cupr
By James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Cuprum Metallicum - LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS DE MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Cuprum Metallicum
Convulsions :
Cuprum
est éminemment un médicament
convulsif.
La tendance convulsive s'associe à presque toutes les affections que
Cuprum
provoque et guérit.
Il présente des convulsions à tous les degrés de violence, depuis les simples secousses de petits muscles et de muscles isolés jusqu'aux convulsions de tous les muscles du corps. Lorsque celles-ci s'annoncent, les premiers prodromes sont des tiraillements dans les doigts, la crispation des pouces ou des secousses musculaires. Il a des tressaillements, du frémissement, du tremblement, et aussi des contractions toniques, de sorte que les mains se ferment violemment.
Dans cet état, les pouces sont atteints les premiers ; ils sont attirés dans les paumes, puis les doigts se referment sur eux avec une grande violence. Dans les doigts, les orteils et les membres, l'état spasmodique s'accroît et s'étend jusqu'à ce que les membres soient dans un état de grande exténuation. Contractions toniques, les membres étant attirés en flexion avec une grande violence, et il semble que tout l'organisme va être mis en pièces par les violentes contractions des muscles partout.
Esprit : Souvent les contractions prennent une forme clonique, avec secousses et tressaillements.
Cuprum
a de nombreux
symptômes mentaux.
Il présente une grande variété dans son délire, un babil incohérent, parlant incohéremment de toutes sortes de sujets. Il a produit divers symptômes mentaux : délire, incohérence de la parole, perte de mémoire.
Au cours de ses diverses affections, telles que le choléra, certaines formes de fièvre, l'état puerpéral, la dysménorrhée, l'hyperémie du cerveau, etc., il y a délire, inconscience, secousses et tressaillements des muscles.
Les yeux roulent dans diverses directions, mais communément en haut et en dehors, ou en haut et en dedans. Il y a saignement de nez et la vision est troublée. Entre les accès convulsifs, il y a discours incohérent, délire, au cours duquel le patient est méchant, violent, pleure ou pousse des cris perçants. Ils entrent en convulsion avec un cri. En un endroit, on parle d'un mugissement comme celui d'un veau.
Cette substance a la capacité de produire une série de spasmes suivie d'un état dans lequel le malade paraît mort,
ou dans un état d'extase. Les états convulsifs se terminent parfois par une sorte de stase pendant laquelle le mental cesse d'agir et les muscles restent calmes ou ne font que frémir.
Ceci constitue souvent l'un des signes dominants de la
coqueluche
lorsque
Cuprum
est indiqué. Pour le dire dans le langage de la mère, la description qu'elle donne du petit, et qui vous le fera probablement mieux retenir que si j'emploie le texte, est la suivante : lorsque l'enfant est saisi par une quinte de cette coqueluche violente, le visage devient livide ou bleu, les ongles se décolorent, les yeux se révulsent, l'enfant tousse jusqu'à perdre haleine, puis reste longtemps dans un état d'insensibilité, au point qu'elle craint qu'il ne respire plus jamais ; mais, avec une action spasmodique violente de la respiration, l'enfant, à partir de très courtes inspirations, revient à lui, comme s'il était ramené à la vie.
Coqueluche : Vous avez ici tous les caractères violents d'une coqueluche convulsive. En plus de ce que dit la mère, vous pouvez encore observer quelques détails, mais l'ensemble même d'un tel cas, toute sa nature, montre qu'il s'agit d'une coqueluche de
Cuprum.
Si la mère peut arriver assez vite avec un peu d'eau froide, elle arrêtera la toux. L'eau froide surtout soulagera le spasme, et ainsi la mère prend vite l'habitude de se précipiter chercher un verre d'eau froide ; l'enfant aussi sait, s'il l'a essayé une fois, que ce verre d'eau froide le soulagera.
Chaque fois que les organes de la respiration sont affectés, il existe une
respiration spasmodique,
de la dyspnée.
Il y a aussi des râles dans la poitrine. Plus la dyspnée est marquée, plus il est probable que ses pouces seront crispés et les doigts crampés.
Dans la partie inférieure de la poitrine, dans la région de l'appendice xiphoïde, il existe un état spasmodique très pénible. Il semble s'agir parfois d'une
constriction
si
forte
qu'il croit qu'il va mourir, et à d'autres moments d'une sensation comme s'il était
transpercé
d'un couteau depuis l'appendice xiphoïde jusqu'au dos.
Les uns disent que cela ressemble à une boule dans cette région, les autres à une grande quantité de gaz accumulés dans l'estomac. Cela enlève à la voix sa plénitude, et il semble que la vie lui soit comme pressée hors de lui. Parfois cela prend la forme d'une colique et parfois d'une névralgie.
Si vous examinez la sensation de serrement dans la région de l'estomac, vous verrez aussitôt comment la voix est affectée. Vous trouverez le malade assis dans son lit ; il vous dit d'une voix fêlée et grinçante qu'il mourra bientôt s'il n'est pas soulagé ; son visage est l'image de la peur et de la détresse ; il a vraiment l'air de quelqu'un qui va mourir ; la sensation est épouvantable.
Cuprum
guérit rapidement
cette affection. Cette constriction et cette dyspnée surviennent parfois dans le choléra morbus et dans les menstruations douloureuses. Les spasmes de la poitrine s'accompagnent aussi de cette constriction et d'une respiration nerveuse, spasmodique. Il n'est pas capable de prendre une inspiration complète.
Crampes : Le malade
Cuprum
est rempli de
crampes.
Il y a des crampes dans les membres et dans les muscles de la poitrine, avec tremblement et faiblesse. Dans la vieillesse, et dans la vieillesse prématurée, il est utile pour ces crampes qui surviennent la nuit au lit dans les mollets, les plantes des pieds, les orteils et les doigts.
Chez les vieillards nerveux, débiles et tremblants,
Cuprum
remplit un rôle particulier. Lorsqu'un vieil homme, resté célibataire longtemps, se marie, ses crampes l'empêchent parfois d'accomplir l'acte du coït. Il a des crampes dans les mollets et les plantes des pieds dès qu'il commence l'acte.
Il convient surtout aux jeunes hommes devenus
prématurément vieux
par les
vices,
les boissons fortes, les veillées et divers abus, et ces crampes ne sont pas rares chez de tels sujets.
Cuprum
et
Graphites
sont les deux remèdes des crampes survenant dans ces circonstances ; mais tandis que
Cuprum
est réputé produire des crampes qui empêchent l'acte,
Graphites
est
dit provoquer les crampes pendant l'acte. Les deux remèdes rivalisent cependant de très près l'un avec l'autre, et par conséquent, si
Graphites
correspond à la constitution du patient, il doit être donné, et de même pour
Cuprum.
Sulphur
a aussi guéri cet état.
Menstruation : Dans les
états spasmodiques survenant pendant les règles,
Cuprum
est également utile.
Menstruations douloureuses avec spasmes
commençant dans les doigts et s'étendant au corps entier. Contractions toniques ayant l'apparence de manifestations hystériques.
Elles peuvent être hystériques, mais cela n'empêche pas
Cuprum
de guérir, si elles sont seulement spasmodiques ou convulsives. Dysménorrhée violente avec délire, révulsion des yeux, contorsions de la face et manifestations épileptiformes.
Dans l'épilepsie
appelant
Cuprum,
nous avons les contractions et les secousses des doigts et des orteils. Il tombe avec un cri et, pendant l'accès, laisse échapper urine et matières fécales. Il est indiqué dans l'épilepsie qui débute par une violente constriction de la partie inférieure de la poitrine, comme je l'ai décrite, ou par les contractions des doigts qui se répandent à tout le corps, à tous les muscles.
C'est encore un remède parfois nécessaire dans l'état
puerpéral,
avant ou après l'accouchement. Le cas peut être de nature urémique, mais peu importe ; l'urine est rare et albumineuse. Pendant le déroulement du travail, la patiente devient brusquement aveugle.
Toute lumière lui semble disparaître de la chambre, les douleurs du travail cessent, et les convulsions surviennent, commençant dans les doigts et les orteils. Lorsque vous rencontrez ces cas, n'oubliez pas
Cuprum.
Vous chercherez longtemps avant de pouvoir guérir un cas de ce genre sans
Cuprum.
Choléra : Dans le
choléra morbus
avec selles aqueuses jaillissantes et vomissements copieux, l'estomac et les intestins se vident de leur contenu. Le malade est pour ainsi dire complètement vidé, devient bleu de partout, les membres sont froids, il y a secousses musculaires, crampes des membres, des doigts et des orteils, spasmes de la poitrine ; il est froid, marbré, bleu par plaques, entrant dans le collapsus ; les ongles des mains et des pieds, ainsi que les mains et les pieds, sont bleus.
Plusieurs remèdes ressemblent à
Cuprum
dans un tel état. Dans le choléra, nous rechercherions naturellement les remèdes qui produisent des évacuations cholériformes, des états plus ou moins spasmodiques, la grande cyanose, le froid, l'affaissement et le collapsus.
Nous nous référerions ici à l'observation de Hahnemann.
Hahnemann
n'avait pas vu de cas de choléra, mais il perçut que la maladie produisait des apparences
semblables aux symptômes de
Cuprum,
Camphor
et
Veratrum.
Il vit, d'après la description de la maladie, que l'aspect général du choléra ressemblait à l'aspect général de
Cuprum,
Camphor
et
Veratrum,
et ces trois remèdes sont les remèdes cholériques typiques.
Ils ont tous le caractère général du choléra, sa nature et son aspect d'ensemble. Ils ont tous les vomissements et la diarrhée épuisants, le froid, la tendance au collapsus, l'affaissement par vidange des liquides du corps.
D'après ce que j'ai dit, vous verrez que le cas de
Cuprum
est, au-dessus de tous les autres, le cas
spasmodique.
Il a les spasmes les plus intenses, et les spasmes étant le caractère dominant, ils éclipsent tous les autres symptômes du cas.
Il est rempli de crampes et il est contraint de crier par la douleur des contractions musculaires.
Camphor
est le plus
froid
des trois remèdes ; le malade
Camphor
est
froid comme la mort.
Camphor
a la cyanose,
l'écoulement épuisant, quoique moindre que
Cuprum
et
Veratrum ;
mais, tandis que dans ces deux derniers remèdes le malade veut être bien couvert, dans
Camphor
il veut les fenêtres ouvertes et veut être au frais.
Bien qu'il soit froid, il veut être découvert et avoir les fenêtres ouvertes. Mais ici même, laissez-moi mentionner un autre trait de
Camphor.
Il a aussi certaines convulsions qui sont douloureuses, et
quand la douleur est présente
il veut être couvert et veut les fenêtres fermées. S'il y a des crampes dans les intestins avec la douleur, il veut être couvert.
Ainsi, dans
Camphor,
au cours de toutes ses affections en états fébriles (et la fièvre est très rare dans
Camphor),
et
pendant les douleurs,
il veut être couvert et au chaud, mais
pendant le froid
il veut être découvert et avoir de l'air.
Dans le choléra, donc, l'extrême froideur et la cyanose orientent vers
Camphor.
Encore, avec
Camphor,
il y a souvent des évacuations rares aussi bien qu'abondantes, de sorte que le cholérique est souvent frappé si soudainement qu'il a le froid, la cyanose et l'épuisement avec presque pas de vomissements ni de diarrhée, état appelé
choléra sec.
Cela signifie simplement une quantité exceptionnellement faible de vomissements et de diarrhée.
Ceci est
Camphor.
Un autre caractère saillant est la grande froideur du corps sans la sueur habituelle appartenant à la maladie.
Cuprum
et
Veratrum
ont la sueur froide et moite, et
Camphor
a aussi de la sueur, mais plus communément le malade qui a besoin de
Camphor
est
très froid,
bleu et
sec,
et veut être découvert. Voilà qui est frappant.
Passons maintenant à
Veratrum
et voyons que nous pouvons avoir trois remèdes très semblables, si parfaitement adaptés au choléra, et pourtant si différents.
Veratrum
est particulier par ses évacuations copieuses et épuisantes, ses
sueurs
abondantes,
ses abondantes évacuations intestinales, ses vomissements copieux, et la grande froideur de la sueur. Il y a quelques crampes et il veut être au chaud ; il est amélioré par les boissons chaudes et par l'application de bouteilles chaudes qui soulagent la douleur et la souffrance.
Ces trois remèdes tendent vers le bas, au collapsus et à la mort. Répétons donc :
Cuprum
pour les cas de caractère
convulsif,
Camphor
dans les cas caractérisés par l'
extrême froideur
et une sécheresse plus ou moins marquée, et
Veratrum
quand la sueur abondante, les vomissements et la purgation constituent les caractères. C'est peu de chose à retenir, mais avec cela vous pouvez entrer avec confiance dans une épidémie de choléra.
Dans les états cholériformes, il existe d'autres remèdes en relation avec
Cuprum
et qui doivent être pris en considération.
Podophyllum
a des crampes, surtout dans les intestins. Il a une diarrhée jaillissante et sans douleur, avec vomissements également, et il est donc utile dans le choléra morbus.
Les crampes de
Podophyllum
sont violentes ; il a l'impression que les intestins sont noués ensemble. La selle aqueuse est jaune et, si on l'examine un peu après, elle a l'air d'avoir été mêlée à de la farine de maïs. L'odeur est épouvantable, avec cette odeur typique d'une selle de
Podophyllum.
Dire qu'elle sent la viande avariée ne la décrit qu'en partie ; ce n'est pas tout à fait cadavérique, mais horriblement offensif et pénétrant.
La selle est jaillissante, copieuse, et s'accompagne d'une exténuation épouvantable.
« C'est à se demander d'où tout cela peut venir »,
dit la mère, parlant de la diarrhée épuisante chez un nourrisson ou chez un enfant. La selle s'échappe en jets prolongés, avec sensation de vide, d'affaissement, de défaillance mortelle dans tout le ventre.
Phosphorus
doit aussi être envisagé en relation avec
Cuprum.
Il a lui aussi des crampes intestinales, une diarrhée épuisante, un affaissement comme s'il allait mourir, mais communément avec chaleur de la peau, brûlure interne, et gargouillement de tous les liquides pris dans l'estomac ; dès qu'ils arrivent à l'estomac, ils commencent à gargouiller et gargouillent tout le long de l'intestin.
Une boisson d'eau semble traverser l'intestin avec gargouillement. Or ce gargouillement, dans
Cuprum,
commence à la gorge ; il avale avec un gargouillement ; gargouillement dans l'œsophage en avalant.
Crampes convulsives dans tout le corps avec tressaillements, secousses, tremblements et cyanose de la peau. Tout ce qu'il fait, tous ses actes sont spasmodiques, convulsifs. Tous les sphincters sont spasmodiques. Toutes les activités sont irrégulières, désordonnées et convulsives lors d'un empoisonnement par le cuivre.
Gardez ces choses à l'esprit tandis que nous étudions chaque région dans
Cuprum.
Répercussion ou refoulement d'éruptions, accompagnés de diarrhée et de convulsions, parfois seulement de convulsions. Nous notons un cas de rougeole ou de scarlatine avec une éruption supprimée par un refroidissement ou une exposition au vent, et des convulsions se sont déclarées.
Cela appartient à
Zincum
et à
Cuprum,
parfois à
Bryonia,
mais surtout à
Zincum
et à
Cuprum.
Secousses des membres à la suite d'une suppression soudaine d'une scarlatine, avec suppression de l'urine, chorée, etc.
Crampes des muscles de la poitrine ; crampes des mollets ; crampes partout. Éruptions supprimées. Écoulements existant depuis fort longtemps. L'individu est devenu débile et épuisé par l'excitation, mais cet écoulement le maintenait à peine en vie. Il s'est graduellement affaibli, mais il a continué à tenir debout parce qu'il avait un écoulement.
Cela lui a servi de soupape de sûreté. Si on l'arrête soudainement, des convulsions se déclareront. Voilà qui ressemble à
Cuprum.
Une femme a souffert longtemps d'une leucorrhée abondante, et quelque médecin imprudent lui dit qu'elle doit prendre des injections ; elle la tarit pendant quelques jours, et surviennent des convulsions hystériques, des crampes et des déchirements musculaires ; contractions des doigts et des orteils. Écoulements d'anciens ulcères, fistules supprimées.
Cuprum
rétablira un écoulement qui a été soudainement supprimé, puis suivi de convulsions. Il arrête les convulsions et rétablit l'écoulement. Il a la carie, il a la gangrène sénile, ou la gangrène qui appartient à la vieillesse ; vieux octogénaires ratatinés, dont les doigts et les orteils se couvrent de taches sombres ; circulation faible.
Esprit : Chez le malade
Cuprum,
les nerfs sont continuellement portés à la plus haute tension ; il veut s'enfuir, veut faire quelque chose d'affreux.
Impulsivité. Contraint de faire quelque chose ; agité et se tournant sans cesse ; malaise constant ; tremblement nerveux ; toujours fatigué. Grande faiblesse des muscles et relâchement du corps lorsque les convulsions ne sont pas présentes.
Tressaillements, secousses et sursauts pendant le sommeil. Grincement des dents dans les affections cérébrales. Une inflammation cesse brusquement, et vous vous demandez ce qui s'est passé. Tout à coup surviennent folie, délire, convulsions, cécité ; signes d'hyperémie cérébrale et d'inflammation apparaissant avec une merveilleuse soudaineté. Métastase. Changement complet d'une partie du corps à une autre.
La même chose peut se produire à partir d'une éruption supprimée, d'un écoulement supprimé ou d'une diarrhée supprimée, et cela se porte au cerveau, affecte l'esprit et provoque la folie ; un délire maniaque sauvage, actif.
Cuprum
n'est pas passif dans sa manière d'agir. La violence se manifeste partout. Violence de sa diarrhée, violence de ses vomissements, violence de son action spasmodique ; choses étranges et violentes dans sa manie et son délire.
Les crampes hystériques et les attitudes hystériques peuvent se changer en une nuit ou en un jour en chorée de Saint-Guy, et continuer ainsi comme si rien ne s'était passé. Telle est la soudaineté avec laquelle il change de caractère. On ne connaît pas généralement ce trait de
Cuprum
: ce changement perpétuel. Affections spasmodiques en général. Toux spasmodiques, spasmes dans tout le corps.
Poitrine : Le visage devient pourpre. Il perd haleine ; il étouffe. La mère croit que l'enfant ne reviendra jamais à la vie. Spasmes de la poitrine ; spasmes du larynx ; spasmes de tout l'appareil respiratoire d'un caractère tel que l'enfant semble mourir étouffé.
Coqueluche. À chaque quinte de coqueluche survient cet affreux état spasmodique, cette toux spasmodique. Secousses des muscles.
Cuprum
a des spasmes des membres avec toutes sortes de contractions telles qu'on les rencontre chez les constitutions hystériques.
Convulsions puerpérales. Convulsions où un membre se fléchit d'abord puis s'étend, avec alternance de flexion et d'extension. Chez un enfant, vous verrez tout à coup la jambe se projeter avec une grande violence, puis revenir contre le ventre avec une grande violence, puis repartir de nouveau. Il est difficile de trouver un autre remède qui ait cela.
Tabacum
l'a, mais peu d'autres. Les convulsions avec flexion et extension sont communes à
Cuprum.
Convulsions des membres, tressaillements et secousses des muscles. Nous trouvons une partie du tableau symptomatique chez l'un et une autre partie chez l'autre.
Tête : Hyperémie violente à la tête, douleurs violentes à la tête. Douleur avec fourmillements au vertex, forte douleur au vertex, douleur comme par contusion. Sensation de reptation au vertex, élancements dans les tempes. Hyperémie cérébrale, méningite. Mal de tête après les accès épileptiques. Paralysie du cerveau avec symptômes de collapsus. Métastase au cerveau à partir d'autres organes.
Au niveau de la face ; convulsions, secousses des yeux ; tressaillements des paupières. Douleur comme par contusion dans les yeux. Spasmes des muscles de l'œil, de telle sorte que les yeux ont des secousses et des tressaillements, d'abord d'un côté puis de l'autre. Roulement des yeux.
« Rotation rapide des globes, les paupières fermées.
Paupières fermées spasmodiquement »
Fermées de telle sorte qu'elles semblent se rabattre d'un coup sec.
« Inflammation du périoste autour des yeux et du tissu cellulaire
des glandes lacrymales. »
Taches d'ulcération sur la cornée. Face et lèvres bleues. Le visage est pourpre dans les convulsions et la coqueluche ; lèvres bleues.
Inflammation de la langue. Paralysie de la langue. Il n'est pas rare de constater une paralysie dans
Cuprum
après des convulsions. La violence des convulsions semble avoir amené une réaction et une faiblesse paralytique, une insensibilité et des fourmillements, une perte de motilité.
« Spasmes de la gorge, empêchant la parole.
Sensation comme de constriction en avalant.
Grande soif de boissons froides. »
Nombreuses affections sont améliorées par le fait de boire de l'eau froide. Les spasmes sont parfois atténués en buvant de l'eau froide. La toux est parfois provoquée par l'inhalation d'air froid, mais arrêtée par l'eau froide bue, comme
Coccus cacti.
« Désir d'aliments et de boissons chauds.
Mange hâtivement. »
Indigestion par le lait. Puis viennent nausées, vomissements et diarrhée, plus ou moins liés à des spasmes. Spasmes de l'estomac. Spasmes de la poitrine avec diarrhée et vomissements. Crampes des mollets, des doigts et des orteils.
« Pression dans l'estomac. »
Dans l'estomac et les intestins, crampes périodiques. Crampes revenant périodiquement. Il a guéri des coliques sous forme de crampes violentes revenant toutes les deux semaines avec une régularité parfaite. Il a une douleur dans l'estomac, et une douleur sous l'appendice xiphoïde qui semble devoir lui coûter la vie. Si elle n'est pas supprimée, il mourra certainement dans peu de temps.
Constriction à travers la poitrine, étouffement, crampes des jambes.
Cuprum
agit profondément dans l'organisme, et il est maintes fois arrivé qu'il ait si bien saisi un vieux sujet hystérique qu'il a complètement extirpé en peu de temps la tendance hystérique aux crampes.
Dans
Cuprum
particulièrement, au début des crampes, les pouces commencent à se replier. Ce n'est qu'avec difficulté qu'on peut les relever. Ils se replient de nouveau, puis les doigts se crispent sur eux et serrent si fort que c'est douloureux. Chez les enfants ayant de telles convulsions, et chez les hystériques ayant de telles convulsions,
Cuprum
agit profondément dans la vie de l'organisme et extirpe cette tendance aux convulsions et aux crampes. Convulsions urémiques. Convulsions avec urine supprimée ou rare.
Pas d'urine dans la vessie. Chez les jeunes filles qui commencent à menstruer, crampes violentes dans les membres, crampes dans le ventre, diarrhée, crampes dans l'utérus. Spasmes épileptiques revenant à chaque période menstruelle. Avant ou pendant les règles, ou après suppression, crampes violentes, insupportables, dans le ventre. Un cas de ce genre n'est pas si rare.
Femmes : Les jeunes filles, vers l'époque de la puberté, vont se baigner, lorsque leurs mères ont été un peu trop prudes, un peu trop sensibles, et n'ont pas dit à leurs filles à quoi elles pouvaient s'attendre, ni qu'il fallait se méfier des bains d'eau froide à certains moments. L'écoulement menstruel commence. Un bain froid supprime ce flux, et les convulsions surviennent.
Cela est conforme à
Cuprum.
On pourra les appeler convulsions hystériques. Elles prendront très probablement la forme de convulsions hystériques ; elles peuvent prendre la forme de la chorée. Au lieu de convulsions, cela peut prendre la forme d'une hyperémie cérébrale avec délire violent.
De même, les règles ne paraissent pas après suppression, après une sueur supprimée, et des convulsions surviennent ; spasmes fréquents pendant les règles.
Cuprum
n'est généralement pas connu comme un remède si merveilleux lorsqu'il y a anémie ; pourtant il a la chlorose. C'est un remède d'action profonde. Il agit avec une grande puissance sur tout le système volontaire, les désirs et les aversions.
Il convient à ces jeunes filles qui ont toujours fait leur volonté, n'ont jamais été contrariées, et qui, lorsqu'elles grandissent et atteignent la puberté, et doivent se soumettre à quelque discipline sous peine de ne jamais devenir des femmes, ont des accès de folie, ont des crampes.
Cuprum
les rendra parfois raisonnables ; c'est ainsi qu'il se rattache aux amours et aux haines. Il appartient de la manière la plus marquée au système volontaire.
Respiration spasmodique ; grande dyspnée, respiration asthmatique. Accès d'asthme spasmodique et toux spasmodiques des plus violentes.
« Toux sèche, dure, difficile, râles dans la poitrine, spasmes.
Toux sèche spasmodique jusqu'à ce qu'il étouffe.
La face est rouge ou pourpre. »
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Séror 2000
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