Stramonium
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Datura stramonium. Pomme épineuse. Herbe de Jamestown. Herbe puante. (Croît aux abords des cultures, sur des sols riches où l'on dépose des détritus, dans toutes les parties du monde.) N. O. Solanacées. Teinture de la plante fraîche en fleurs et en fruits.
Clinique
Anasarque (après la scarlatine) / Aphasie / Apoplexie / Brûlures / Catalepsie / Chordée / Chorée / Délire alcoolique / Diaphragmite / Extase / Énurésie / Épilepsie / Érotomanie / Yeux, affections des / Mal de tête par le soleil / Hoquet / Hydrophobie / Hystérie / Lochies fétides / Ataxie locomotrice / État maniaque / Méningite / Nymphomanie / Œsophage, spasme de l' / Scarlatine / Bégaiement / Sursauts / Strabisme / Insolation / Tétanos / Soif / Tremblements / Trismus / Typhus
Caractéristiques
Le premier à employer Stram. en médecine, selon Teste, fut Stoerck, qui était l'un des prédécesseurs de Hahnemann. Stoerck l'essaya d'abord dans l'aliénation mentale, *parce qu'*on le supposait capable de produire « un trouble marqué et persistant des facultés mentales ». Hahnemann l'expérimenta et l'introduisit dans la matière médicale homœopathique. Dans son introduction au remède, il fait remarquer que, bien qu'il produise de nombreux symptômes pénibles, il ne provoque pas, dans ses effets primaires, de véritable douleur. Hahnemann attachait beaucoup d'importance à ce point. « Stram., dit-il, calme certains mouvements spasmodiques et rétablit des excrétions arrêtées dans plusieurs cas où l'absence de douleur est un symptôme proéminent. » Outre l'absence de douleur, on observe avec Stram. (et dans beaucoup de cas mentaux) une extrême mobilité musculaire. Cette mobilité affecte les muscles de l'expression et ceux de la locomotion. Les mouvements de Stram. sont généralement giratoires et gracieux lorsqu'ils se produisent dans les bras. Les formes d'état maniaque spécialement signalées par Teste comme appelant Stram. sont : nymphomanie des femmes en couches. Certaines formes de monomanie religieuse, avec scrupules de conscience exagérés et ridicules. Idée fixe d'avoir commis quelque péché impardonnable (que le malade est néanmoins incapable de se rappeler) ; d'être possédé du diable. Hallucinations. Le délire de Stram. est le plus souvent terrifiant. Il correspond exactement à de nombreux cas de delirium tremens. Les visions d'animaux y tiennent une grande place. Dans un cas de pleuro-pneumonie sévère du côté droit, survenant après une scarlatine, le malade, un jeune homme, disait voir un grand chien noir dans la chambre. Cela me conduisit à prescrire Stram., qui modifia promptement tout le cas en bien, y compris la pneumonie, et dénoua une situation non médiocrement angoissante. Stram. est également indiqué dans les congestions sans inflammation véritable, mais avec grande exaltation mentale, délire furieux et peu ou pas de fièvre ; sans douleur, mais avec quelque coma. J. Emmons Briggs (New Eng. M. Gaz., xxx. 151) rapporte ce cas d'empoisonnement : Briggs fut appelé d'urgence auprès de James M., 4 ans, pour des « convulsions ». Il le trouva étendu sur le lit dans un état de délire sauvage, exigeant les efforts constants et réunis de deux personnes pour le maintenir au lit. Face extrêmement congestionnée ; expression devenant en alternance rapide tantôt agréable, tantôt anxieuse. Pupilles très dilatées ; iris à peine visible, donnant à l'œil un aspect très brillant. Strabisme convergent prononcé, peau chaude et sèche, semblable à une éruption scarlatiniforme. Ventre tendu. Le symptôme le plus alarmant était la récidive rapide de convulsions avec secousses des bras et des extrémités inférieures. Trente ou quarante de ces spasmes se produisirent rapidement à la suite, suivis d'un instant pendant lequel le visage s'éclaircissait et paraissait au repos, pour être aussitôt suivi d'une série de contractions cloniques. Il saisissait des objets imaginaires devant ses yeux, quand l'expression devenait souvent anxieuse, comme si le malade cherchait à repousser des ennemis imaginaires. Par moments l'esprit était très actif, et le malade parlait rapidement et incohéramment. Entre les spasmes, rire et pleurs survenaient fréquemment. Il apparut que le garçon avait mâché une pomme épineuse. En rentrant chez lui, il parut plutôt hébété et vomit. Il se jeta ensuite sur le canapé et dormit très profondément jusqu'à son réveil au milieu des convulsions. L'enfant guérit sous Kali bro. à doses de cinq grains, quoiqu'on eût grand-peine à le faire avaler. Cette difficulté à avaler est un trait prononcé de Stram., et, avec la soif intense, le délire et les hallucinations, complète le tableau de nombreux cas d'hydrophobie. Un autre symptôme l'indiquant ici est « < par la lumière vive, un miroir, ou la surface de l'eau ». S. A. Jones (cité dans A. H., xxii. 410) rapporte le cas d'une petite fille présentant des symptômes cérébraux, à qui il avait prescrit un remède. On vint lui dire tard dans la nuit que la malade allait beaucoup plus mal. « Elle vomit, dit le père, si elle ne fait même que soulever la tête de l'oreiller. » Le vomissement était vert. Jones trouva cela sous Stram. à l'aide du Cypher Repertory. Il donna Stram., et le lendemain matin tout le cas était complètement changé en bien. S'appuyant sur cet analogue, Jones guérit aussi un « vomissement de matière verte toujours provoqué par la lumière vive ». D'autre part, le malade Stram. est tributaire de la lumière et de la compagnie ; il ne peut marcher dans l'obscurité (par conséquent le remède est indiqué dans l'ataxie locomotrice) ; et le passage dans des tunnels ferroviaires sans lumière dans le wagon peut provoquer une défaillance. Certains mouvements de tête de Stram. sont caractéristiques : relève continuellement la tête de l'oreiller par secousses ; tête rejetée en arrière ; enfonce la tête dans l'oreiller. Les secousses de muscles isolés et le strabisme marquent Stram. comme remède de nombreux cas de chorée. Je le trouve correspondre à une proportion à peu près égale de cas avec Agaricus ; et lorsqu'il y a frayeur dans la causalité, Stram. sera presque à coup sûr utile. Stram. a une relation avec les articulations coxo-fémorales, et Stram. a guéri à la fois la coxalgie et le morbus coxæ (gauche). Cela s'accompagne d'une très forte douleur, et constitue l'une des exceptions à l'« absence de douleur » des affections de Stram. L'effet de Stram. sur les sécrétions est de les supprimer ; et cela fait de Stram. un excellent remède dans de nombreux cas d'affections dues à la suppression de sécrétions . menstruations, lochies, sueur, éruptions. Stram. provoque une forte fièvre avec des éruptions, certaines rouges comme dans la scarlatine ; des pétéchies ; des taches sur les bras comme des piqûres de puces ; des vésications ; et il correspond aussi aux brûlures et échaudures. Stram. 30 fit gonfler le visage d'un garçon à qui je l'avais donné, et y fit apparaître des plaques peu après le début du remède. (J'ai vu Dulc. 30 produire de la furfuraceous éruption sur le visage de la même manière.) Dans un de mes cas, Stram. soulagea une éruption eczémateuse étendue survenue après une frayeur. À la suite de suppressions, des convulsions surviennent. Elles peuvent être générales, ou bien partielles, ou choréiques. Les propriétés convulsivantes et spasmodiques de Stram. se montrent dans la sphère respiratoire par une constriction de la poitrine, des symptômes asthmatiques, et une toux du type coquelucheux. L'usage courant de fumer des feuilles de stramoine contre l'asthme est grossièrement homœopathique. Les Sensations caractéristiques de Stram. sont : Comme s'il tournait ou tissait. Comme si les objets étaient plus petits qu'ils ne le sont réellement. Comme s'il avait le vertige. Comme s'il n'avait pas de membres. Comme s'il était ivre. Tête comme tirée en arrière. Tressaille comme si une décharge d'électricité lui avait traversé le corps. Comme si les yeux étaient forcés hors des orbites. Comme des étincelles de feu jaillissant de l'estomac vers les yeux. Paupières comme gonflées, ou comme accablées de sommeil ; comme si du vent sortait des oreilles. Comme si on sciait l'os de la joue ; comme s'il y avait un trou là et que le cerveau fût touché. Comme si le nez était déplacé. Comme si des épingles et aiguilles étaient dans le front. Comme s'il cherchait quelque chose. Comme si les os étaient sciés en travers. Comme si les dents de devant allaient tomber. Dents comme pressées l'une contre l'autre. Mouvement des doigts comme s'ils cherchaient quelque chose. Cris comme à la vue d'objets hideux. Comme si les lèvres allaient se coller l'une à l'autre. Intérieur de la bouche comme à vif. Palais mou comme tiré vers le bas. Comme de l'eau bouillante dans la gorge. Comme si une boule était coincée dans la gorge. Comme s'il tombait. Comme s'il allait vomir. Comme si la région ombilicale allait être arrachée. Ventre comme ballonné. Comme si le ventre était distendu au plus extrême degré. Comme si l'urine ne pouvait être émise à cause de l'étroitesse de l'urètre. Comme si un corps cylindrique passait à travers l'urètre. Comme s'il n'avait pas le pouvoir de fermer le col de la vessie. Comme s'il était très grand. Comme si quelque chose tournait dans la poitrine. Les membres donnent l'impression d'être engourdis. Comme si des parties des membres étaient complètement séparées du corps. Mains et pieds comme lâches dans les articulations. Comme si de l'eau froide était versée le long du dos. Stram. est une plante de mauvaise odeur, et les écoulements et sécrétions qu'il provoque sont souvent fétides, voire d'odeur cadavérique. Stram. convient à : affections des sujets jeunes, pléthoriques ; surtout des enfants (chorée, état maniaque, fièvre, délire). Les symptômes sont : < par le toucher ; par la pression. Mouvement < ; retirer la tête de l'oreiller = vomissement de bile ; marcher = émission involontaire d'urine ; marcher dans l'obscurité = vertige. < après le mouvement (vomissement de bile ; palpitations ; douleur dans le dos, l'épaule et le ventre). En position assise : émission involontaire d'urine ; toux = secousses relevant les extrémités inférieures. En étant couché > chaleur battante du sommet de la tête ; le soir, prosopalgie de la joue g. ; = douleur tranchante dans le sternum. Couché sur le côté < vertige. Chaleur >. Vent <. Froid <. < le soir et la nuit. < dans l'obscurité. > à la lumière. > en compagnie. < en regardant des objets brillants, l'eau, etc. < au soleil. Grand désir d'acides ; l'acide citrique >.
Relations
Antidoté par : jus de citron, vinaigre, injections de tabac ; séné pour les symptômes cérébraux ; Bell., Hyos., Nux ; et "Particulièrement Camphre" (Teste). Contre-remède de : Merc., Pb. Suit bien : Cupr., Bell. Incompatible : Coffea. À comparer : Métrorragie par rétention placentaire avec délire caractéristique, Sec. (Sec. agit souvent quand Stram. échoue), Pyro. (avec fièvre et tendance septique). Délire, Bell., Lach., Agar., Cupr., Zn. Illusions quant à la forme, Bapt., Petr., Thuj. Érysipèle, Bell., Rhus. Bégaiement ; incapable d'associer les consonnes aux voyelles, Bov. Lumière vive = convulsions, K. bro. > lumière, Stro. Hoquet, Ign. (< après avoir mangé, en fumant, émotions), Ver. (après boissons chaudes). Entend des voix lui parler de très loin ; derrière lui, Anac. Corps baigné de sueur chaude. Op. Mouvements giratoires (Hyo., angulaires). Logorrhée, Cup., Hyo., Lach., Op., Ver. Mains continuellement sur les organes génitaux, Zn. Rit et pleure alternativement, Aur., Pul., Alm., Lyc., Caps., Graph., Phos., Sep., Sul., Ver. Convulsions tétaniques < au toucher et à la lumière, Nux (Stram. avec manie ; Nux, esprit clair). Désir de s'échapper dans le délire, Bell., Bry., Op., Rhus, Hydrophobie, Hfb. Absence de douleur, Op. Somnolent, mais ne peut dormir, Bell., Cham., Op. < après le sommeil, Apis, Lach., Op., Spo. Les objets paraissent petits, Plat. Héméralopie, Bell., Nux.
Causes
Choc. Frayeur. Soleil. Accouchement. Suppressions.
1. Mental
[Le champ d'action principal de ce remède se trouve dans les affections mentales. Chez de jeunes sujets parfois hystériques, présentant l'état suivant : priant et chantant dévotement, suppliant, implorant, etc. De jeunes femmes dont les menstruations sont supprimées peuvent être affectées de cette manière. Dans certains types de fièvres, où les malades ne supportent ni la solitude ni l'obscurité, s'ils sont laissés seuls ou se trouvent dans une chambre sombre, les troubles mentaux sont beaucoup < ; également dans le délire inconscient quand le malade relève de temps à autre brusquement la tête de l'oreiller, puis la laisse retomber, cela se poursuivant sans interruption pendant longtemps ; les femmes atteintes de fièvre puerpérale ou de convulsions ont de nombreuses idées absurdes, qu'elles sont doubles, que quelqu'un est au lit avec elles, et d'autres fantaisies étranges et dénuées de sens. Affections de l'intellect en général ; folie. H. N. G.]. Mélancolie. Tristesse, avec angoisse mortelle et larmes abondantes, surtout le soir, au lit. Angoisse de conscience. Disposition inconsolable, et susceptibilité à l'irritation pour des riens. Grande activité et rapidité des mouvements. Obstination et entêtement. Accès de rire, alternant avec emportement colérique ou gémissements. Hurlements et gémissements. Murmures, ou cris continus. Fureur ingouvernable, désir de mordre, de frapper et de tuer. Tantôt grande indifférence pour les affaires, tantôt crainte d'être jugé incapable de les mener correctement. Tendance à remettre au lendemain et perte de la volonté (guéri chez un homme, 75 . R. T. C.). Désir de s'enfuir. Désir de compagnie, de lumière de bougie, de soleil, parce que l'obscurité et la solitude < les symptômes moraux. Les symptômes moraux sont < après l'équinoxe d'automne. Perte de mémoire (perd ses pensées avant de pouvoir les exprimer ; appelle les choses par des noms erronés). Obtusion de tous les sens, insensibilité aux influences extérieures (insensibilité aux impressions psychiques). Vertige, avec agitation intérieure. Aliénation mentale, surtout chez les ivrognes. Délire loquace et manie. Manie a potu avec spasmes cloniques et désir de lumière et de compagnie. Délires, généralement caractérisés par la terreur, avec visions de spectres effrayants. Perte de connaissance, au point que le malade oublie ses propres proches. Idées fixes ; le corps est supposé coupé en deux. Carphologie. Idées délirantes imaginatives, dans lesquelles tous les objets environnants paraissent très petits, tandis que le malade se sent lui-même très grand et placé en hauteur. Délires avec idées bizarres. Aliénation mentale, avec prières et actes pieux (prières, hymnes, aspect dévot, etc.). Manie, généralement avec interminables fictions de l'imagination, propos lascifs, conversation avec des spectres, airs d'importance, danse, rire et coups, ou bouffonnerie ridicule, en alternance constante avec un comportement triste et sérieux. Hallucinations : une voix près de l'apophyse mastoïde droite la gronde ; hallucinations effrayantes de rats, souris, chats, chiens et animaux en mouvement. Hallucinations = terreur ou rage. Voyait des gens sortir de tous les coins. Afflux sanguin à la tête avec délire furieux et loquace. Peur : de perdre la raison ; que ses lèvres vont se souder ; qu'il va suffoquer ; de défaillir ; que tout tombe sur elle. Un garçon paraissait voir des objets noirs, parlait de gens noirs, de nuages noirs, et saisissait l'air. S'éveille avec une expression de recul, comme si elle avait peur de la première chose qu'elle voit. Obtusion des sens avant une éruption. Conversation en différentes langues. Parle en jargon juif. Extatique. Manie à la suite d'un choc. Nervosité et agitation.
2. Tête
Ivresse et vertige. Vertige ; ne peut marcher dans l'obscurité, tombant vers la gauche ou en arrière. Vertige, avec étourdissement et titubation, ou avec vue trouble, mal de tête (visage rouge, douleur colique et diarrhée). Vertige ; la tête semble tirée en arrière. Stupeur avec disparition de la vue et de l'ouïe, et mouvements convulsifs de la tête. Mal de tête, avec vue trouble et hypoacousie. Maux de tête avec tendance à parler de façon incohérente (beaucoup soulagés. R. T. C.). Anémie cérébrale chez les vieillards (soulagée. R. T. C.). Sensation pénible de légèreté et de faiblesse dans la tête. S'est réveillée avec un mal de tête effroyable et des nausées extrêmes, se leva à midi mais put à peine parler à qui que ce soit de toute la journée ; cela dura trois jours puis cessa (provoqué chez une femme de 60 ans, le quatrième jour après une dose unique de Ø. R. T. C.). La tête paraît vide, creuse ; sensible au moindre bruit. Douleurs battantes au sommet de la tête, avec syncope. Congestion sanguine à la tête, avec chaleur. Congestion sanguine à la tête, battements au sommet de la tête, perte de la vue et de l'ouïe, visage bouffi, turgescent, perte totale de connaissance et absence de douleur. Inflammation cérébrale, avec chaleur et battements au sommet de la tête, accès de défaillance, perte de la vue et de l'ouïe, mouvements convulsifs de la tête, relevant fréquemment la tête ou la renversant en arrière ; > en restant couché sans bouger. Hydrocéphalie avec mouvements convulsifs de la tête, sensation de légèreté de la tête, et relève fréquemment la tête. Gonflement douloureux, rouge foncé, de la tête fortement congestionnée et du visage turgescent, avec mouvements convulsifs, délire, et désir de lumière et de compagnie. Rétraction et mouvements convulsifs de la tête. Relève fréquemment la tête de l'oreiller en étant couché. Enfonce la tête dans l'oreiller. Renverse la tête en arrière. Le côté gauche de la tête est engourdi. La tête transpire plus que d'ordinaire.
3. Yeux
Yeux rouges (enflammés) et gonflés. Pression et tension dans les yeux et les paupières. Inflammation des bords palpébraux. Paupières ulcérées. Larmoiement involontaire. Agglutination nocturne des yeux. Yeux grands ouverts, fixes, proéminents. Conjonctive injectée, comme si les vaisseaux étaient remplis d'un liquide sale. Yeux fixes, grands ouverts et brillants. Yeux à demi ouverts pendant le sommeil. Photomanie. Regard vague, mélancolique. Paralysie et fermeture spasmodique des paupières. Mouvements convulsifs des yeux. Contorsion des yeux et des paupières. Strabisme convergent prononcé. Pupilles dilatées et insensibles. Trouble de la vue. Cécité passagère. Cécité nocturne, périodique. Les objets paraissent bleus. Myopie. Diplopie. Vue indistincte, confuse. (Tout paraît embrouillé. R. T. C.). (Employé en lotion pour prévenir la cataracte par un oculiste bien connu. R. T. C.). Amblyopie. Confusion des lettres à la lecture. Erreurs de la vision ; les objets paraissent obliques ou colorés. Illusions visuelles. Hallucinations visuelles sombres ; taches noires devant les yeux. Vibrations lumineuses ; étincelles de feu. Voit des boules de feu rouler sur le couvre-lit. Sensation comme si des étincelles de feu jaillissaient de l'estomac vers les yeux.
4. Oreilles
Du vent s'échappe des deux oreilles. Sécheresse de la trompe d'Eustache. Douleurs dans les oreilles. Douleur dans l'oreille g., descendant par pression vers le côté g. de la joue. Douleur déchirante dans l'oreille d., avec élancement à travers le front et le vertex. Ouïe très fine. Hallucinations de l'ouïe. Surdité. La surdité de l'oreille d. s'améliore immédiatement par la 30e (les secousses de la pomme d'Adam m'y ont conduit. R. T. C.).
5. Nez
Obstruction du nez. Ailes du nez blanches, visage rouge. Écoulement nasal jaune, fétide, se liquéfiant rapidement. Le nez paraît obstrué et sec, bien qu'elle puisse respirer à travers lui. Le rhume de Stram. s'accompagne de catarrhe des fosses nasales et de douleurs lancinantes au-dessus de l'œil d. (produit. R. T. C.). Éternuements spasmodiques.
6. Face
Expression hébétée et égarée, avec comportement timide. Physionomie stupide, déformée. L'angoisse et la peur s'expriment sur le visage. Rictus sardonique. Déformation douloureuse des traits. Les muscles de la face sont en jeu constant pendant l'état délirant. Secousses dans les muscles de la face; froncement du front. Le côté g. du visage est, par moments, déformé par des convulsions sans douleur; la constriction des muscles zygomatiques tire les joues et la bouche de bas en haut, et du visage en arrière vers les tempes. Visage profondément sillonné et ridé. Face tuméfiée, bouffie de sang, parfois avec une expression idiote. Rougeur circonscrite des joues. Joues chaudes. Afflux de sang au visage. Couleur du visage rouge foncé, ou très pâle. Défaillance avec pâleur du visage, sécheresse de la gorge, puis rougeur de la face. Érysipèle sur un côté du visage et du nez. Des furoncles apparaissent sur la face pendant la prise de Stram. (R. T. C.). Lèvres sèches et collées ensemble. Une strie jaune dans la partie rouge des lèvres. Tremblement des lèvres. Déformation de la bouche. Sensation de fourmillement au menton. Mouvement de mastication avec la bouche. Bouche spasmodiquement fermée. Trismus.
7. Dents
Grincement des dents. Mal de dents pulsatif, comme si les dents allaient tomber.
8. Bouche
Sécheresse de la bouche (gorge sèche et lèvres sèches, visqueuses). Écoulement goutte à goutte d'une salive filante hors de la bouche. Salivation copieuse. Salive diminuée. Écume sanguinolente devant la bouche. Hémoptysie. Langue tuméfiée et paralysée. La langue paraît raide, sèche et desséchée jusqu'à la racine même; comme si les bords se recroquevillaient, aussi durs et secs que du cuir. Langue paralysée, tremblant lorsqu'on la tire. Parole imparfaite et bégaiement (avec déformation de la face). Murmures prolongés. Perte complète de la parole. Langue tremblante.
9. Gorge
Constriction spasmodique de la gorge. Déglutition gênée, avec élancements dans la gorge, ou pression dans les glandes sous-maxillaires. Déglutition entravée, parfois par la sécheresse de la gorge. Sécheresse de la gorge et du gosier non > par aucune sorte de boisson. Paralysie du pharynx et de l'œsophage. Constriction et déchirement dans la gorge; sensation comme si une boule était logée dans la gorge. Secousses de la pomme d'Adam, mouvement de haut en bas comme dans la déglutition (R. T. C.). Spasme de l'œsophage.
10. Appétit
Perte du goût. Les aliments n'ont que le goût du sable, ou de la paille (ou n'ont aucun goût du tout). Soif violente (de grandes quantités, boit avec avidité). Soif violente, surtout pour les boissons acides. Amertume constante dans la bouche, avec goût amer des aliments. Soif brûlante, généralement avec crainte de l'eau et de tous les liquides.
11. Estomac
Renvois, avec goût acide. Nausées. Vomissements aqueux, avec coliques et selles diarrhéiques. Vomissements de mucus verdâtre, ou d'odeur aigre. Vomissement de bile verte après le moindre exercice. Hoquet convulsif. Douleur à l'estomac, avec sensation cuisante ou compressive. Angoisse précordiale, avec respiration gênée. (Inflammation de l'estomac.). Diaphragmite; délire; brûlure le long du diaphragme; respiration courte; spasmes; lutte contre l'eau qu'on lui offre.
12. Ventre
Ventre douloureux au toucher. Ventre distendu, non dur. Ventre ballonné, dur, distendu. Douleur contusive dans le ventre pendant le mouvement. Douleurs violentes dans le ventre, comme si l'on arrachait l'ombilic. Spasmes hystériques dans le ventre. Gonflement des ganglions inguinaux. Borborygmes et fermentation dans le ventre. Expulsion de beaucoup de flatuosités.
13. Selles et Anus
Obstipation (envie inefficace d'aller à la selle). Ténesme. Matières fécales fétides (sans douleur) ayant une odeur cadavérique. Selles diarrhéiques, avec douleur et borborygmes dans le ventre. Écoulement de sang coagulé par l'anus. Suppression à la fois des selles et de l'urine. (Selles émises inconsciemment et très souvent liquides, avec dérangement psychique. R. T. C.)
14. Organes de l'appareil urinaire
Suppression de la sécrétion urinaire (dans le typhus). Émission d'urine goutte à goutte, avec besoin fréquent d'uriner. Émission involontaire d'urine. Urine: écoulement abondant; subit; et brûlant.
15. Organes sexuels masculins
Lascivité (désir sexuel exalté chez les deux sexes). Découverte continuelle des organes génitaux; propos indécents. Priapisme. Scrotum œdématié. Testicules rétractés, pénis en érection comme dans le chordee. Onanisme, occasionnant l'épilepsie. Impuissance.
16. Organes sexuels féminins
Nymphomanie. Menstruations accrues, avec émission de grosses masses de sang noir coagulé. (Menstruations trop abondantes et accompagnées de céphalées. R. T. C.). Désir sexuel accru. Métrorragie (avec les symptômes psychiques caractéristiques). Éclampsie. Pendant les menstruations, odeur fétide du corps, grande loquacité, douleurs tiraillantes dans le ventre et les cuisses. Sanglots et gémissements après les menstruations. Sécrétion de lait trop abondante chez les nourrices. Pendant la grossesse: manie; douleur faciale; pleine d'idées bizarres. Odeur cadavérique des lochies; elle est pleine d'idées et de visions singulières.
17. Organes de la respiration
Voix: rauque et croassante; aiguë, fine, grinçante; indistincte. (Aphonie subite chez une jeune fille hystérique venant juste de se rétablir d'une chorée. R. T. C.). Secousses de la pomme d'Adam. Constrictions du larynx. Accès périodiquement réapparaissants de toux aboyante, spasmodique, sans douleur, sur un ton fin et criard, dus à une constriction du larynx et de la poitrine, sans expectoration. Voix forte et braillarde. Manque de souffle. Respiration difficile (hâtive ou) soupirante. Obstruction suffocante de la respiration. Oppression avec désir d'air libre. (Asthme reparaissant continuellement, avec une certaine tendance goutteuse: accès < la nuit. R. T. C.). Dyspnée au réveil chaque matin, les vents froids lui coupent le souffle, « peut tousser à tout moment » (grand soulagement. R. T. C.)
18. Poitrine
Oppression constrictive de la poitrine (avec dyspnée). Pression sur la poitrine, < en parlant. Sensation comme si quelque chose se retournait dans la poitrine. Spasme des muscles pectoraux. Éruption rouge sur la poitrine.
19. Cœur et Pouls
Pression autour du cœur. Angine de poitrine. Pendant une semaine après une dose unique de Ø, sensation comme si le cœur battait insuffisamment, avec sensation de suffocation dans la gorge (R. T. C.). Palpitations. Pouls rapide, plein, fort; irrégulier, dur, lent, petit, fréquent.
20. Cou et Dos
Cou raide, ne peut courber la tête en arrière. Douleur à la nuque, depuis le cou jusque par-dessus la tête. Sensibilité le long de la colonne vertébrale. Douleur comme de fracture dans le dos, en bougeant. Douleurs tiraillantes et déchirantes dans le dos et les reins. Colonne vertébrale sensible; la pression la plus minime = cris et divagations. Douleurs tiraillantes au milieu de la colonne; dans le sacrum. Opisthotonos (avec physionomie déformée).
21. Membres
Secousses des mains et des pieds; des tendons. Tremblement des membres; ils s'engourdissent.
22. Extrémités supérieures
Mouvements convulsifs des bras, au-dessus de la tête. Mouvements convulsifs des bras et des mains; carphologie. Douleur constrictive dans le bras, avec lancinations aiguës dans l'avant-bras. Déformation des mains. Poings serrés. Crampes dans les mains. Tremblement des mains. Insensibilité des doigts.
23. Extrémités inférieures
Coxalgie, hanche g.; douleur violente, rendant fou, lors de la formation d'abcès. Douleur dans le muscle de la face externe de la hanche d. Morbus coxæ, g. Douleurs tiraillantes dans les cuisses. Secousses dans les jambes, comme par une décharge, avec rétraction. Douleurs tiraillantes dans les cuisses. Fléchissement des jambes en marchant (il trébuche sur ses propres jambes). Tremblement des pieds. Crampes constrictives dans les pieds.
24. Généralités
Visage rouge et bouffi. Ne peut pas marcher ni se tenir sur les pieds dans une pièce obscurcie ; il est sûr de tomber. Agitation du corps ; titubation en marchant ; sensation d'engourdissement, comme ouatée, des parties externes. Troubles concomitants d'un sommeil morbide. < Pendant la sueur ; après le sommeil, lorsqu'il s'éveille pour la première fois, se recroqueville comme par peur ; dans l'obscurité ; dans la solitude. > En compagnie. Le malade Stram. désire la lumière ; s'il est couché, il veut se redresser en position assise et n'aime pas avoir la tête sur l'oreiller. Douleurs spasmodiques, tiraillantes, paralytiques, dans les muscles et les articulations des membres. Crampes constrictives dans les membres. Fourmillements dans les membres. Sensation comme si les membres étaient séparés du corps. Contraction et extension lentes des membres. Accès de crampes de différentes sortes. Tétanos. Opisthotonos (le corps est renversé en arrière avec distorsion du visage). Crampes et autres souffrances hystériques. Raideur et contraction de plusieurs membres. Accès de raideur cataleptique du corps, avec perte de connaissance, précédés de mal de tête avec vertige. Mobilité facile, ou grande lourdeur, des membres. Mouvements involontaires ; hydrophobie. Répugnance excessive pour les liquides. Convulsions ressemblant à la danse de Saint-Guy. Convulsions (chez les enfants) avec sueur profuse suivie de sommeil. Le mouvement des muscles soumis à la volonté est plus facile et augmenté. Secousses convulsives des membres, avec pleurs. Mouvements et secousses convulsifs, surtout au toucher, ou en fixant les yeux sur des objets brillants (tels qu'une bougie, un miroir ou de l'eau), ou apparaissant périodiquement. Convulsions, comme dans l'épilepsie, mais sans perte de connaissance. Convulsions puerpérales. Syncope, avec respiration stertoreuse. Ronflement inconscient ; les mâchoires pendent ; secousses des mains et des pieds ; pupilles dilatées. Tremblement des membres (aussi chez les ivrognes). Dérobement des membres en marchant et en se tenant debout. Paralysie, parfois, après une attaque d'apoplexie. (Paralysie générale des aliénés. R. T. C.). Symptômes comme de la vieillesse : la vue devient trouble, il faut porter des lunettes, l'esprit s'affaiblit, il ne peut achever ses phrases, évite les gens et les soupçonne ; se réveille avec le bras d. au-dessus de la tête et ne peut plus le redescendre (produit. R. M. Theobald.). Asthénie, avec nécessité de se coucher. Suppression de toutes les sécrétions et excrétions. Absence de douleur dans presque toutes les affections. Mouvements précipités. Agitation et irritabilité nerveuse indescriptibles. Corps entier sensible au toucher et à tout mouvement <.
25. Peau
Éruptions supprimées et leurs conséquences. Éruption intense, d'un rouge écarlate vif, sur tout le corps.
26. Sommeil
Forte disposition à dormir pendant le jour. Sommeil profond, avec ronflement, cris et hurlements. Reste couché sur le dos, les yeux ouverts et fixes. Sommeil inquiet, avec agitation, secousses et cris. (Agitation de la vieillesse ; elle réveille continuellement ceux qui l'entourent. R. T. C.). Somnolence comateuse, avec à l'éveil une expression du visage ridiculement solennelle. (Le garçon s'éveille dans une grande frayeur, à cause de terreurs indéfinissables ; il bégaye et souffle au moindre émoi. R. T. C.). Sommeil agité, avec rêves très nets. Visions effrayantes pendant le sommeil. Position agenouillée dans le lit, et sursaut au moindre contact, avec cris perçants et gestes sauvages.
27. Fièvre
Froideur de tout le corps, surtout des membres, avec tremblement, frissonnement et secousses générales. Froideur des mains et des pieds, avec rougeur du visage. Froideur générale l'après-midi après une chaleur antérieure de la tête et du visage, puis chaleur générale. Pendant le frisson, grande sensibilité à se découvrir. Frisson courant le long du dos. Chaleur dans tout le corps, avec visage rouge et sueur. Sueur profuse déjà pendant la chaleur, avec soif violente. Sueur grasse, huileuse, à odeur fétide. Sueur froide. Fièvre intermittente. Frisson de tout le corps sans soif, suivi de chaleur et de détresse ; sommeil pendant le stade de chaleur, puis soif violente au réveil, qui provoque un élancement dans la gorge jusqu'à ce qu'il boive quelque chose. Chaleur, avec angoisse et rougeur des joues, ou bien avec soif et vomissements. D'abord chaleur dans la tête, puis froideur générale, suivie de chaleur et de soif. Pouls très irrégulier, généralement plein, dur et rapide, ou petit et rapide, parfois lent et à peine perceptible, avec par moments des intermittences et du tremblement. Sueurs fréquentes et profuses, aussi la nuit. Rétention d'urine dans toute fièvre.