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By James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Cistus Canadensis (voir aussi les sels de Mercurius) - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par
JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Cistus Canadensis (voir aussi les sels de Mercurius)
Ce remède est antipsorique, d'action profonde. Il se rapproche beaucoup de Calcarea, mais son action est plus douce. Il présente la même exténuation après l'effort, la dyspnée, la transpiration et le refroidissement que nous trouvons chez Calcarea.
Ce qui attirera puissamment votre attention sur un remède, c'est la guérison d'un cas mauvais et typique. Je me souviens de la première fois où mon attention fut nettement attirée sur Cistus.
Je l'avais inscrit sur ma liste de remèdes à étudier de temps à autre et j'en étais venu à la conclusion qu'il ne s'agissait que d'un point secondaire, lorsqu'une jeune fille de dix-neuf ans se présenta à mon observation.
Ganglions : Les ganglions du cou étaient volumineux et durs, les parotides surtout ; elle avait une otorrhée fétide ; ses yeux étaient enflammés et suppurants ; il existait des fissures aux commissures des yeux ; ses lèvres étaient gercées et saignaient, et elle avait de l'eczéma aux extrémités des doigts.
Je ne pouvais faire convenir Calcarea au tableau de la malade, mais après beaucoup d'étude ce petit remède parut être exactement ce qu'il me fallait ; et bien qu'elle eût déjà reçu une immense quantité d'homéopathie, bonne et mauvaise, ce remède la guérit.
Les ganglions s'enflamment, deviennent tuméfiés et suppurent. Il provoque des caries et guérit de vieux ulcères. Il correspond à une constitution scrofuleuse. Il est efficace dans la diarrhée chronique, avec ganglions hypertrophiés, même chez ceux qui sont flasques, maladifs et pâles, et qui ne peuvent monter l'escalier sans perdre haleine.
Muqueuses : Toutes les muqueuses sécrètent un mucus épais, jaunâtre et fétide ; il convient par conséquent aux vieux catarrhes rebelles. La poitrine se remplit de mucus et le malade se sent soulagé après l'expectoration, mais après avoir vidé la poitrine, celle-ci semble à vif.
Il produit des éruptions, de l'herpès, des dartres, des éruptions squameuses, de l'eczéma aux mains et aux extrémités des doigts, avec gerçures et saignement des doigts en hiver et après lavage à l'eau froide.
Tous ses troubles sont aggravés par l'effort mental. Il est excitable. Sa toux, son mal de tête et ses douleurs sont pires par l'effort mental. Les douleurs lancent de la tête vers l'oreille. Douleurs lancinantes, piquantes, déchirantes dans les parties enflammées. Les écoulements rouges de l'oreille remontent à des maladies éruptives.
Céphalées : Il éprouve, après l'effort mental, une sensation comme de paralysie, et l'excitation psychique accroît ses souffrances, comme chez Calcarea et Borax. S'il est obligé de jeûner, le mal de tête survient et, comme Lyc., il est calmé après avoir mangé.
Céphalalgie frontale avec sensation de froid. Dans une pièce chaude, la transpiration survient, elle est froide, et plus il sue, plus il se refroidit. Douleur du front avec sueurs froides, et plus il se refroidit, plus la douleur devient intense.
Migraines et grande prostration avec le mal de tête. Sensation de froid intérieur du front, surtout dans une pièce chaude. Douleur pressive à la racine du nez avec mal de tête. La parotide est tellement hypertrophiée qu'elle pousse la tête de côté.
Les ganglions de l'abdomen se tuméfient dans la diarrhée chronique, et la tuméfaction peut être tuberculeuse. Ganglions hypertrophiés, avec ou sans éruptions.
Peau : Dans tout le corps, il existe une sensation de grouillement ; fourmillement, picotements et reptation comme de fourmis, sans éruption. Il se gratte jusqu'à mettre la peau à vif, cherchant à se soulager des démangeaisons et des picotements. Éruption au visage ; eczéma. Éruptions autour de l'oreille.
Sensation de froid ou de brûlure dans le nez. Il est difficile de distinguer l'une de l'autre. Dans la rhinite aiguë, le nez se remplit d'un mucus épais et jaune, et lorsqu'on se mouche, cela laisse les fosses nasales vides, avec irritation ; l'un dira que c'est une sensation de mise à vif, un autre une sensation de froid, et un autre la décrira comme une brûlure.
Nez : Il y a soulagement lorsque le nez se remplit de nouveau de mucus. Dans Ars., le mucus nasal est si acre qu'il brûle ; mais chez Ant. c., Aesculus, et dans ce remède, lorsque le nez est vide, il existe une brûlure ou une sensation de mise à vif. La sensation de mise à vif, de froid ou de brûlure est causée par l'inhalation de l'air.
Une épidémie de rhinite sévissait, et c'était là le symptôme le plus marqué : la douleur provoquée par l'inhalation de l'air, grande brûlure due à l'air inspiré. Mais ce n'est pas dans la rhinite aiguë que nous voyons la valeur de ce remède ; c'est dans le vieux cas chronique, avec écoulement épais, et sensation de froid ou de brûlure dans le nez à l'inspiration.
"Douleurs aiguës lancinantes, démangeaison insupportable et croûtes épaisses, avec brûlure sur le zygoma droit."
Visage : Ce remède a guéri le lupus du visage. Carie de la mâchoire inférieure. Cancer ouvert et saignant de la lèvre inférieure. Lupus exedens. Douleur dans toutes les articulations du visage. Il guérit de vieux ulcères rongeants, profonds, à la cheville et à la jambe, avec écoulement acre abondant, fourmillement et ganglions tuméfiés, aggravation par le bain, sensibilité extrême au plein air, n'étant à l'aise que lorsqu'on est très au chaud.
Les dents présentent toutes sortes de troubles ; les gencives se rétractent, les dents deviennent branlantes ; gencives scorbutiques. La même sensation de froid, avec cuisson, est décrite dans la gorge comme dans le nez. Bouche et gorge pleines de mucus. La gorge paraît rêche, comme remplie de sable. Taches sèches dans la gorge. La gorge paraît lisse et brillante, comme vernissée, dans les vieux catarrhes atrophiques.
Chaque refroidissement se fixe dans la gorge. L'air chaud fait du bien partout. Dans les vieux cas, il existe un trouble des ganglions scrofuleux, qui sont hypertrophiés, et le malade demande de la chaleur ; il va à la grille de chauffage et augmente la chaleur, voulant sentir la chaleur dans le nez, la gorge et les poumons.
Les malades qui s'acheminent vers la phtisie ont ce désir de chaleur ; ce sont des sujets frissonnants. Ils ne paraissent pas froids au toucher, mais ils ont subjectivement froid, ils sont frileux. Hemmement de mucus gommeux, surtout le matin ; isthme du gosier enflammé et sec. Suppuration des ganglions de la gorge.
Ces malades désirent les choses piquantes, et veulent surtout quelque chose qui les réchauffe, quelque chose qui les fortifie, quelque chose de stimulant : hareng, fromage ; quelque chose de fort.
"Induration et inflammation chroniques des mamelles.
Mammelle gauche enflammée, suppurante, avec sensation de plénitude dans la poitrine.
Sensibilité à l'air froid,"
avec ganglions enflammés. Nous voyons sa tendance à produire l'hypertrophie des ganglions, et cela nous ferait penser à lui dans les excroissances avec atteinte ganglionnaire tout autour. Les ganglions du cou sont hypertrophiés en lignes, comme une corde noueuse, comme dans la maladie de Hodgkin.
Seul un nombre limité de remèdes présente cet aspect noueux. Démangeaison de la peau et des muqueuses. La démangeaison de l'oreille n'est pas soulagée par le grattage, et la partie est à vif par les frottements et le grattage continuels. Les yeux démangent continuellement. Dans la gorge, il existe une démangeaison persistante. Dans la poitrine, il existe un chatouillement constant provoquant la toux. À l'anus et à tous les autres orifices, il y a démangeaison, et les parties prurigineuses sont frottées jusqu'à être à vif et saigner.
Scrofule ; tuméfaction et suppuration des ganglions du cou. Éruption dans le dos semblable à un zona. Ulcère scrofuleux du dos. Douleur brûlante, comme par contusion, au coccyx, aggravée par le toucher.
Cela ressemble à Carbo an., dans lequel le coccyx brûle lorsqu'on appuie dessus, surtout après une légère blessure chez une femme nerveuse.
Dartres aux mains ; vésicules suintantes après grattage. Affections des ongles. Zones dures et épaissies sur les mains des travailleurs, avec crevasses profondes.
Les symptômes fébriles n'ont pas été suffisamment mis en évidence. Dans les cas chroniques, il y a une sueur abondante avec exténuation. Sueurs nocturnes.
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Mise en page Copyright © Sylvain Cazalet 2000