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By James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Coccus Cacti - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Coccus Cacti
Voici un petit remède, et ce sera un soulagement après l'étude de tant de remèdes difficiles. Avec une pathogénésie plus complète, il se révélera sans doute comme un remède constitutionnel d'action profonde.
Bien qu'il ait guéri certains troubles chroniques profondément enracinés, il a été employé surtout dans les affections aiguës. Cela tient seulement à la pauvreté de ses pathogénésies et à notre manque de connaissances générales à son sujet.
Très peu de symptômes mentaux ont été mis en évidence. Son emploi, dans la mesure où il a été démontré, concerne surtout les états catarrhaux des voies aériennes et la coqueluche, avec un mucus abondant, filant, gélatineux.
De grandes quantités de ce mucus se forment dans le nez, dans la gorge, dans l'ensemble des voies aériennes, et dans le vagin. Le praticien routinier, chaque fois qu'il voit un mucus épais, filant, gélatineux, ne pense qu'à Kali bi.
Cela vient de l'étude des key-notes. Mais il faut se rappeler que d'autres remèdes, outre Kali bi., présentent cela.
Toux : Toux spasmodique ; coqueluche ; toux des alcooliques. L'état catarrhal chronique du malade Coccus cacti se manifeste surtout en hiver. Il commence avec l'arrivée du froid et dure jusqu'au retour de la chaleur.
Le malade est frileux, et ses troubles surviennent par temps froid. Il est sensible au froid, s'enrhume facilement. Mais il faut distinguer le malade lui-même de ses troubles, car ils sont entièrement opposés l'un à l'autre.
Lorsqu'il est tombé malade après une exposition au froid, il est toujours aggravé dans une chambre chaude et amélioré à l'air froid. Sa toux est provoquée dans une chambre chaude ; par l'excès de chaleur au lit ; par les boissons tièdes. Elle est améliorée par les boissons froides dans une pièce froide ; aggravée par l'effort ; par le fait de s'échauffer ; en devenant chaud ; c'est-à-dire qu'une fois le trouble installé, la modalité s'inverse.
Cela n'est pas sans analogie avec beaucoup d'autres remèdes. J'ai reçu de nombreuses lettres de médecins disant :
"Pourquoi est-ce que, dans votre répertoire et dans celui de Boenninghausen, certains remèdes sont indiqués comme améliorés par le froid et aggravés par le froid ?
Ils ne peuvent certainement pas avoir les deux."
Mais ils présentent bien les deux, parfois dans des conditions différentes et parfois dans les mêmes conditions. Il s'agit parfois de symptômes primaires, parfois de symptômes secondaires. Un remède doit être examiné afin de déterminer comment ces circonstances peuvent être exactement opposées l'une à l'autre.
Mais, communément, Boenninghausen enregistre aussi bien ce qui appartient aux particuliers que ce qui appartient aux généraux, et si, selon son jugement, un symptôme est remarquablement aggravé par une certaine circonstance, même si c'est l'exact opposé du général, il mettait ce symptôme en caractères gras. Phos. offre une bonne illustration de ce dont nous parlons.
Si vous étudiez attentivement Phos., vous verrez que les troubles thoraciques sont tous aggravés par le froid, par l'air froid et par le fait d'avoir froid. Il prend froid et cela se fixe dans la poitrine, et la toux ainsi que l'irritation thoracique sont aggravées par le froid et par l'exposition à l'air froid.
Mais il désire des choses froides pour l'estomac. Son estomac se trouve mieux par les choses froides. Qu'il ait un trouble de la tête, sa tête est améliorée par le froid ; il veut des choses froides pour l'estomac. S'il a un trouble gastrique, tout ce qui est chaud l'aggrave ; il veut boire de l'eau froide, et dès qu'elle se réchauffe, il la vomit. Vous voyez que Phos. est aggravé par le froid et aggravé par la chaleur. Les douleurs des membres sont améliorées par la chaleur.
La toux chronique, comme on l'a dit, a tendance à commencer avec le temps froid et à durer tout l'hiver, avec une formation abondante de mucus dans la poitrine. C'est une toux spasmodique qui oblige le malade aux efforts les plus violents. Le visage devient violacé. Finalement, il a des haut-le-cœur et vomit de longues traînées de mucus tenace, filant, emplissant la bouche et la gorge et l'étouffant.
Cela tient à ce que le mucus est si tenace qu'il ne peut être expulsé du pharynx de la manière ordinaire ; il doit donc vomir. Or, il existe un trait remarquable de ce remède. Tout ce qui vient au contact du pharynx, de l'intérieur de la bouche, ou même des gencives, provoque des haut-le-cœur et des efforts de vomissement, et déclenche la toux.
Poitrine : On observe cela dans les états chroniques de sujets sensibles, incapables de se brosser les dents ou de se rincer la bouche sans haut-le-cœur et parfois sans vomir.
Il existe une hyperesthésie générale de la peau et des muqueuses. Sensible à la pression des vêtements.
Avec les troubles thoraciques, il y a beaucoup de dyspnée. Il ne peut marcher sans provoquer une respiration difficile. Il ne peut monter une hauteur sans suffocation. Après l'évacuation de ces quantités de mucus, la toux est meilleure et il peut rester deux, trois ou quatre heures avant qu'une autre de ces terribles attaques ne survienne.
Elles ont tendance à être pires la nuit, lorsqu'il se réchauffe au lit. S'il peut rester couché dans une chambre fraîche, peu couvert, il reste plus longtemps sans tousser.
La coqueluche est de caractère semblable. Vous verrez l'enfant couché dans son lit, découvert. Il veut une chambre froide, et la mère vous dira que, si elle peut lui apporter assez vite un verre d'eau froide, elle peut détourner le paroxysme.
La poitrine se remplit de mucus jusqu'à ce que la respiration ne puisse plus se poursuivre et qu'il faille l'évacuer ; pourtant l'enfant résiste et retient sa respiration pour empêcher la toux. Vous serez étonné de voir avec quelle rapidité Coccus cacti changera le caractère de cette toux.
L'un des tout premiers signes d'amélioration s'observera dans la respiration devenue plus facile. La toux devient moins violente, les haut-le-cœur disparaissent, et en une semaine ou dix jours la toux s'en va elle aussi. Toux aggravée après avoir mangé, aggravée au réveil, aggravée dans une chambre chaude.
Aux premiers stades de la coqueluche, Carbo veg. fera apparaître et ressortir les symptômes, et fournira un bon tableau pour une seconde prescription, même s'il ne guérit pas.
Écoulement d'un mucus épais, jaune, par le nez ; nez bouché, avec tendance à éternuer. Grande sécheresse du nez. Les voies aériennes brûlent après l'évacuation du mucus. La poitrine brûle du seul fait d'expirer l'air. Mal de gorge avec rougeur. Chatouillement dans la gorge. Sensation d'un cheveu ou d'une miette logé dans la gorge derrière le larynx. Isthme du gosier très sensible.
La voûte du palais et l'isthme du gosier, dans toute leur partie visible, sont très rouges. Brûlure dans la gorge < à la chaleur, surtout lorsqu'il se réchauffe au lit, < par les boissons tièdes, bien que les boissons très chaudes soient moins mauvaises. Amélioration par les boissons froides. Si le malade se réchauffe au lit ou si la chambre se réchauffe, il se met à saisir son larynx et à tousser. Le moindre contact sur le palais ou même sur les gencives, lors de l'examen de la gorge, provoque des haut-le-cœur, parfois alors même que les parties paraissent normales. Il ne peut se racler la gorge sans haut-le-cœur. En avalant les aliments, ceux-ci reviennent parfois aussitôt et provoquent des haut-le-cœur et des efforts de vomissement.
Soif intense ; désire de l'eau souvent et en grande quantité. Goût nauséeux dans la bouche ; ne s'en débarrasse jamais. Nausées dans la gorge. Vomissement d'une écume blanche, au goût amer. Mal de dents ; douleurs tiraillantes subites dans les dents, aggravées par le froid et par le toucher.
Esprit : Les symptômes psychiques sont surtout l'abattement et l'anxiété. Grande tristesse ; un nuage semble peser sur toute chose.
Appréhension, surtout de 2 à 4 heures du matin. Cet état peut alterner avec de la loquacité et de la vivacité, comme chez Lachesis.
Il existe d'autres symptômes aggravés après le sommeil ; il se réveille le matin avec une céphalée basilaire, ou avec un mal de tête frontal ; < par l'effort mental ; après s'être couché ; parfois > par le mouvement lent ; < en toussant et par l'effort ; > après le sommeil.
Reins : Un trait marqué est son action sur les reins, semblable à une néphrite parenchymateuse aiguë. Albumine dans les urines. Sédiment rouge foncé dans les urines. Douleur lancinante partant du rein vers la vessie et descendant dans les jambes ; < par le mouvement.
Colique néphrétique. Besoin pressant de rendre les urines, mais impossibilité d'uriner avant l'expulsion d'un gros caillot de sang. Chez Coccus cacti, le côté droit du cœur est atteint, les vaisseaux deviennent friables et il y a hémorragie, avec suintement de sang formant de gros caillots noirs.
Le symptôme ci-dessus évoque une femme présentant une hémorragie utérine. Il existe des hémorragies de la matrice où le sang coule librement, coagule lentement et ne forme presque pas de caillots dans le vagin. Mais, dans ce remède, les caillots se forment très rapidement, le vagin en devient obstrué, et la vessie ne peut être vidée avant l'expulsion du caillot. L'hémorragie utérine est un trait marqué de ce remède. Règles abondantes, fréquentes, prolongées. De gros caillots noirs, durs, remplissent l'utérus, sont expulsés par des douleurs semblables à celles du travail, puis se reforment. Inflammation de l'utérus et du vagin, avec mucus abondant, épais, blanc, gélatineux, filant. Sensibilité douloureuse de la vulve ; ne peut supporter la pression des vêtements.
Hémoptysie, foncée, coagulée < par l'effort.
Chez l'homme, il existe une impuissance avec douleur sourde dans les lombes. Douleurs sourdes dans la région des reins, avec albuminurie ; sédiment abondant dans les urines, etc., état exactement semblable à celui que l'on trouverait chez un enfant ayant pris froid après une scarlatine.
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Mise en page, droits d'auteur © Sylvain Cazalet 2000