Juniperus Virginiana
par Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
JUNIPERUS VIRGINIANA. - L'ENCYCLOPÉDIE DE LA MATIÈRE MÉDICALE PURE par
TIMOTHY F. ALLEN, A.M., M.D.
L'ENCYCLOPÉDIE
DE
Présenté
par Médi-T
JUNIPERUS VIRGINIANA.
Juniperus Virginiana, Linn.
Ordre naturel
, Coniferæ.
Noms communs
, Cèdre rouge, Sabine.
Préparation
, Teinture des rameaux.
Autorités.
1
,
Dr. Charles A. Lee, Am. J. Med. Sc., 21, p. 345, une femme prit une once
d'huile pour provoquer un avortement;
2
,
Dr. Samuel C. Wait, Bost. M. and S. Journ., 1849, p. 469, une femme, âgée
de 26 ans, prit une grande cuillerée à café d'huile;
3
,
même source, Mme A. E. B., âgée de 32 ans, en prit une certaine quantité (dose non indiquée);
4
, même source, Mlle L. K., âgée de 17 ans, sujette à des accès
d'aliénation mentale, mais par ailleurs bien portante, prit une once d'huile;
5
, même source, Mlle A. G., âgée de 17 ans (environ deux
cuillerées à café retrouvées dans l'estomac);
6
,
C. H. Cleveland, Bost. Med. and Surg. J., 44, p. 336, Mlle ---, prit
une demi-once d'huile;
7
, Dr.
Ingalls, Bost. M. and S. Journ., 57, 384, une jeune fille prit une demi-once d'
huile comme emménagogue;
8
, Dr.
Hodgdon, même référence, effets chez une femme;
9
,
Dr. C. Holly, Detroit Rev. of Med. and Pharm., juillet 1876, p. 478, Mme
W. prit une demi-once.
ESPRIT.
►
Émotionnel.
►
Pendant l'accès
(de fièvre), délirait de façon incohérente,
[1]
.
►
Délire (après six heures),
[2]
; (après plusieurs heures),
[4]
.
►
Gémissait de la manière la plus pitoyable,
[3]
.
►
Effroi,
[7]
.
► Intellectuel.
►
Le matin de sa mort, elle resta
dans un état stuporeux; ne répondait à aucune question et ne paraissait pas
consciente,
[1]
.
►
À mesure que les convulsions se poursuivaient, la stupeur
devenait de plus en plus profonde,
[3]
.
►
Une heure et demie après
le moment où on la trouva, les convulsions cessèrent complètement,
la laissant dans un coma profond, respirant lourdement mais
régulièrement,
[2]
.
►
Elle demeura apparemment dans un profond sommeil
comateux jusqu'à environ 9 heures le lendemain, lorsqu'elle se réveilla en pleine
conscience, sans aucun souvenir de ce qui s'était produit depuis
qu'elle avait avalé l'huile,
[9]
.
TÊTE.
►
Vertiges (après quatorze heures),
[2]
;
(après plusieurs heures, et le deuxième jour),
[4]
.
[10.]
►
Malaise céphalique,
[4]
.
►
Sensation comme si la tête était serrée dans un cercle
de fer (après quelques minutes),
[9]
.
OEIL.
►
Yeux quelque peu injectés de sang, mais comme la malade avait pleuré, je ne
savais si l'hyperémie de la sclérotique n'avait pas pu en partie être causée par
cela,
[6]
.
►
Les yeux commencèrent à devenir fixes et à tressaillir,
[4]
.
►
Sensation comme si les yeux éclataient hors de leurs
orbites (après quelques minutes),
[9]
.
► Pupille.
►
Pupilles dilatées,
[6]
.
►
Pupille dilatée jusqu'à la moitié de la largeur de
l'iris,
[4]
.
►
Pupilles complètement dilatées,
[3]
.
VISAGE.
►
Visage très rouge,
[5]
.
►
Le faciès prit un aspect veineux,
[3]
,
[4]
.
[20.]
►
Visage tuméfié et livide,
[6]
.
►
Veines du visage, de la tête et du cou pleinement
distendues,
[6]
.
►
Une moitié de la lèvre inférieure et une partie du
menton, ainsi que le côté du cou jusqu'en bas, étaient très tuméfiées et d'une
teinte sombre, presque comme des ecchymoses dues à une contusion; la langue et les gencives,
aussi, présentaient une tuméfaction et une lividité semblables,
[6]
.
►
Mâchoires
fermement serrées,
[6]
.
BOUCHE.
►
Pensait que cela lui arracherait la peau de la bouche et de la gorge,
[1]
.
►
Elle
ne pouvait parler de manière à être comprise; elle articulait comme une personne
atteinte d'hémiplégie,
[3]
.
GORGE.
►
Isthme du gosier dénudé par endroits de son revêtement muqueux,
[6]
.
ESTOMAC.
►
Soif.
►
Soif (après
plusieurs heures et le deuxième jour),
[4]
.
►
Soif intense,
[1]
.
► Nausées et
vomissements.
►
Nausées,
[7]
.
[30.]
►
Écœurement et malaise à l'estomac
(deuxième jour),
[4]
.
►
Vomissait,
[3]
.
►
Légère tentative d'émèse, et une
très petite quantité d'huile fut rejetée,
[9]
.
►
Vomissait entre les accès; les
matières vomies exhalaient l'odeur d'huile de cèdre,
[2]
.
►
Vomissements
abondants,
[4]
.
►
Vomissements d'une matière noire, puis d'une matière verte; les
vomissements continuèrent toute la journée,
[1]
.
► Estomac.
►
Distension importante et sensibilité à la pression à l'épigastre,
[6]
.
►
Malaise à l'estomac (après plusieurs heures et le deuxième jour),
[4]
.
►
Douleur à l'estomac,
[5]
.
►
Lorsqu'on lui demanda de mettre la
main sur le siège de sa souffrance, elle la posa sur son estomac,
[3]
.
[40.]
►
Brûlure à l'estomac,
[4]
.
ABDOMEN.
►
Abdomen tuméfié et chaud,
[6]
.
►
Douleurs dans les intestins,
[1]
.
►
Se plaignait de l'intensité des douleurs abdominales,
[6]
.
SELLES.
►
Purgation violente, qui continua jusqu'à la mort,
[1]
.
►
Intestin
relâché le premier jour, mais depuis les dernières vingt-quatre heures rien n'en
était sorti,
[6]
.
ORGANES URINAIRES.
►
Très grande difficulté à uriner,
[1]
.
ORGANES SEXUELS.
►
Hémorragie utérine,
[1]
.
ORGANES RESPIRATOIRES.
►
Les parties molles du cou étaient aspirées vers le bas à chaque effort d'
inspiration, et la mâchoire inférieure s'abaissait,
[3]
,
[4]
,
[5]
.
►
Le stertor
persista quelques minutes; il fut suivi d'une respiration d'un tout autre
genre; et le caractère principal de celle-ci était un soulèvement inefficace
de la poitrine à l'inspiration pour prendre de l'air, et un affaissement
flasque de la poitrine à l'expiration,
[3]
,
[4]
,
[5]
.
[50.]
►
Expiration lente et sans aide
des muscles expiratoires; la poitrine semblait s'affaisser sous
son propre poids,
[6]
.
COEUR ET POULS.
►
Pouls au-dessous de 60, ensuite tombé à 45, puis intermittent,
[3]
.
►
Pouls 55 (une heure et demie après qu'on l'eut trouvée); au bout d'une heure, il
commença à s'accélérer, devint plus régulier, plus serré, normal et
ferme; plus de 100 (après six heures),
[2]
.
►
Pouls 50; ensuite commença à
être intermittent,
[4]
.
►
Pouls 45, ample et mou; ensuite 40
et 45; après une saignée de douze à seize onces, 35,
quoique régulier,
[5]
.
►
Pouls frémissant, faible et lent, ne dépassant
pas 55 par minute, et très irrégulier,
[6]
.
MEMBRES SUPÉRIEURS.
►
Mains parfois crispées,
[6]
.
MEMBRES INFÉRIEURS.
►
Titubation,
[4]
.
GÉNÉRALITÉS.
►
Objectif.
►
Secousses des
muscles,
[9]
.
►
Convulsions pendant
trois ou quatre heures,
[8]
.
[60.]
►
Une convulsion extrêmement violente survint,
et toute conscience fut abolie pendant douze heures.
►
Les convulsions se succédèrent rapidement,
de sorte qu'en moins de deux heures elle en eut onze,
[9]
.
►
Corps entier, cou, tronc et
extrémités complètement raides, tous les muscles volontaires étant dans cet
état de contraction violente appelé par Cullen
"rigidité spasmodique
", et par certains autres
"
spasme tonique
", tandis que le
corps entier était en même temps agité de secousses; yeux fixes et hagards;
mâchoires serrées; mains crispées; respiration laborieuse; suffocation et étranglement;
faciès distendu et livide, et pouls aussi bas que 60 par minute,
très ample et mou; bientôt la respiration devint plus libre, uniforme et
active, et à chaque expiration elle chassait hors de sa bouche des bulles baveuses, et
à chaque inspiration les réaspirait; coïncidant avec l'amélioration de
la respiration, les secousses diminuèrent, et le spasme des muscles céda,
jusqu'à ce que ses bras retombent flasques à ses côtés; l'ensemble de l'organisme
se relâcha alors, et la respiration devint tout à fait facile et calme,
cependant que les yeux demeuraient fixes et hagards, le pouls lent,
ample et mou, et la stupeur si profonde qu'aucun signe de conscience ne pouvait être obtenu; cet accès
fut bientôt suivi d'un autre, qui débuta par des secousses des yeux,
suivies de secousses de la tête, de contraction des muscles d'un côté
du visage et du cou, puis de ceux de l'autre côté, de ceux de la nuque,
de ceux des bras, du tronc et des membres inférieurs, en succession
rapide; lorsque les muscles des bras et du corps en général se
contractaient, les bras se tendaient avec un geste implorant, ce qui, avec le
gémissement qui l'accompagnait, si gémissement est le nom qu'on puisse donner à ce bruit,
le regard angoissé et tendu, et la physionomie déformée,
exprimait aux assistants la terreur et la stupéfaction les plus extrêmes,
bien que la malade fût entièrement inconsciente; venaient ensuite de
violentes secousses de tout le corps, la respiration étant presque
supprimée; après quelque temps les secousses diminuèrent graduellement,
et la respiration devint plus libre, et les symptômes décrits dans la dernière partie
de l'accès précédent reparurent et dans le même ordre; suivis d'autres
convulsions; pouls 55, intermittent, ample et mou,
[2]
.
►
Tout
l'ensemble des muscles volontaires se tendit dans le spasme le plus rigide,
le corps entier étant agité de secousses, les yeux hagards,
les pupilles un peu dilatées, le pouls à 60 par minute,
et la respiration laborieuse, coupée et étranglée;
suivit un autre accès qui, comme dans d'autres cas, débuta par des
secousses des yeux, suivies de secousses de la tête, de contraction des
muscles d'un côté du visage et du cou, de ceux de l'autre côté,
de ceux de la nuque, de ceux du bras, du tronc et des extrémités,
accompagné du même geste implorant d'extension des bras, du même
gémissement, si gémissement est le nom qu'on puisse donner à ce bruit,
du même regard hagard, et de cette expression naturelle de la terreur et de
la stupéfaction les plus extrêmes, puis de secousses de tout le corps;
son aspect était si navrant, et en vérité si affreux,
que bien peu des assistants pouvaient en soutenir la vue;
certains s'évanouirent, d'autres se couvrirent le visage de leurs mouchoirs et se
détournèrent; le spasme s'effaçait si imparfaitement entre les accès
que la malade était en mouvement continuel; deux ou trois hommes essayèrent
de la maintenir immobile, mais ils ne purent y parvenir de manière à empêcher que le médicament
de se répandre.
►
Je devais continuellement maintenir
quelque substance dure entre ses dents pour empêcher leur fermeture,
[5]
.
►
À mesure que les convulsions cessaient, la malade passa dans un état
apparemment apoplectiforme, accompagné d'une respiration
stertoreuse,
[3]
.
►
Au bout de quarante minutes à partir du début des convulsions, elles
cessèrent complètement, laissant la malade dans un état apparemment
apoplectiforme, accompagné de respiration stertoreuse,
et d'un pouls d'environ 50 par minute,
[4]
.
►
Après la cessation des convulsions, un
état apparemment apoplectiforme, accompagné de respiration stertoreuse,
de secousses des muscles volontaires, d'un faciès veineux, et d'un pouls
entre 40 et 45,
[5]
.
►
Quand la fièvre fut tombée, paraissait très
exténuée,
[1]
.
►
Très exténuée, ou dans un état de
prostration, quand elle faisait un effort pour inspirer; quand l'air sortait
de la poitrine, toute force paraissait manquer,
[6]
.
►
Trouvée sur le sol, et supposée
à l'agonie,
[2]
.
► Subjectif.
►
Se sentait très étrangement (après quelques minutes),
[9]
.
[70.]
►
Douloureuse de partout (après quatorze heures),
[2]
; (deuxième jour),
[4]
.
SOMMEIL.
►
Pouvait être à peine éveillée, mais retombait aussitôt dans l'assoupissement
(après quatre heures),
[2]
.
FIÈVRE.
►
Frissons.
►
Frissons
suivis de fièvre,
[1]
.
► Chaleur.
►
Fiévreuse (après quatorze heures),
[2]
.
►
Fièvre importante et douleurs,
semblables aux douleurs de l'accouchement,
[1]
.
►
Forte fièvre (deuxième jour),
[4]
.
► Sueur.
►
Peau sèche et desséchée,
[6]
.
SUPPLÉMENT : JUNIPERUS VIRGINIANA.
Autorités.
10
,
Wm. A. Hammond, Ranking's Abstract, vol. xxix, 1859, p. 355, un homme bien portant,
âgé de trente-cinq ans, prit en vingt-quatre heures 16 onces
d'infusion officinale des baies;
11
,
W. P. Bolles, M.D., Boston City Hosp. Report, 1870, p. 270, empoisonnement
mortel de Mary H., âgée de dix-neuf ans, par 1 once d'huile.
►
L'état moyen de ses urines pendant
les trois jours ayant immédiatement précédé les investigations était le suivant :
Quantité 1237,5 centimètres cubes; sp. gr. 1022,50; matières solides totales 61,23
grammes, dont 23,12 étaient inorganiques et 38,11 de matière organique.
Elles étaient de couleur et d'odeur ordinaires, et de réaction fortement acide. Le premier jour
après la prise du médicament, la quantité d'urines s'éleva à 1732 centimètres
cubes; sp. gr. 1016,38; matières solides totales 62,75 grammes; de cette
quantité, 25,43 grammes étaient inorganiques et 37,32 de constituants organiques. Les
urines étaient d'une couleur jaune paille pâle et dégageaient l'odeur
caractéristique produite par le genévrier. La réaction était faiblement acide. La quantité d'urines
émises le deuxième jour fut de 1885,2 centimètres cubes; sp. gr. 1014,15;
et les matières solides totales 58,49 grammes, dont 22,17 étaient inorganiques, et
36,22 de matière organique. Les caractères physiques étaient semblables à ceux
du premier jour. La réaction était à peine acide. Le troisième jour, la
quantité d'urines fut de 1672,5 centimètres cubes; sp. gr. 1018,41. Les
matières solides totales 63,27, dont 27,50 étaient inorganiques, et 35,73 de matière
organique. Les caractères physiques et la réaction étaient les mêmes que le
jour précédent,
[10]
.
►
Insensible et presque sans pouls, gémissant
à chaque respiration, rigide et quelque peu convulsée, avec secousses des
globes oculaires, et forte odeur d'"huile de cèdre" dans l'haleine,
[11]
.
Droit d'auteur
© Médi-T
®
2000