneaux et des taches noires flottent devant les yeux, avec une certaine sensibilité des yeux à la lumière,
[4]
.
[80.]

► Flottement de nombreuses taches et anneaux noirs devant les yeux, avec chaleur générale (après une demi-heure),
[4]
.
► Éblouissements des yeux (un à quatre jours), ressemblant à des éclairs lumineux (quatrième jour),
[19]
.
► La flamme d'une bougie paraît entourée d'un halo aux couleurs de l'arc-en-ciel (après quatre à cinq heures),
[9]
.
► Le trouble de la vue était de deux sortes: d'abord un brouillard général des objets, tel qu'on en voit avant une défaillance; ensuite une grande tache lumineuse avançant devant lui, qui ressemblait parfois à un anneau montrant faiblement des couleurs prismatiques, et de même nature, quoique moins nette, que celle que l'on voit autour d'une lumière lorsque la Digitaline a été introduite dans l'œil,
[21]
.
► Quand la Digitaline est introduite dans l'œil, elle provoque cuisson et larmoiement abondant, qui passent en peu de temps, et l'on ne ressent plus rien, sinon peut-être par moments une sensation rêche de la conjonctive, jusqu'à quatre ou cinq heures plus tard, lorsqu'en regardant une lumière on la voit entourée d'un halo présentant les couleurs prismatiques, non pas tout contre la lumière, mais séparé d'elle par un espace sombre. Ce halo augmente de diamètre à mesure que l'on s'éloigne de la lumière, et devient plus petit et plus étroit quand on s'en approche; exactement comme l'aspect de légers cirrus traversant la lune,
[21]
.

OREILLE.

► Douleur tiraillante de l'oreille gauche vers le front (quinzième jour),
[1b]
.

NEZ.

► Objectif.

► Éternuements fréquents dans l'après-midi, et, en un mot, tous les prodromes d'un coryza (premier jour),
[1]
.
► Éternuements fréquents, avec nez sec (sixième jour),
[1b]
.
► Éternuements fréquents, et accès occasionnels de toux, avec expectoration d'un mucus très dur et tenace (huitième jour),
[1b]
.
► Souvent obligé d'éternuer, avec sécrétion abondante par le nez (premier jour),
[1b]
.
[90.]

► A constaté que, pendant quelques jours avant l'apparition des vomissements, des gouttes d'eau claires se formaient toujours au nez,
[21]
.
► Une affection particulière de la muqueuse nasale, se manifestant sous la forme d'un coryza violent, semble constituer un symptôme caractéristique,
[15]
.
► Un violent coryza survint sans cause connue, avec douleurs pressives et battantes dans les bras, et violente céphalée (ce coryza présente des symptômes tout différents des accès que j'éprouvais habituellement, et ressemble remarquablement à l'accès que j'avais eu au début de la pathogénésie; si cela n'a pas été causé par la Digitaline, son évolution semble néanmoins avoir été modifiée par elle), (trente-sixième jour),
[1b]
.
► Le coryza éclata plus violemment que je ne l'avais éprouvé depuis la pathogénésie de Digitalis, bien que, pendant l'hiver, j'eusse déjà souffert à plusieurs reprises de coryza; ce qui fut particulièrement remarquable fut la fréquence des éternuements, que je n'ai pas habituellement dans le coryza (deuxième jour),
[1]
. [Je ne puis attribuer le coryza à l'action du remède, bien que sa grande intensité et les violents éternuements puissent en dépendre.]
► Le coryza continua à diminuer, non toutefois la douleur de la narine gauche; l'écoulement muqueux du matin est strié de sang (dixième jour),
[1]
.
► Des symptômes de coryza commençant se montrèrent vers le soir (troisième jour); il n'en restait aucune trace le lendemain matin, mais ils reparurent plus violemment le soir, avec obstruction complète du nez et grande confusion de tête (quatrième jour),
[2b]
.
► Mucus nasal strié de sang le matin (je ne me souviens pas avoir perdu du sang par le nez depuis plusieurs années), (neuvième jour),
[1b]
.
► Subjectif.

► Le coryza va beaucoup mieux, bien que la narine gauche soit très sensible et douloureuse quand on se mouche, jusque vers la glabelle (neuvième jour),
[1]
.
► La douleur dans la narine gauche revint comme dans la pathogénésie précédente (deuxième jour),
[1b]
.
► Odorat.

[100.]

► Le coryza continue avec une violence inhabituelle; l'odorat est perdu (quatrième jour),
[1]
.

FACE.

► Objectif.

► Expression très maladive, au point que plusieurs demandèrent ce qu'il y avait, pendant les derniers jours (dixième jour),
[1]
.
► Face rouge et chaude (après une heure, cinquième jour),
[1]
.
► Face rouge et chaude, comme si le sang poussait violemment derrière les yeux (quatrième jour),
[2b]
.
► Face rougeaude (deuxième jour),
[12]
.
► Face pâle (après deux heures un quart),
[12]
.
► Pâleur de la face,
[11]
.
► Pâleur extrême de la face (après soixante-douze heures),
[13]
.
► Subjectif.

► Face chaude, comme fébrile, vers le soir, en plein air (deuxième jour),
[1]
.
► Lèvre.

► Secousses continuelles de la lèvre supérieure du côté gauche (après une heure et demie),
[4]
.
► Menton.

[110.]

► Dents fortement serrées,
[16]
.
► Odontalgie de la canine supérieure gauche et des premières molaires, avec pression battante dans le front, au-dessus du sourcil gauche (seizième jour),
[1b]
.
► Odontalgie fouillante passagère dans les dents postérieures inférieures droites, l'après-midi (quatrième jour),
[1b]
.
► Douleurs battantes et lancinantes dans les incisives supérieures gauches, pendant peu de temps (onzième jour),
[1b]
.
► Odontalgie battante pendant peu de temps dans les incisives supérieures droites, le soir, au lit (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Odontalgie battante passagère dans les incisives inférieures (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Langue.

► Langue légèrement chargée, jaune sur les côtés; sèche et rouge clair au milieu et à la pointe,
[8]
.
► Langue large et lisse; avec enduit saburral (deuxième jour),
[12]
.
► Langue sèche, blanchâtre (40 gram.; deuxième jour),
[13]
.
► Bouche en général.

► Bouche à demi ouverte (deuxième jour),
[12]
.
[120.]

► De fortes doses provoquent parfois une sensation de sécheresse de la bouche, accompagnée d'un certain ptyalisme, mais cela n'est pas observé constamment,
[21]
.
► Salive.

► J'ai parfois remarqué du ptyalisme après des doses toxiques; Bouley et Reynel observent que la salive est plutôt épaisse et s'écoule lentement de la bouche,
[21]
.
► Goût amer dans la bouche (après onze heures), persistant quelque temps après l'amélioration générale,
[18]
.

GORGE.

► Sensation comme si les aliments restaient dans la partie supérieure de l'œsophage (dix-neuvième jour),
[1b]
.

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ESTOMAC.

► Appétit.

► Réveillé par une violente sensation de faim (vingt-deuxième jour),
[1b]
.
► Très peu d'appétit, bien que la langue fût tout à fait nette et le goût normal (septième jour),

[1b]
.
► Aucune faim, bien que l'heure habituelle du déjeuner fût passée depuis longtemps (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Une sensation de faim, très vive au moment de prendre la dose, disparut entièrement au bout d'une heure; il semblait que l'estomac fût très distendu et que son contenu remontât dans la gorge (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Appétit diminué,
[7]
.
► Appétit diminué, surtout le soir (dixième jour),
[1]
.

[130.]

► Très peu d'appétit (sixième jour),
[2b]
.
► Manque d'appétit (troisième jour),
[19]
.
► Soif.

► Soif impérieuse (40 gram.; deuxième jour),
[13]
.
► Soif très impérieuse,
[16]
.
► Soif très grande, surtout pour la bière (neuvième jour),
[1b]
.
► Pas de soif; refuse de boire, parce que cela renouvelle les nausées et provoque le vomissement,
[8]
.
► Éructations.

► Éructations fréquentes, insipides (troisième jour),
[2b]
.
► Nausées et vomissements.

► Disposition aux nausées,
[6]
.
► Nausées,
[8]
, etc.
► Nausées toute la journée (sixième jour),
[2b]
.
[140.]

► Nausées, le matin,
[7]
.
► Nausées et vomissements (40 gram.; après une heure),
[13]
.
► Nausées, et sensation de plénitude, après avoir mangé un peu (cinquième jour),
[2b]
.
► Nausées presque continuelles (troisième nuit),
[19]
.
► Légère sensation de nausée (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Envie de vomir,
[16]
.
► Tendance vague à vomir, le matin, cessant après une gorgée de rhum,
[7]
.
► Efforts de vomissement le matin (premier jour),
[5]
.
► Les vomissements recommencèrent dès qu'un liquide quelconque entra dans l'estomac (après onze heures),
[18]
.
► Des symptômes d'irritation abdominale commencèrent à se manifester, augmentant jusqu'à l'apparition des vomissements (12 mill.) (après une semaine),
[21]
.
[150.]

► Vomissements répétés,
[10]
.
► Vomissements répétés et extrêmement violents, survenant brusquement,
[14]
.
► Vomissements violents,
[11]
.
► Violents vomissements de mucus blanc aigrelet, avec beaucoup d'efforts de vomissement, suivis d'un certain soulagement de la tête, qui cependant ne dura que quelques minutes, puis le vertige et les nausées revinrent, avec grande sensibilité des yeux à la vive lumière et du nez aux odeurs; cet état dura une heure et demie, et fut de nouveau suivi de nombreux haut-le-cœur et de vomissements de mucus blanc; les nausées continuèrent à diminuer de sorte que je pus sortir, bien qu'à tout moment le vomissement menaçât de revenir, et que la tête fût très lourde et pleine; l'air frais du dehors était très réconfortant, tandis que, dans la chambre, si l'air était chaud et peu pur, tout le malaise revenait; ce ne fut que vers une heure, après quatre heures, que la lourdeur, la pression et la confusion de la tête, les nausées et le froid s'étaient assez dissipés pour que je puisse prendre un peu de nourriture, et la tête resta confuse et lourde toute la journée,
[4]
.
► Vomissements abondants, augmentant le soir (deuxième jour),
[13]
.
► A vomi une petite quantité de matière verdâtre, glaireuse (après six heures),
[18]
.
► Estomac.

► Troubles de l'estomac (quatrième et cinquième jours),
[19]
.
► Défaillance dans la région épigastrique (deuxième jour),
[19]
.
► Défaillance à l'estomac, sans nausées,
[7]
.
► Douleurs à l'estomac (troisième et cinquième jours),
[6]
.
[160.]

► Douleur et tiraillement à l'estomac, le matin,
[7]
.
► Forte douleur dans la région de l'estomac (après six heures),
[18]
.
► Douleur assez forte dans la région épigastrique, augmentée par la pression (40 gram.; deuxième jour),
[18]
.
► Sensation de plénitude et nausées, comme si le contenu de l'estomac remontait dans la gorge, pendant tout le premier jour,
[2b]
.
► Légère sensation de plénitude et de nausées, avec langue nette (vingtième jour),
[1b]
.
► Douleur pinçante à l'estomac et à l'abdomen, revenant souvent par courtes attaques (quinzième jour),
[1b]
.
► Douleur pinçante à l'estomac, le matin, après le café, durant un quart d'heure (deuxième jour),
[1]
.
► Douleur pinçante dans la région de l'estomac, gênant la respiration, durant près de deux heures, une heure et demie après le dîner (quatrième jour),
[1]
.
► La sensation éprouvée pendant les vomissements était comme si l'estomac se contractait avec une violence extrême, comme dans un spasme, bien davantage que dans le vomissement ordinaire, et une sensation de meurtrissure persista quelque temps ensuite; le lendemain, vomit une matière bilieuse, liquide, rappelant quelque peu du jaune d'œuf, et la contraction spasmodique était moins marquée,
[21]
.
► Tiraillement dans l'estomac,
[6]
.

[170.]

► Tiraillements à l'estomac, comme par le jeûne,
[7]
.
► Tiraillements à l'estomac; tendance aux nausées,
[6]
.
► Pendant la prise, tiraillements à l'estomac; immédiatement après la dernière dose, nausées, coliques et selles; l'effet total durant cinq ou six jours,
[5]
.
► Légers tiraillements à l'estomac,
[5]
.
► Pression dans l'estomac, dans l'après-midi (sixième jour),
[2b]
.
► Pression au creux de l'estomac, légère (deuxième jour); plus forte (troisième jour),
[2b]
.
► Points au creux de l'estomac, immédiatement après le dîner, en raison desquels on ne pouvait manger que très peu (quinzième jour),
[1b]
.
► La douleur au creux de l'estomac et dans la poitrine devint plus forte vers le soir, et s'associa à une oppression respiratoire, aussi bien en position assise qu'en mouvement (troisième jour),
[2b]
.
► Les douleurs de l'estomac étaient passagèrement soulagées par des éructations peu fréquentes ou par l'émission de flatuosités fétides (quatrième jour),
[1]
.

ABDOMEN.

► Objectif.

► Abdomen rétracté, sans coliques,
[8]
.
[180.]

► Mouvements dans l'abdomen, avec émission de beaucoup de flatuosités fétides (vingt-quatrième jour),
[1b]
.
► Gaz développés dans les intestins (troisième jour); causant des grondements (quatrième jour),
[19]
.
► Beaucoup de flatuosités fétides pendant plusieurs jours,
[1b]
.
► Émission de nombreuses flatuosités fétides, le matin, immédiatement après le lever, suivie de selles pâteuses abondantes, avec violentes tranchées abdominales (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Sensation comme si une diarrhée allait survenir, avec tranchées et fouillements dans l'abdomen; bien que suivie d'une selle normale (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Légères douleurs abdominales (troisième jour),
[19]
.
► Douleurs fouillantes dans l'abdomen, comme si une diarrhée allait suivre, bien qu'une selle normale eût eu lieu une heure auparavant (après une demi-heure), (dix-huitième jour),
[1b]
.
► Tranchées intestinales, immédiatement après le lever, le matin, avec émission fréquente de flatuosités fétides (vingt-deuxième jour),
[1b]
.
► Douleur de tranchées dans l'abdomen, plusieurs fois dans la soirée (vingt-sixième jour),
[1b]
.
► Quelques tranchées abdominales, le matin (sixième jour),
[2b]
.
[190.]

► Douleur fouillante dans l'abdomen, comme si une diarrhée allait suivre, le soir (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Douleur tiraillante et pressive dans le bas de l'abdomen (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Plusieurs douleurs piquantes sourdes, fulgurantes, traversant l'abdomen, dans l'après-midi (quatrième jour),
[1]
.
► Coliques sans résultat (deuxième jour),
[13]
.
► Quelques coliques,
[5]
.
► Douleurs coliques, avec sensation comme si une diarrhée allait survenir, entre 10 et 11 heures du matin (quatrième jour),
[1]
.
► Douleurs coliques dans l'abdomen, avec une sensation de nausée comme si le déjeuner pris peu auparavant était encore resté dans la gorge, en marchant (vingt-deuxième jour),
[1b]
.
► Douleurs coliques dans les intestins, avec envie d'aller à la selle, celle-ci étant normale, un quart d'heure après la dose (seizième jour),
[1b]
.
► Légère douleur colique sous l'ombilic à 11 heures du matin (septième jour),
[1]
.
► De violentes douleurs coliques m'assaillirent à minuit pendant que je roulais en voiture, au point que je fus obligé d'entrer dans la maison; quand les douleurs survenaient, j'étais incapable de marcher, mais obligé de rester tout à fait immobile, courbé en avant; il s'ensuivit une selle copieuse, diarrhéique, avec beaucoup de flatulence et une brûlure persistante à l'anus (onzième jour),
[1b]
.
► Hypogastre.

[200.]

► Violentes douleurs comme de travail, s'étendant des reins vers l'abdomen, comme si les règles allaient reparaître (huitième jour),
[2b]
.

RECTUM ET ANUS.

► Le besoin d'aller à la selle, existant avant la prise de la dose, devint impérieux, avec sensation comme si une diarrhée allait suivre, bien que la selle fût normale (quinzième jour),
[1b]
.
► Besoin urgent d'aller à la selle, avec violentes tranchées abdominales; évacuation peu abondante, molle, sans être diarrhéique; vers le soir, une autre selle pâteuse, précédée de tranchées et de flatuosités fétides (vingt-deuxième jour),
[1b]
.

SELLES.

► Diarrhée.

► Nombreuses selles (après trois heures et demie),
[12]
.
► Deux selles dans la matinée (premier jour); trois selles dans la matinée (troisième jour); deux selles (quatrième jour),
[5]
.
► Deux selles depuis le matin, molles, mais non diarrhéiques (quatrième jour),
[1]
.
► Selle diarrhéique (quatrième jour),
[19]
.
► Peu après les vomissements, eut une selle molle, mais pas de diarrhée persistante,
[21]
.
► Constipation.

► Constipation,
[18]
.
► À petites doses, il semble produire de la constipation,
[21]
.
[210.]

► Une selle; évacuation extrêmement peu abondante, composée d'environ une douzaine de petites crottes comme celles des lapins, et d'une autre de la grosseur d'une noix; cette dernière flottait, les premières coulaient dans l'eau,
[21]
.
► Selle dure et non satisfaisante, bien que, durant les deux derniers jours, j'eusse marché davantage qu'à l'ordinaire; la première après deux jours et demi (vingt-neuvième jour),
[1b]
.
► Pas d'évacuation intestinale (deuxième jour),
[13]
; (troisième jour),
[19]
.

ORGANES URINAIRES.

► Miction.

► Urines augmentées (apparemment par suite de la température beaucoup plus fraîche), (vingtième jour),
[1b]
.
► Quantité d'urine augmentée, bien que l'on eût moins bu que d'habitude la veille au soir; je fus réveillé entre 4 et 5 heures du matin par le besoin d'uriner, avec émission d'une grande quantité, suivie de violentes érections (vingt-huitième jour),
[1b]
.
► Urine abondante et limpide (troisième nuit),
[19]
.
► Urine abondante, causant de la chaleur au passage (cinquième jour),
[19]
.
► Urination plutôt plus abondante,
[5]
.
► Réveillé deux fois la nuit (première nuit) par l'envie d'uriner, avec émission abondante d'urine incolore; (le dernier soir, au lieu de bière comme d'habitude, j'avais bu une tasse de thé; le thé n'avait jamais produit un tel effet, et il avait été pris trop tôt et en trop petite quantité; j'étais encore plus convaincu que le thé n'était pas la cause, puisque le lendemain je fus réveillé de bonne heure le matin sans avoir bu de thé la veille au soir;) l'envie d'uriner s'accompagnait chaque fois d'érections persistantes, lesquelles survenaient fréquemment le matin, également pendant les trois derniers jours (trente et unième à trente-troisième jours),
[1b]
.
► Mictions très abondantes, sans douleur dans la région rénale (après onze heures),
[18]
.
[220.]

► La quantité d'urine évacuée fut grande, bien qu'on eût très peu bu la veille au soir; urine claire, mais d'une odeur inhabituellement forte, rappelant un peu celle du pain fraîchement cuit, le matin (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Avec de petites doses, l'urine variait exactement comme le pouls, augmentant en général légèrement pendant la prise du médicament, mais parfois non, tandis qu'avec de fortes doses l'effet diurétique était marqué; avec les plus fortes doses, surtout de la poudre, il y a une augmentation marquée de la quantité d'urine avant l'apparition de l'intoxication, puis une chute soudaine pendant sa durée, et une nouvelle hausse, plus considérable encore, après sa disparition et après l'arrêt du médicament; l'augmentation réelle de la quantité d'urine peut paraître faible à certains, mais si l'on considère que la quantité de liquide ingérée est la même, et que, dans l'état normal, une grande quantité d'urine n'est que très rarement émise plus de deux jours consécutifs, la diurèse nette et persistante est remarquable,
[21]
.
► La Digitaline produit dans l'organisme physiologique une diminution de la quantité de liquide sécrétée par les reins,
[15]
.
► Urine diminuée (huitième jour),
[1b]
.
► L'urine semble diminuée en quantité; celle du soir est inhabituellement foncée, mais claire (troisième jour),
[1b]
.
► Pas d'augmentation marquée de la quantité totale d'urine, et dans un cas une diminution,
[20]
.
► L'urine fut remarquablement diminuée le onzième jour,
[1]
.
► L'urine paraît nettement diminuée; de 4 heures à 10 h 30 du soir, une seule émission à cette dernière heure, bien qu'on eût beaucoup plus bu qu'à l'ordinaire; même l'urine émise le matin était de faible quantité, et l'écoulement s'accompagnait d'une envie assez vive; la miction était difficile, suivie de brûlure dans l'urètre et de pression dans la région de la vessie; le soir aussi, on remarqua du picotement dans l'urètre après avoir uriné (dixième jour),
[1]
.
► La quantité d'urine fut nettement diminuée pendant la période d'intoxication, quand le canal gastrointestinal était le plus atteint; et, dans le cas de Daniel G., lorsque le pouls était le plus affecté, elle tomba d'une moyenne comprise entre 40 et 50 onces à 30 onces, puis à 25 et 26 onces les deux jours suivants, et à 18 onces les deux jours d'après, remonta ensuite lentement pendant quatre jours, de 25 à 44 onces, puis demeura à son niveau normal,
[21]
.
► Urine peu abondante (bien qu'un verre de bière eût été bu le soir), presque aussi brune que la bière, mais non trouble (cinquième jour),
[1]
.
[230.]

► Urines rares et rouges (après douze heures),
[12]
.
► Urines rares, brun rougeâtre, avec abondant sédiment de poudre de brique,
[8]
.
► On n'a uriné aujourd'hui que trois fois, et en très petite quantité (neuvième jour),
[1b]
.
► Aucune miction (deuxième jour),
[13]
.
► Urine complètement supprimée (après quatorze heures),
[18]
.
► À très fortes doses, il provoque parfois non seulement une diminution, mais une suppression complète de l'urine,
[21]
.
► Pas d'urine dans la vessie (après soixante-douze heures),
[18]
.
► Urine.

► Dans tous les cas, diminution de la quantité d'urée, de chlorures et de sels résistant à la calcination, mais augmentation invariable des acides phosphorique et sulfurique,
[20]
.
► Il provoque une diminution des principaux constituants de l'urine, tels que l'urée, le chlorate de soude, les phosphates et les sulfates; l'acide urique seul augmente en quantité, mais le degré d'acidité de l'urine reste le même; la densité de l'urine est diminuée,
[15]
.
► Comme le pouls et la quantité d'urine, les constituants urinaires variaient considérablement quand on prenait de petites doses; mais quand la dose était forte, le pouls baissait, l'urine augmentait, sa densité spécifique diminuait, l'urée augmentait, et le Po
5
et le Cl diminuaient,
[21]
.

ORGANES SEXUELS.

► Homme.

[240.]

► Il exerce une influence énergique sur les organes sexuels en les déprimant, et peut momentanément arrêter complètement l'activité du système sexuel,
[15]
.
► Pollution nocturne, sans réveil (quatrième jour),
[1]
.
► Femme.

► Menstruation survenue deux jours trop tôt, et sans les douleurs prémonitoires habituelles de l'abdomen et du dos (premier jour),
[2]
.
► Les règles semblèrent plus abondantes que d'habitude (deuxième jour),
[2]
.

ORGANES RESPIRATOIRES.

► Voix.

► (Pendant le souper du onzième jour, j'ai dû prendre froid subitement; je devins si enroué que je pouvais à peine parler, avec violentes douleurs lancinantes dans le larynx),
[1]
.
► Voix éteinte (40 gram., deuxième jour),
[13]
.
► Toux et expectoration.

► Un peu de toux ces deux derniers jours, avec expectoration de mucus consistant (dixième jour),
[1]
.
► La toux précédemment remarquée devint plus nette, courte, avec expectoration dure, blanchâtre-jaunâtre (neuvième jour),
[1b]
.
► Toux irritative, avec expectoration facile, continuant à devenir de plus en plus importune (quatorzième jour),
[1b]
.
► Toux irritative fréquente, avec expectoration facile, le soir (vingt-sixième jour),
[1b]
.
► Respiration.

[250.]

► Respiration lente et gênée (deuxième jour),
[12]
.
► Essoufflement, le matin en marchant, avec raclement et remontée de beaucoup de mucus; ensuite aussi en position assise, la respiration était très gênée, mais sans douleur (onzième jour),
[1b]
.
► L'essoufflement persista en marchant à midi; c'était moins une véritable dyspnée qu'une nécessité de prendre une inspiration très profonde, sans satisfaire cette sensation, que j'appellerais une faim d'air (douzième jour),
[1b]
.
► Accès d'essoufflement, augmentant l'après-midi en marchant (exactement semblables à ceux remarqués pendant la pathogénésie de Digitalis), (sixième jour),
[1b]
.
► Grand essoufflement, le matin au réveil, avec sensation de faiblesse et de prostration dans la poitrine (vingt-quatrième jour),
[1b]
.
► Resserrement soudain de la respiration, durant plusieurs minutes, le matin en se levant, et aussi une fois en se baissant (sixième jour),
[1]
.
► Plusieurs accès de constriction respiratoire, l'après-midi et le soir, en marchant et en étant assis (dix-huitième jour),
[1b]
.
► Oppression respiratoire, en position assise, avec à plusieurs reprises sensation de congestion dans la poitrine (seizième jour),
[1b]
.
► Dyspnée après une tasse de café et des aliments (après onze heures); et répétée pendant la nuit (deuxième jour),
[13]
.

POITRINE.

► Léger afflux de sang dans la poitrine, et quelques douleurs encore persistantes, pressives et battantes (trente-quatrième et trente-cinquième jours),
[1b]
.
[260.]

► Retour de la sensation d'afflux sanguin à la poitrine (dix-huitième jour),
[1b]
.
► Sensation d'afflux de sang à la poitrine, avec tendance à respirer rapidement, et sensation comme si j'avais mal agi, ou qu'un malheur fût imminent; revenant de temps à autre (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Grand afflux de sang à la poitrine, avec parfois sensation de grande prostration (vingt-huitième jour),
[1b]
.
► Douleurs rhumatiques dans la poitrine, avec constriction respiratoire, accompagnées d'élancements passagers dans l'un ou l'autre côté de la poitrine (huitième jour),
[1b]
.
► Sensation de constriction de la poitrine, en marchant lentement, sans véritable dyspnée, avec en même temps sensation comme si le cœur s'arrêtait, puis palpitations, à 6 h 30 du soir (quatrième jour),
[1]
.
► Sensation de pression diffuse sur la poitrine, rendant la respiration difficile,
[4]
.
► Oppression de la poitrine, avec quelques palpitations, le soir en marchant (cinquième jour),
[1]
.
► Légers points sourds à travers la poitrine (quarante-troisième jour),
[1b]
.
► Les douleurs de la poitrine revinrent le soir, surtout du côté droit (vingt-sixième jour),
[1b]
.
► Les douleurs de la poitrine et de l'abdomen survenaient souvent à midi en marchant, bien que peu violentes (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
[270.]

► Les douleurs de la poitrine étaient pires au milieu du jour et s'accompagnaient d'une douleur pressive du côté droit, jusque-là épargné; ces douleurs survenaient par paroxysmes et, indépendamment d'elles, et même sans être aggravée par elles, apparaissait une envie de respirer, c'est-à-dire le besoin de respirer très souvent et aussi profondément que possible (sixième jour),
[2b]
.
► La douleur dans la poitrine devint très violente le soir, et tellement aggravée par la marche que la respiration était difficile (quatrième jour),
[2b]
.
► Partie antérieure.

► La douleur au milieu du sternum se reliait, par quelques points, à une douleur semblable dans les omoplates (deuxième jour),
[2b]
.
► Points sourds au milieu du sternum (treizième jour),
[1b]
.
► Côtés.

► Douleur du côté droit de la poitrine (huitième jour),
[1b]
.
► Les douleurs des côtés droit et gauche de la poitrine revinrent avec plus de violence, et s'associèrent à une confusion de tête, une demi-heure après la dose (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Les douleurs des côtés droit et gauche de la poitrine reparurent très violemment, avec en même temps des tranchées abdominales, dix minutes après la dose du soir (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Les douleurs du côté gauche de la poitrine continuent très violentes et persistantes, sans interruption, une heure après la dose du soir (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Douleur rhumatismale dans la partie gauche de la poitrine, juste au-dessous de l'aisselle, seulement au mouvement, un quart d'heure après la dose (vingt-cinquième jour),
[1b]
.
► Douleurs fréquentes, comme rhumatismales, dans les côtés droit et gauche de la poitrine (septième jour),
[1b]
.
[280.]

► Douleur forante dans le côté gauche de la poitrine, s'étendant de l'omoplate en avant jusque dans la région précordiale, aggravée par la respiration profonde, le matin (deuxième jour),
[2b]
.
► Pression dans le côté droit de la poitrine, le soir, avec douleurs tiraillantes et respiration gênée (dixième jour),
[1b]
.
► Pression dans le côté gauche de la poitrine, avec quelque difficulté respiratoire,
[4]
.
► Élancement dans le côté gauche de la poitrine, quinze minutes après la dose (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Douleurs lancinantes dans le côté droit de la poitrine, après être resté assis tranquillement longtemps (septième jour),
[1b]
.
► Douleur lancinante derrière les cartilages supérieurs des côtes du côté droit, à plusieurs reprises, indépendamment de la respiration; une demi-heure plus tard, même douleur du côté gauche, mais plus intense,
[4]
.
► Douleurs lancinantes dans le côté gauche, parfois très fortes, pendant que je roulais en voiture, accompagnées d'élancements passagers à travers l'abdomen et le côté droit de la poitrine (onzième jour),
[1b]
.
► Violentes douleurs pressives et lancinantes dans le côté gauche de la poitrine, non plus comme auparavant dans la région du cœur, mais plus haut et vers l'aisselle (septième jour),
[2b]
.
► Violentes douleurs battantes et lancinantes dans le côté droit de la poitrine, cinq minutes après la dose (vingt-troisième jour),
[1b]
.
► Plusieurs violents élancements dans la poitrine, le soir, des deux côtés, avec palpitations (douzième jour),
[1b]
.
[290.]

► Points battants dans le côté droit de la poitrine, peu après la dose (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Légers points battants dans le côté droit de la poitrine, immédiatement suivis de battement ou de pulsation dans l'articulation de l'épaule gauche, le soir (vingt et unième jour),
[1b]
.
► Douleur battante dans le côté droit de la poitrine, et augmentation de la douleur dans le côté gauche de la poitrine (dix-neuvième jour),
[1b]
.
► Douleur battante profondément située dans le côté droit de la poitrine (dix-huitième jour),
[1b]
.
► Violentes douleurs lancinantes et battantes dans le côté gauche de la poitrine, entre le mamelon et l'aisselle, le soir au lit, en étant couché sur le côté gauche (seizième jour),
[1b]
.
► La douleur pulsatile du côté gauche devint continuellement plus forte, siégeant surtout dans le grand pectoral, et quelque peu aggravée par la pression (vingt-cinquième jour),
[1b]
.

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