Argentum nitricum
par James Tyler Kent — Leçons de matière médicale homéopathique
Argentum Nitricum - LEÇONS SUR LA MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE par JAMES TYLER KENT, A.M., M.D.
LEÇONS SUR LA MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATHIQUE
Ancien professeur de matière médicale au
Hering College, Chicago.
Argentum Nitricum
Esprit
: Nous constaterons, en
examinant les symptômes de ce remède, que le caractère intellectuel prédomine, comme dans le
métal ; que les affections ne sont troublées que d’une manière limitée. Il y a prédominance
des symptômes mentaux.
Avant tout, trouble de la mémoire, trouble du raisonnement ; il devient
très déraisonnable dans les explications de ses actes.
Il est déraisonnable, fait des choses étranges et arrive à d’étranges
conclusions ; à des sottises.
Il a toutes sortes d’imaginations, d’illusions, d’hallucinations. Il est
tourmenté dans son esprit par l’afflux de pensées importunes, et surtout la nuit ses pensées
le tourmentent au point qu’il est extrêmement angoissé ; cela le met à la hâte, à l’agitation,
et il sort, marche et marche ; plus il marche vite, plus il pense qu’il doit marcher vite,
et il marche jusqu’à la fatigue.
D’étranges notions, idées et craintes lui viennent à l’esprit. Il a
l’impulsion qu’il va avoir une attaque ou qu’il va tomber malade.
Une idée étrange lui vient à l’esprit : s’il passe devant un certain coin
de rue, il fera sensation, tombera et aura une attaque ; pour éviter cela il fera le tour du pâté
de maisons.
Il évite de passer par ce coin de peur de faire quelque chose d’étrange.
Il est si diminué dans son état mental qu’il laisse entrer dans l’esprit toutes sortes
d’impulsions.
Il y a afflux de pensées étranges dans son esprit et, en traversant un
pont ou un lieu élevé, la pensée lui vient qu’il pourrait se tuer, ou peut-être sauter en bas,
ou bien : et s’il sautait ? et parfois l’impulsion réelle vient de se jeter du pont dans l’eau.
En regardant par une fenêtre, la pensée lui vient quelle chose affreuse
ce serait de sauter par la fenêtre, et parfois l’impulsion vient réellement de sauter.
Il y a peur de la mort, état d’angoisse excessive, impression que la mort
est proche et, souvent, à certains moments, comme
Aconite
il prédit le moment où il va mourir.
Quand il envisage l’avenir, il est anxieux. Lorsqu’il envisage quelque
chose qu’il est sur le point de faire, ou dans l’attente d’événements, il est anxieux.
Lorsqu’il va à un rendez-vous, il est anxieux jusqu’à ce que le moment
arrive.
S’il doit entreprendre un voyage en chemin de fer, il est anxieux, plein
de peur et d’angoisse, avec irritabilité nerveuse tremblante, jusqu’à ce qu’il soit dans le
wagon en marche, puis cela disparaît. S’il doit rencontrer une certaine personne au coin
d’une rue, il est anxieux et se couvre souvent de sueur d’angoisse jusqu’à ce que ce soit
passé.
Non seulement ce symptôme particulier est présent, mais les symptômes
surviennent par suite de son angoisse.
Il est excitable, se met facilement en colère, et il en résulte de la
douleur. Lorsqu’il se met en colère, il devient véhément et une douleur dans la tête
survient ; toux, douleur dans la poitrine et faiblesse suivent cette colère.
L’angoisse qu’il éprouve dans ces circonstances déclenche des troubles.
Quand il va quelque part, à un mariage ou à l’opéra, ou à tout événement
inhabituel, cela s’accompagne d’angoisse, de peur et de diarrhée.
Nous avons donc ici un merveilleux remède. Il est dit dans le texte qu’il
donnait toutes sortes de raisons bizarres à sa conduite étrange, s’efforçant, pour ainsi dire,
de dissimuler sa sottise, qu’il reconnaît lui-même.
Tristesse, mélancolie et confusion. Mémoire défectueuse. La vue de hautes
maisons le rend vertigineux, et son vertige augmente ou survient en fermant les yeux ; avec le
vertige il y a bourdonnements d’oreilles, grande asthénie et tremblement.
Maux de tête constitutionnels par épuisement mental, par effort de
l’esprit. Dans un tel épuisement mental : maux de tête, excitation nerveuse et tremblement,
et troubles organiques du cœur et du foie chez les hommes d’affaires, les étudiants, les
travailleurs intellectuels, ceux qui sont soumis à une excitation prolongée ; chez les acteurs
qui ont entretenu longtemps l’excitation de bien paraître en public.
Cet état mental progresse jusqu’à entraîner un état général de faiblesse ;
avec tremblement, paralysie, insensibilité, fonctions perturbées, palpitations, battements
dans tout le corps, en même temps que l’état mental.
L’état nerveux continue jusqu’à ce qu’il y ait désordre de tous les
organes du corps. L’estomac refuse de digérer ; tout ce qu’il prend semble se transformer en
gaz, et il devient distendu et souffre.
La circulation paraît considérablement perturbée, en plus des
palpitations. Plénitude des vaisseaux sanguins et battements dans tout le corps. Les vaisseaux
sanguins deviennent malades.
Dégénérescence athéromateuse et dilatation des veines, varices.
Sur les membranes muqueuses et la peau, ulcération ; cela progresse, et le
cœur devient de plus en plus faible, et les membres deviennent froids et bleus, et les lèvres
sont froides et bleues, avec aggravation de toutes ces plaintes par l’excitation mentale, par
le fait d’aller à l’opéra, de rencontrer un ami, d’honorer un rendez-vous.
Ce remède est éminemment nerveux, plein de symptômes rachidiens,
douleurs tiraillantes, déchirantes le long des membres ; on trouve de telles douleurs dans
l’ataxie locomotrice, douleurs fulgurantes, lancinantes.
Il existe un grand trait qui traverse ce malade et modifie la plupart de
ses symptômes, à quelques exceptions près : c’est qu’il est comme un malade
Pulsatilla
; il veut de l’air froid, des boissons froides, des choses froides ; il veut de la glace, de la
crème glacée ; il veut la tête à l’air froid ; il étouffe dans une chambre chaude.
Il étouffe par les vêtements chauds, veut les portes et les fenêtres
ouvertes ; ne peut respirer dans une pièce confinée, étouffe s’il y a d’autres personnes dans
la pièce ; ne peut aller à l’église ni à l’opéra, ne peut aller dans les lieux de divertissement
ou aux réunions, il doit rester chez lui.
Il redoute la foule, redoute certains endroits.
Ulcérations
:
Partout nous trouvons de l’ulcération, mais surtout sur la membrane muqueuse. La gorge
porte des ulcères, de même les paupières et la cornée ; ulcération de la vessie.
Ulcères de l’utérus, du vagin et des parties molles externes. Cette
tendance à l’ulcération paraît assez étrange, singulière, qu’il y ait dans sa pathogénésie une
telle tendance, alors que l’ancienne école l’a employé pour cautériser les ulcères, et pourtant
il les guérit.
Nous savons que
Phosphorus
brûle et intensifie la tendance à l’ulcération, rend l’ulcère plus profond,
tandis qu’Argentum nitricum le met à cicatriser.
Sur les membranes muqueuses nous trouvons des saillies rouges, des
granulations, une dilatation des vaisseaux, un aspect violacé. Ulcères sensibles.
Femme
: Les troubles
chez la femme surviennent
avant et
pendant
la période menstruelle. C’est un moment favorable à l’aggravation de toutes ses plaintes ; si
elle présente des symptômes d’Argentum nitricum, ils sont susceptibles d’être alors à leur
maximum.
Elle souffre de dysménorrhée très violente, d’excitation nerveuse, de
manifestations hystériques et d’un flux anormalement accru.
La tendance aux hémorragies appartient à ce remède.
Les ulcères saignent ; il y a saignement du nez, saignement de la
poitrine, les urines sont sanglantes ; leucorrhée abondante, flux menstruel abondant ;
ménorragie ; saignement des membranes muqueuses en général, de l’utérus. Hématémèse. Il a
guéri des ulcérations de l’estomac prolongées et des plus invétérées, lorsqu’il y a eu des
vomissements de sang.
L’aggravation à la période menstruelle est un trait marqué, et elle est
exempte de symptômes dans l’intervalle.
Les palpitations, le tremblement, la froideur de la surface, tout en
désirant l’air frais en plein air, la coloration bleue des lèvres, la froideur des membres,
la coloration bleue et la froideur des membres inférieurs jusqu’aux genoux et des mains et
bras jusqu’aux coudes, et pourtant la malade veut des choses fraîches, veut quelque chose de
froid.
On peut ne rien voir de semblable à aucun autre moment. Voici un trait
remarquable :
"La malade ne peut pas se coucher sur le côté droit, parce que cela
provoque tant de palpitations."
Nous avons quantité de remèdes pour les palpitations ; ceux chez lesquels
elles sont aggravées en étant couché sur le côté droit sont rares
(Alumen, Badiaga, Kalmia,
Kali n., Lil. t., Platina, Spongia).
C’est peu commun, étrange, rare et particulier.
C’est un trait si fort dans ce remède qu’il devient dans une grande mesure
presque général, parce que c’est un symptôme du
cœur
et qu’il s’entremêle aux symptômes généraux.
Avec cette sensibilité, il est obligé de se mettre dans une autre
position ; il doit se lever et marcher à cause du décubitus sur le côté droit.
Le malade dira qu’il sent des battements de la tête aux pieds lorsqu’il
est couché sur le côté droit. N’oubliez pas, dans ce remède, toutes ces généralités lorsque
nous venons les appliquer dans leurs particularités, et les particularités dans les
généralités.
N’oubliez pas que ce remède est l’un des plus
flatulents
des ouvrages. Il est distendu à éclater ; il obtient à peine un soulagement en émettant des
gaz ou par les éructations.
Il est obsédé par l’idée pénible que toutes ses entreprises doivent
échouer. En marchant il défaille d’angoisse, ce qui le fait marcher plus vite. Partout vous
trouverez la prédominance des symptômes intellectuels.
Céphalée
: Les
maux de tête sont de caractère congestif ; battements marqués, améliorés par le froid et par
un bandage serré. Maux de tête par effort mental, par excitation, avec vertige, nausées et
vomissements.
Douleurs dans le côté droit de la tête, en secousses, coupantes,
piquantes, pulsatives. La tête paraît beaucoup augmentée de volume.
Yeux
: Les symptômes
des yeux sont trop nombreux pour être mentionnés. Ils sont de caractère général, tels que
nous les trouvons dans les états catarrhaux avec ulcération, calmés par le froid.
Tous les symptômes oculaires sont pires dans une chambre chaude, pires en
restant assis près du feu. Il veut des applications froides, des lavages froids. Photophobie
intense ; aversion pour la lumière, et cela est pire dans une chambre chaude ; il veut du
froid, il veut l’obscurité.
Il y a beaucoup de gonflement et de tuméfaction des vaisseaux de l’œil,
et de rougeur, et cela a un aspect à vif, dénudé, excorié.
"Chémosis avec vaisseaux étranglés."
"Cornée opaque."
"Ulcération de la cornée chez les nouveau-nés ; écoulement purulent
abondant des paupières,"
et c’est là ce que les « réguliers » autrefois, et presque jusqu’à nos
jours, ont employé pour les yeux, en les traitant par
Argentum nitricum
.
Photophobie
: après un
travail prolongé de couture fine, de lecture de petits caractères. Chez quelqu’un qui est
devenu brusquement hypermétrope, cela est survenu comme un état congestif ; non pas de la
vieillesse, mais quelque chose qui devrait être guéri.
Tout à coup il ne peut plus voir l’imprimé à la distance habituelle, mais
doit le tenir bien plus loin ; si cela se produit chez quelqu’un de vingt-cinq ans ou chez un
enfant.
De près, il ne distingue pas. Un tel trouble de l’accommodation produisant
l’hypermétropie, il l’a provoqué et guéri.
"Œdème des paupières", etc.
Œdème est un mot qui traverse tout le remède. C’est-à-dire qu’il comporte
un état hydropique partout où l’hydropisie peut se produire.
Face
: Le visage est
l’endroit suivant où nous trouvons des particularités dignes de remarque.
"Face : la sueur se tenait en gouttes sur son visage."
"Face creusée, pâle, bleuâtre."
"A l’air prématurément vieux."
"Face bleue, respiration laborieuse, sans pouls."
Gorge
: Viennent
ensuite les symptômes de la gorge. Un autre trait de ce remède est sa tendance générale à
produire des verrues.
Il y a une tendance à favoriser la croissance des verrues et, dans la
gorge, il y a de petites excroissances verruqueuses, des formations polypoïdes dans la gorge
et autour des organes génitaux et de l’anus ; d’où sa grande utilité dans les constitutions
sycotiques.
Il possède tous les écoulements nécessaires à son emploi dans la
constitution sycotique.
Il sentait comme s’il avait un bâton dans la gorge en avalant. Aussitôt
vous verrez sa proche relation avec
Hepar
. Dans les états inflammatoires de la gorge avec
ulcération.
Dans
Argentum nitricum
il veut être dans une pièce froide, veut de l’air froid et
avaler des choses froides. Dans
Hepar
il veut des choses chaudes à boire, des vêtements
chauds, une chambre chaude, et il ne peut même pas sortir la main du lit sans que sa gorge
commence à lui faire mal.
Vous voyez, les modalités sont exactement opposées, mais tous deux ont des
« bâtons » dans la gorge. Dans le catarrhe chronique sec,
Alumina
et
Natrum muriaticum
ont des « bâtons » dans la gorge ; mais dans la gorge rouge avec tuméfaction et douleur, ces
deux remèdes n’apportent aucun soulagement, les deux premiers valent mieux. Des « bâtons »
dans la gorge comme des arêtes de poisson.
Acide nitrique, Hepar,
et Argentum nitricum
,
sont les remèdes les plus marquants pour la sensation d’arête de poisson. Beaucoup de remèdes
ont des piqûres dans la gorge, mais ceux-ci sont les plus saillants.
Nous savons comment
Argentum
nitricum
a été employé pour l’ulcération de
la gorge, et le voici comme l’un des remèdes les plus utiles dans la congestion chronique de
la gorge. Catarrhes avec extinction de voix. Excroissances verruqueuses, condylomes, etc.
Perte de voix, tuméfaction de la membrane muqueuse autour des cordes
vocales et parésie des cordes vocales. Condylomes sur les cordes vocales.
"Perte d’appétit" et refus de boire.
Digestion
: Voilà une
autre caractéristique. Il sent qu’il lui en faut et cela le rend malade ; provoque des
éructations, une flatulence accrue, un estomac aigre.
Il ne peut le digérer ; cela agit comme un purgatif et provoque une
diarrhée. L’aggravation par le sucre est si marquée que le nourrisson allaité aura une
diarrhée verte si la mère mange des bonbons.
Est-il alors étonnant que le bébé puisse recevoir de la mère une dose
dynamisée, alors que la dose dynamisée peut voyager comme l’éclair, et que le sucre prend
toute la journée à être digéré, dynamisé et transmis comme un poison au bébé ? Je me
souviens d’un cas sur lequel j’ai réfléchi et réfléchi.
Le bébé avait des selles mercurielles, c’était sûr ; elles étaient vert
herbe. Eh bien,
Chamomilla
a des selles vert herbe, et
Arsenicum
et
Mercurius
et quantité de remèdes ont des selles vert herbe.
Routinier que j’étais à cette époque, je ne pouvais rien en tirer d’autre
que
Mercurius
, et bien que le bébé eût reçu
Merc., Ars.
et
Cham
.
il n’y eut aucun soulagement,
jusqu’à ce que je découvre que la mère mangeait des bonbons.
Lorsqu’on lui demanda si elle mangeait des choses sucrées, du sucre,
etc., elle répondit,
"Oh, non."
"Mais si, tu en manges", dit le mari ;
"Je te rapporte chaque jour une livre de bonbons à la maison.
Qu’en fais-tu ?"
"Oh, cela ne comptait pas", répondit-elle.
Mais le bébé ne guérit pas avant d’avoir reçu
Argentum nitricum
et que la mère eût cessé de manger du sucre.
"Désir irrésistible de sucre."
Un assez grand nombre de remèdes ont envie de sucreries, mais beaucoup
d’entre eux peuvent manger des douceurs impunément. C’est toujours une chose particulière
lorsque l’un des articles de l’alimentation, tels que le lait, le sucre, le sel, l’amidon,
etc., et les choses de table rendent malade.
Quand on dit : "Je ne peux pas manger une cuillerée à café de quoi que ce
soit contenant de l’amidon, de l’œuf ou du sucre sans être malade", c’est toujours étrange et
particulier, parce que ce n’est pas quelque chose qui n’intervient que comme envie et en
affectant l’estomac, mais cela affecte tout le malade.
Le malade dit :
"Je deviens malade" et, de ce fait, cela devient un général.
Lorsque le malade a une diarrhée en mangeant du sucre, ce n’est pas
simplement un symptôme local et particulier, parce que tout le malade est malade avant que la
diarrhée ne commence ; la diarrhée en est l’issue. Puisque c’est un général, il est donc
nécessaire de l’examiner.
"Les matières vomies teignent la literie en noir."
Vomissements incessants d’aliments. Il recrache parfois les aliments par
bouchées jusqu’à ce que l’estomac soit vide. Éructations d’air accompagnées d’une bouchée
d’aliments non digérés, comme
Phosphorus
et
Ferrum
.
Il les recrache ; cela remonte par gorgées.
"Les éructations soulagent."
"La flatulence remonte en grandes quantités."
Éructations fréquentes. Les éructations ne soulagent pas toujours. Cela
ressemble davantage à
China
dans ses éructations.
Les éructations de
Carbo
veg
.
soulagent pour un certain temps, et il se sent mieux. Voilà comment cela se passe avec
Carbo veg
.;
il est distendu presque à éclater et ne peut pas expulser de vent ; mais finalement, après
beaucoup de douleur et de distension, cela remonte en éructations vides et alors il obtient
un soulagement.
Avec
China
il est
distendu
, et toutes les
petites périodes il fait remonter des gaz, mais sans soulagement. Cela ne semble pas aider, et
parfois les malades disent même qu’ils semblent aller plus mal après cela.
Il en est ainsi parfois avec
Argentum
nitricum
. Il a manifestement les deux.
"La plupart des affections gastriques s’accompagnent de renvois."
"Renvois difficiles ; finalement l’air s’échappe avec une grande
violence."
"Nausées après chaque repas ; nausées avec efforts pénibles pour
vomir."
J’ai vu ces malades
Argentum
nitricum
vomir et aller à la selle au même
moment, non pas vomir une seconde et purger la suivante, mais jaillir des deux côtés avec une
grande exténuation, comme dans le cholera morbus, si relâchés, prostrés et faibles.
"Vomi ; strié de brun, floconneux, comme du marc de café."
L’estomac, le foie et le ventre sont remplis de douleurs. Le ventre est
distendu avec toute cette flatulence pénible. Inflammation de l’estomac, ulcération de
l’estomac, diarrhée très pénible. Diarrhée avec flatuosités abondantes. Selle avec flatuosités
abondantes chez les enfants au sein, avec tranchées et selles visqueuses sanguinolentes et
ténesme.
"Diarrhée des enfants après le sevrage."
Un autre trait, en rapport avec la diarrhée et la dysenterie, est que des
moules sont évacués avec la selle, comme une membrane diphtéritique ou un dépôt ; des moules
ayant la forme du rectum, des cordons membraneux, viennent avec la selle. Selles de mucus
vert, fétide, avec flatuosités bruyantes la nuit.
Urinaire
:
"Urines émises inconsciemment et sans interruption."
"Besoin d’uriner ; les urines passent moins aisément et moins
librement."
"Saignement de l’urètre ; érections douloureuses ; blennorragie."
Il a une blennorragie très douloureuse avec érections douloureuses chez
l’homme. Chez la femme, le vagin est extrêmement douloureux, et les parties molles externes
sont gonflées ; tuméfaction.
Le vagin est douloureux en urinant ; écoulement sanglant. Chez l’homme,
orchite par suppression de l’écoulement. Chez la femme, ovarite, inflammation de tous les
organes pelviens. Grande sensibilité douloureuse dans tout le bassin.
Saignement du vagin. Ulcération de l’utérus. Le rapport sexuel est
douloureux ou impossible.
"Douleurs comme des bâtons ou des échardes dans et autour de la
matrice."
Cette sensation prévaut partout où il y a des ulcères.
"Prolapsus avec ulcération de l’orifice utérin ou du col."
Hémorragie de courte durée ; douleurs lancinantes à travers le ventre et
l’estomac. Métrorragie. Troubles des femmes nerveuses et à la période menstruelle. Règles
supprimées ou scanty. Troubles pendant la grossesse.
Cœur
: Sous les
symptômes du cœur et du pouls :
"Angoisse avec palpitations et battements dans tout le corps."
"Violentes palpitations au moindre émoi mental ou à un effort musculaire
brusque. Les palpitations l’obligent à presser fortement la main contre le cœur pour être
soulagée. Action du cœur irrégulière, intermittente", etc.
Une douleur dans la région lombaire survient en position assise, mais est
mieux debout et en marchant. Douleur de dos par flatulence. Douleur contusive dans la colonne.
Douleur du dos la nuit. Grande pesanteur dans la région lombaire. C’est un remède très utile
dans l’ataxie locomotrice.
Grande agitation. Les symptômes nerveux sont très nombreux. Tremblement
périodique du corps. Chorée, avec déchirement dans les jambes. Convulsions précédées d’une
grande agitation. Sensation nerveuse de défaillance, tremblante, etc.
Les symptômes du sommeil sont assez généraux. Cauchemars pénibles. Les
rêves sont horribles. Il se réveille en excitation et en sursaut. Toutes sortes de choses
étranges, horribles, pendant le sommeil. Rêves de choses vicieuses et violentes, et que tout
va lui arriver. Rêves d’amis défunts, etc.
Au réveil, le matin, les membres sont comme contusionnés ; douleur dans
la poitrine,
Ne peut dormir la nuit tant il est nerveux.
Escarres érysipélateuses. Lorsqu’il est en voiture, les palpitations et
l’angoisse l’obligent à descendre de la voiture et à marcher, et très vite.
Éruption violacée, telle qu’elle apparaît dans les formes les plus graves
de scarlatine et des maladies zymotiques.
Son contre-remède naturel le plus naturel est
Natrum muriaticum
. Quand
vous avez une ulcération où la gorge a été cautérisée, ou le col de l’utérus, ou les paupières,
par le
Nitrate d’Argent
, étudiez
Natrum mur
. et voyez si les symptômes du cas ne
justifieraient pas son administration. C’est le contre-remède naturel le plus commun de ces
pratiques détestables.
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Séror 2000
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