Tanacetum

par Timothy F. AllenEncyclopédie de la matière médicale pure

TANACETUM. - L'ENCYCLOPÉDIE DE LA PURE MATIÈRE MÉDICALE par TIMOTHY F. ALLEN,
A.M., M.D.

L'ENCYCLOPÉDIE
DE

Présentée
par Médi-T

TANACETUM.

Tanacetum vulgare, Linn.

Ordre naturel
, Composées.

Noms communs
, Tanaisie; (G.), Rainfarn; (F.),
Tanaisie.

Préparation
, Teinture de la plante.

Autorités.

1
,
Hering, Archiv., 13, pathogénésie 1, p. 170, un garçon, âgé de douze ans, prit 1 once 1/2
d'extrait contre les vers;
2
, Ely
Van de Warker, M.D., The Detection of Criminal Abortion, p. 75, 10
minimes d'huile de tanaisie dans du sirop simple;
3
,
idem, deux doses de 15 minimes à quatre heures d'intervalle;
4
, idem, un autre cas;
5
, W., Bost. Med. and Surg. Jour., vol. 10,
1834, p. 30, une femme prit une forte dose d'huile;
6
, idem, X. Y. Z., prit des doses répétées de 10
à 20 gouttes;
7
, idem, prit 209 gouttes
en une heure et trente-six minutes;
8
,
Charles T. Hildreth, M.D., Med. Mag., 1834 (Am. Journ. of Med. Sci.,
1835, p. 256), une femme prit 1/2 once d'huile, mort en deux heures;
9
, Dr H. C. Raymond, Am. Journ. of Med.
Sci., 1841 (2), p. 514, une femme prit une dose excessive du même produit;
10
, W. W. Ely, M.D., Am. Journ. of Med. Sci.,
1852 (1), p. 279, une jeune femme prit une cuillerée à soupe du même produit, mort en une
heure et quart;
11
, John C.
Dalton, Jr., M.D., ibid., p. 136, une jeune fille, âgée de vingt et un
ans, prit 11 drachmes du même produit pour provoquer un avortement spontané, mort en trois heures et demie;

12
, Dr Chapin, Bost. Med. and Surg.
Journ., vol. 57, 1857, p. 383, une femme prit 1/2 once liquide du même produit;
13
, Dr Underwood, ibid., une jeune femme prit
l'huile pour provoquer un avortement spontané;
14
,
John E. Pendleton, M.D., Am. Med. Times, vol. 2, 1861, p. 177, une jeune fille,
âgée de vingt et un ans, prit une forte décoction de tanaisie pour provoquer un
avortement spontané, mort en vingt-six heures;
15
,
E. M. Hale, North Am. Journ. of Hom., vol. 13, 1865;
16
, William H. Burt, M.D., Med. Invest.,
mars, 1865, p. 63, prit l'huile pure, 4 gouttes (premier jour), 6 gouttes
(deuxième jour), 10 gouttes (quatrième jour), 25 gouttes (sixième jour);
17
, A. C. Blodget, M.D., Buffalo Med. and
Surg. journ., 1868, p. 136, Mme O., âgée de trente ans, enceinte d'environ trois
mois, prit 3 drachmes d'huile;
18
,
E. M. Hale, M.D., West. Hom. Obs., vol. 6, 1869, p. 345, une jeune femme
prit deux cuillerées à soupe pour provoquer un avortement spontané;
19
,
W. Aldright, M.D., Canada Med. Journ., vol. 6, 1870, p. 212, Mlle ---,
enceinte, prit une demi-cuillerée à thé;
20
,
A. D. Binkerd, M.D., Med. and Surg. Rep., vol. 22, 1870, p. 538, Mme
B., âgée de vingt-huit ans, habituée à prendre des doses de 5 gouttes sans
inconvénient, prit cette fois 15 ou 20 gouttes;
21
,
Dr Henry Flood, Med. Rec., vol. 11, 1876, p. 339, Mme S., âgée de
vingt-cinq ans, prit une cuillerée à thé d'huile pour provoquer un avortement spontané,
et Mme D., au deuxième mois de grossesse, prit une forte décoction avec
des résultats semblables;
22
, Dr Welch, Med.
Rec., vol. 12, p. 348, une jeune fille, pour provoquer un avortement spontané, prit de petites
doses d'huile pendant deux semaines, puis une dose plus forte.

ESPRIT.

Légère exaltation pour une cause quelconque,
[6]
.


Irritabilité nerveuse,
[20]
.

Gémissements et aspect général de détresse (au bout de trois quarts d'heure),
[17]
.

Grande confusion mentale,
[16]
.

Fatigue intellectuelle au moindre
effort mental,
[18]
.

Intelligence affaiblie, avec tendance à la
stupeur (au bout de trois quarts d'heure) ; complètement inconsciente (au bout
d'une heure et quart),
[17]
.

Lorsqu'on l'interrogeait, je constatai un
détachement à l'égard de mes questions et de l'incohérence dans ses réponses
sur le point demandé (au bout de deux heures),
[14]
.


Incapable de fixer mon attention sur
quoi que ce soit, et il me semblait qu'à l'instant suivant ma raison allait
m'abandonner,
[7]
.

Émoussement de tous les sens,
[16]
.
[10.]

Partiellement inconsciente,
[12]
.

Perte de connaissance,
[9]
,
[10]
.

Inconscience totale,
[11]
.

Elle poussa un cri et tomba sans connaissance à terre ; elle demeura dans
cet état comateux plus d'une heure, puis vomit de nouveau et reprit
connaissance,
[20]
.

Complètement inconsciente, quoique non
plongée dans un coma profond,
[19]
.

Coma complet (au bout de six heures),
[14]
.

TÊTE.

Vertige,
[3]
,
[10]
,
[20]
.


Vertige et confusion mentale
continuant à s'accroître, surtout cette dernière,
[7]
.

Léger
étourdissement (au bout d'une demi-heure),
[2]
.

Au début de l'attaque, son état,
à en juger par la description de ceux qui l'avaient vue, ressemblait beaucoup à
celui d'une personne frappée d'apoplexie,
[18]
.
[20.]

Sensation de lassitude dans la tête, mais sans douleur (au bout de trois heures et demie),
[4]
.

Plénitude étrange et sensation de pression à l'intérieur de la tête,
allant jusqu'à la douleur (au bout d'une heure),
[3]
.

Sensation très pénible de plénitude à l'intérieur
de la tête (au bout de quinze minutes),
[2]
.


Sensation de plénitude de la tête et
du visage (au bout de quinze minutes),
[2]
.


Douleur atroce à la tête,
[20]
.

Céphalée constante, pesante et sourde, pendant plusieurs jours,
[16]
.

Forte
céphalalgie frontale, avec grande plénitude de la tête,
[16]
.

Céphalalgie frontale sourde, avec douleur tranchante aux tempes,
[16]
.

ŒIL.

La sclérotique était si congestionnée qu'elle avait un aspect vitreux
pourpre foncé, et elle était si tuméfiée que la cornée semblait enfoncée (après deux semaines),
[18]
.


Yeux ouverts et très brillants ;
pupilles de taille égale, largement dilatées et immobiles ; sclérotique
injectée,
[11]
.
[30.]

Léger strabisme convergent de l'œil droit,
[11]
.

Parfois un mouvement lent, latéral, de roulement des globes oculaires,
[16]
.

Paupières agglutinées le matin,
[16]
.

Douleurs sourdes
dans les globes oculaires,
[16]
.


Pupilles légèrement dilatées,
[19]
.

Pupilles contractées (au bout de deux heures),
[14]
.


Pupilles, pendant la première heure, très
étroitement contractées, ensuite fortement dilatées,
[3]
.

OREILLE.

Élancements dans l'oreille interne,
[16]
.


Sensation comme si quelque chose
ebouchait les oreilles très subitement,
[16]
.

Bourdonnements dans les oreilles,
[16]
.
[40.]

Tintements d'oreilles (au bout de vingt minutes),
[3]
.

NEZ.

Sécrétion abondante de mucus dans le nez, avec coryza fréquent,
[16]
.

Sécheresse des narines,
[16]
.

VISAGE.

Les traits semblaient figés, donnant à la physionomie une expression de
profonde gravité (au bout de deux heures),
[14]
.


Teint sombre (au bout
de deux heures),
[14]
.

Visage congestionné,
[2]
.

Joues
congestionnées, d'un rouge vif,
[11]
.

BOUCHE.

La langue paraît rugueuse, avec un enduit blanc,
[16]
.

Bouche
et nez légèrement déviés vers la droite,
[11]
.

Écume à la bouche,
[19]
.
[50.]

Bouche tachée de sang,
[22]
.

Goût fade et insipide,
[16]
.

GORGE.

Sensation de rugosité dans la gorge,
[16]
.

Sensation dans la gorge comme si je devais tousser
sans cesse, sans pouvoir tousser pendant toute la pathogénésie,
[16]
.

Incapable d'avaler,
[21]
.

ESTOMAC.


Soif.


Soif (au bout
de deux heures),
[2]
.
► Éructations.

Éructations constantes, gardant le goût de l'huile pendant vingt-quatre heures après la prise,
[16]
.

Éructations d'air aigre, la nuit,
[16]
.

Éructations répétées au goût de tanaisie et borborygmes (au bout de trois heures et un quart),
[3]
.

Éructations flatulentes venant de l'estomac,
au goût intense de tanaisie (au bout d'une demi-heure),
[2]
.
► Nausées et
Vomissements.

[60.]


Quelques nausées,
[7]
.

Souffrait de nausées et de vomissements qui, favorisés par d'abondantes
boissons d'eau tiède, se poursuivaient librement depuis vingt minutes (au bout de trois quarts d'heure),
[17]
.


Vomissements,
[12]
.

Vomissements abondants à deux reprises,
[20]
.

Vomissements ; la matière rejetée avait l'odeur de la tanaisie,
[9]
.

Défaillante
et prise de mal au cœur (au bout de dix minutes),
[17]
.
► Estomac.


Légère sensation de chaleur dans l'estomac,
[6]
.

Brûlure dans l'estomac,
[20]
.

Sensation brûlante dans l'estomac,
[21]
.

Grande chaleur de l'estomac et des intestins,
[2]
.

[70.]

Sensation immédiate de chaleur dans l'estomac,
[2]
.


Pesanteur à l'estomac (au bout de trois
heures et demie),
[4]
.

Douleurs tiraillantes et tranchantes à la région épigastrique,
à plusieurs reprises,
[16]
.

ABDOMEN.

Douleurs sourdes dans l'hypochondre droit ; douleurs aiguës dans le gauche,
[16]
.

Douleurs coliques fréquentes dans la région ombilicale pendant la journée, et
surtout à 4 heures du matin, durant deux semaines,
[16]
.


Vives douleurs lancinantes dans toute
la région ombilicale,
[14]
.

Douleurs dures, sourdes et d'endolorissement dans tout
l'intestin, symptôme constant,
[16]
.


Impression que les intestins étaient
remplis d'une sécrétion limpide comme après la prise d'un purgatif (deuxième matin),
[6]
.

Douleurs tiraillantes dures et constantes dans l'aine gauche,
[16]
.

Les
douleurs siègent presque toutes dans la région des intestins grêles ; à petites
doses, elles sont de caractère tranchant et piquant ; à fortes doses,
douleurs constantes, sourdes, pesantes, d'endolorissement, avec fréquents accès de douleurs aiguës,
tranchantes, coliques, pires la nuit, et surtout après minuit,
[16]
.

SELLES.

[80.]


Selles molles, pâteuses, précédées de
douleurs aiguës et tranchantes à l'ombilic,
[16]
.


Une selle liquide, puis une seconde environ
une demi-heure après,
[7]
.

Deux évacuations intestinales liquides,
et sensation qu'il y en aurait davantage,
[6]
.

Constipation (secondaire) ; diarrhée (primaire), à fortes doses,
[16]
.

ORGANES URINAIRES.

L'urine provoquait une légère cuisson (au bout d'une heure),
[3]
.

Inclination constante à uriner, avec douleurs sourdes et pesantes dans les lombes (secondaire),
[16]
.

Besoin d'uriner continuellement présent, mais
sans strangurie (au bout d'une heure et vingt minutes),
[3]
.

Besoin constant d'uriner toujours présent (au bout de trois heures et demie),

[4]
.

Action diurétique marquée ; obligé de se lever pour rendre les urines,
fait très inhabituel ; l'urine était fortement imprégnée de l'odeur de tanaisie,
[2]
.


A rendu les urines trois fois en quatre heures,
[2]
.

[90.]

D'abord suppression d'urine, suivie d'une émission abondante d'urine,
[16]
.


Urine très fétide,
[16]
.

Urine très foncée (primaire) ; très
claire (secondaire),
[16]
.

Urine émise en quantité accrue,
foncée, et d'une forte odeur du médicament (au bout d'une demi-heure),
[2]
.

ORGANES SEXUELS.

Il y eut inflammation des parois vaginales et des lèvres internes et externes,
qui aboutit à un énorme abcès dans l'une des lèvres (après deux semaines),
[18]
.

(1re.) Il provoquera l'avortement spontané dans les
premiers mois de la grossesse ; j'en ai connu un cas au deuxième, un au
troisième et un au quatrième mois de gestation, les deux premiers par de
grands volumes de l'infusion chaude, le dernier par l'huile (en quelle quantité,
je n'ai pu le déterminer). (2e) Je l'ai vu faire revenir les règles après une suppression de plusieurs jours, non pas naturellement, mais très abondamment,
avec de violentes douleurs comme de travail d'accouchement (par de grandes
prises de l'infusion). (3e.) Des cas sont venus sous mon observation où son usage,
à doses modérées de l'infusion, eut pour effet d'empêcher un avortement spontané menaçant
(il avait été pris pour hâter l'avortement),
[15]
.


À terme, il naquit un enfant,
pas plus gros qu'un rat
; l'enfant vécut trois
semaines,
[12]
.

ORGANES RESPIRATOIRES.

Du mucus s'était accumulé dans le larynx et le pharynx, ce qui perturbait fortement
la respiration (au bout de six heures),
[14]
.


Sensation constante de chatouillement dans le
larynx et le pharynx, produisant une envie constante de tousser, mais sans
toux,
[16]
.
[100.]

Ma voix avait à mes oreilles une sonorité étrange,
[7]
.


Respiration légèrement gênée (au bout de
trois heures et demie),
[4]
.

Respiration perturbée,
[22]
.

Respiration très pénible (au bout de trois quarts d'heure) ; laborieuse
(au bout d'une heure et quart),
[17]
.


Fort désir de prendre une profonde
inspiration, qui, une fois prise, ne soulageait pas l'oppression de la poitrine (au bout de deux heures),
[2]
.

Respiration laborieuse,
[10]
.

Respiration à 14 par minute, avec un certain effort des muscles
respiratoires (au bout de deux heures) ; 12 par minute (au bout de six heures),
[14]
.

Respiration hâtive, laborieuse, stertoreuse, entravée par une abondance
de mucus mousseux qui remplissait les voies aériennes et était soufflé d'entre
les lèvres à l'expiration ; l'haleine avait une forte odeur de tanaisie,
[11]
.

Respiration laborieuse, non stertoreuse ; le mucus et la salive étaient
soufflés hors du pharynx et de la bouche, mais la salive ne paraissait pas
pénétrer dans le larynx ; cette respiration était plus marquée après chaque
spasme, mais, pendant une partie du temps où elle était le plus calme, elle ne
différait pas beaucoup de celle d'un sommeil profond,
[8]
.

CŒUR ET POULS.

Action cardiaque faible, avec tous les signes d'une mort imminente,
[22]
.
[110.]


Pouls à 115 (au bout de deux heures et
trois quarts),
[3]
.

Pouls à 110, petit et faible (au bout de
trois quarts d'heure) ; presque éteint (au bout d'une heure et quart),
[27]
.

Pouls à 98 (au bout d'une demi-heure),
[2]
.

Pouls nettement accru en force et un peu en fréquence (rapidement),
[7]
.

Pouls légèrement augmenté, mais un peu plus lent que la normale (au bout de deux
heures) ; 60, avec une pulsation particulière, mesurée (au bout de six heures),
[14]
.

Pouls assez plein, fort, 128,
[11]
.


Pouls plus plein et plus
incompressible,
[6]
.

Pouls faible et un peu fréquent,
[19]
.

Pouls irrégulier,
[10]
.

Sans pouls,
[22]
.

DOS.

[120.]


Forte attaque de lumbago un
soir, dura toute la soirée,
[16]
.


Douleurs constantes, sourdes, d'endolorissement dans la
région lombaire, pendant dix jours,
[16]
.

EXTRÉMITÉS.

Sensation d'insensibilité, avec impression que ses bras et ses jambes
enflaient subitement (au bout de dix minutes),
[17]
.


Une sensation d'insensibilité froide gagnait
ses membres (au bout de trois heures) ; l'insensibilité augmentait jusqu'à atteindre presque la paralysie,
[20]
.

Sensation de piqûres allant et venant sur
les extrémités et le long de la colonne vertébrale (au bout de trois heures et demie),
[4]
.

Sensation de fourmillements dans les extrémités, avec bouffées de chaleur (au bout d'une
heure),
[3]
.

MEMBRES SUPÉRIEURS.


Poignet gauche très raide et douloureux, le
matin,
[16]
.

MEMBRES INFÉRIEURS.


Grande faiblesse des jambes, avec prostration générale
des forces,
[16]
.

Instabilité de la marche, avec une sensation que je ne
puis décrire, mais bien pire que la douleur,
[7]
.

GÉNÉRALITÉS.

Tremblement,
[7]
.
[130.]

Paroxysmes,
[12]
.

Convulsions,
[9]
.

Convulsions, supposées épileptiques d'après la description donnée par son entourage,
au cours desquelles l'épaule fut luxée,
[5]
.

Une
succession de convulsions survint, avec écume à la bouche,
respiration laborieuse et pouls irrégulier,
[10]
.

Convulsions d'un caractère grave et dangereux,
[21]
.

Elle
fut saisie de convulsions, après quoi elle vomit abondamment, puis fut
transportée au lit dans un état cataleptique,
[20]
.


Convulsions violentes,
[13]
.

Spasmes
cloniques (au bout de trois quarts d'heure),
[17]
.


Violent spasme clonique,
[22]
.

Les spasmes survenaient environ une fois toutes les douze minutes. C'étaient
des spasmes cloniques rigides du genre le plus violent, mais non convulsifs ;
ils apparaissaient instantanément et de façon générale, et duraient environ une
minute. Ils s'accompagnaient, s'il y en avait, de peu de mouvements des bras ;
on aurait pu parler de tremblement. Les bras étaient touchés d'une façon
particulière et invariablement de la même manière ; ils étaient projetés en
avant et à angle droit du corps ; les mains, au niveau des poignets, étaient
fléchies à angle droit, l'avant-bras en supination, les extrémités des doigts
presque en contact, les doigts droits et légèrement fléchis à l'articulation qui
les unit à la main. Les muscles de la respiration étaient fortement affectés
pendant chaque paroxysme ; l'air était expulsé de la poitrine lentement mais de
façon continue, et produisait un léger sifflement en s'échappant d'entre les
lèvres de la malade. Pendant l'intervalle entre les spasmes, les muscles
étaient parfaitement souples, et la transition semblait très brusque. Les
mâchoires étaient la seule exception à cette règle ; pendant la première heure
et quart elles restèrent rigidement fermées et ne s'ouvraient qu'avec
difficulté, mais après cela elles furent soumises à la même action que le reste
du corps ; quand les spasmes étaient présents, elles étaient rigides, et quand
ils cessaient, elles se relâchaient. Après que la malade se fut affaiblie, les
spasmes devinrent plus fréquents, mais conservèrent à peu près la même gravité
et la même durée,
[8]
.
[140.]

À des intervalles de cinq ou dix minutes, le corps était convulsé par de
forts spasmes, au cours desquels la tête était rejetée en arrière, la
respiration suspendue, les bras élevés et maintenus en extension rigide, et les
doigts contractés. Après que cet état de rigidité eut duré environ une
demi-minute, il était habituellement suivi d'un mouvement tremblant, souvent
suffisant pour faire trembler la chambre, accompagné de tentatives d'inspiration
très faibles et imparfaites. L'intervalle entier, depuis le début de la
convulsion jusqu'à la première inspiration complète, variait d'une minute à une
minute et demie. Parfois, la langue était blessée par les dents, et la salive
légèrement teintée de sang. Immédiatement après une convulsion, le visage était
très pâle et livide, par suite de la suspension de la respiration, et le pouls
extrêmement diminué en force et en fréquence. Le pouls et la coloration
revenaient alors graduellement jusqu'à la survenue du spasme suivant. Il était
très fréquent que, quelques secondes après la fin d'une convulsion, la tête fût
tirée lentement en arrière et que les paupières, en même temps, fussent étirées
grande ouvertes. Dans les intervalles des convulsions, les membres étaient le
plus souvent relâchés, mais les mâchoires restaient serrées,
[11]
.

Paralysie générale de tous les mouvements volontaires,
incluant les muscles de la déglutition (au bout de six heures),
[14]
.

Grande immobilité ; il faisait des mouvements extraordinaires et des gestes
remarquables, s'étirant, ramenant les pieds, se tenant sur la tête, et lorsqu'on
lui en parlait, il disait : "Laissez-moi faire comme je veux ; je
ne puis faire autrement ;" alors il ramenait les jambes, et lorsque les
muscles ne pouvaient plus les ramener davantage, il les tirait avec ses mains,
puis les étendait brusquement ; durant tout cela, il n'y eut pas de douleurs ;
cela dura une demi-heure et se reproduisit plusieurs fois (après plusieurs doses),
[1]
.


Peu de symptômes rhumatismaux,
[16]
.

Sensation voisine d'un frisson parcourant
tout le corps,
[6]
.

SOMMEIL.

Quelque peu somnolent (au bout de trois heures et un quart),
[3]
.

Se coucha
somnolent, mais sans agitation (au bout de trois heures et demie),
[4]
.

FIÈVRE.

Surface fraîche et humide (au bout de trois quarts d'heure) ; froide et
moite (au bout d'une heure et quart),
[17]
.


Température cutanée au-dessous de la normale,
encore plus basse vers les extrémités (au bout de deux heures),
[14]
.

Température 100,5° F. (au bout de deux heures et trois quarts),
[3]
.
[150.]


Température 99,5° F. (au bout d'une demi-
heure),
[2]
.

Sensation de chaleur diffusée dans tout
l'abdomen (au bout de quinze minutes),
[2]
.


Peau chaude, mais sans particularité notable quant à
l'humidité,
[11]
.

Une sueur froide et moite couvrait toute la
surface (au bout de six heures),
[14]
.

CONDITIONS.


Aggravation.


(
La nuit
), éructations aigres ; à 4 heures
du matin, douleurs coliques dans la région ombilicale.

SUPPLÉMENT : TANACETUM.

Autorité.

23
,
A. E. Spaulding, M.D., Philad. Med. Times, vol. vii, 1877, p. 467, une
femme, âgée de vingt et un ans, prit une cuillerée à thé d'huile pour faire
venir les règles.


Convulsion ; puissante contraction tonique
des muscles fléchisseurs, les avant-bras étant ramenés de force contre le
thorax, visage profondément congestionné et livide, salive mousseuse rejetée
par la bouche, yeux largement ouverts, et demeurant ainsi pendant toute la
convulsion, qui dura d'une à deux minutes,
[23]
.

Droits d'auteur
© Médi-T
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