Manganum aceticum
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Référence historique pour les praticiens et les étudiants. Les déclarations ci-dessous reflètent l’enseignement homéopathique de l’auteur nommé et n’établissent pas l’efficacité d’un traitement. Ce texte ne constitue pas un avis médical et ne doit pas remplacer un diagnostic ou des soins appropriés.
ACETICUM. Acétate de manganèse. Acétate manganeux. Mn(C 2 H 3 O 2 ) 2 4 H 2 O. Solution.
MANGANUM CARBONICUM. Carbonate de manganèse. Carbonate manganeux. MnCO 3 . Trituration.
Clinique
Anémie / Chevilles, faiblesse des / Asthénopie / Asthme / Os, douleurs dans les / Cerveau, commotion du / Bouffées de chaleur climatériques / Toux / Surdité catarrhale / Dysménorrhée / Oreilles, affections des / Calculs biliaires / Goutte / Mal de tête / Talon, affection rhumatismale du / Enrouement / Gale / Ictère / Phtisie laryngée / Laryngite / Lichen / Myopie / Palais, affections du / Paraplégie / Parotidite / Périostite / Pityriasis / Psoriasis / Rhagades / Rhumatisme / Langue, affections de la / Bâillements
Caractéristiques
Le métal manganèse fut isolé en 1774, l’année où Priestley découvrit l’oxygène. Il fut introduit dans la matière médicale par Hahnemann, qui fit des pathogénésies de l’acétate et du carbonate. Les symptômes des deux n’ont pas été maintenus séparés. Le manganèse est un métal « ayant une affinité remarquable avec le fer et lui ressemblant étroitement à certains égards, dont il est un associé extrêmement fréquent ». Sa parenté médicinale, tout comme sa parenté physique, avec le fer est très étroite. Il agit sur le processus hématopoïétique à la manière du fer, et a été employé avec succès dans des cas d’anémie. Il existe un symptôme curieux qu’ils ont en commun : la toux > en se couchant. S’il y a une différence, la toux de Mang. est plus volontiers profonde, et elle est aussi < par temps humide. Guernsey résume ainsi les effets de Mang. : « Les os sont très sensibles ; taches rouges sur la peau, surélevées, dues aux affections des os. Les chevilles sont surtout atteintes ; les enfants peuvent avoir ce trouble et être incapables de marcher. Fièvre typhique quand la glande parotide est tuméfiée et que les os sont très sensibles au toucher ; affections de l’oreille interne ; partie supérieure de la poitrine. Voix enrouée ; sensation tiraillante dans les muscles. » J’ai fréquemment vérifié cette « toux > en étant couché », ainsi que cette sensibilité des os. Lorsqu’elle se présente en relation avec toute autre condition indiquant Mang., il agit à coup sûr avec bénéfice. Il existe des nodosités isolées sur le palais (j’ai récemment guéri chez une dame âgée une excroissance plate au centre du palais avec Mang. 30) ; nodosités bleuâtres sur la peau ; ulcères malins à bords bleus après de légères blessures. La peau ne guérit pas, de légères égratignures s’ulcèrent. Inflammation des os et des articulations avec douleurs fouillantes nocturnes insupportables. Anémie (règles trop fréquentes et trop peu abondantes chez les jeunes filles anémiques) ; phtisie laryngée ; tuberculose. Chlorose, si les symptômes gastriques et l’inappétence prédominent. Chaque partie du corps est extrêmement douloureuse au toucher. Ce dernier trait est tout à fait un keynote de Mang. Les rhumatisants ne peuvent supporter aucun poids sur les talons. Symptômes rhumatismaux avec taches foncées, presque bleues, sur la peau. Mang. présente quelques symptômes paralytiques remarquables. Paralysie avec tendance à courir en avant s’il essaye de marcher. La paralysie débute en bas et s’étend vers le haut. Paraplégie. Paralysie par dégénérescence de la portion antérieure de la moelle. Les symptômes linguales de Mang. sont très marqués. Hansen (H. W., xxiv. 64) guérit avec Mang. ac. 6 un cas de douleur névralgique de la langue survenue après la cicatrisation d’un petit ulcère situé à la surface près du bord gauche, après cautérisation au nitrate d’argent. Peu après la guérison, le patient (homme, 60 ans) éprouva une vive brûlure piquante au bord g. de la langue et à la face interne de la joue g. en contact avec la langue. C’est dans cet état qu’il vint consulter Hansen après traitement allopathique. Plusieurs médicaments ayant été donnés sans résultat, Mang. ac. fut choisi et procura une guérison rapide et durable. Dans un article sur Mang. par F. H. Pritchard (Minn. Hom. Mag., v. 151), qui cite ce cas, l’action du métal est ainsi résumée : (1) Sur les membranes muqueuses : hyperémie et sécrétions accrues aussi bien que diminuées. (2) Foie : cholagogue puissant provoquant inflammation et dégénérescence graisseuse. (3) Sang : détruit les globules rouges et = anémie. (4) Os et périoste : sensibilité des os avec périostite. (5) Peau : fissures ; excoriation ; suppuration. (6) Système cérébro-spinal : paralysie et atrophie musculaire progressive. Pritchard cite les observations de Grille selon lesquelles les ouvriers des mines de manganèse n’attrapent pas la gale ; et ceux qui arrivent au travail avec la gale en sont guéris. « Suppuration de la peau autour des articulations » est un caractère de Lippe. Les eaux manganésiennes de Cransac provoquent : « Mauvaise humeur, pleurs, abattement, palpitations soudaines. » Les maux de tête de Mang. sont forants, pressifs, et procèdent de haut en bas. Il existe aussi un mal de tête comme de commotion à chaque pas ou mouvement. A. W. Palmer (cité dans H. W., xxxii. 366) rapporte ce cas de surdité catarrhale guérie par Mang. 6 : Miss H., 38 ans. Ouïe dure ; gorge sèche avec enrouement ; démangeaisons dans les oreilles ; fort grondement, < la nuit, oreille d., craquement en se mouchant ; surdité par temps humide. Ce dernier symptôme fut le symptôme directeur. Cooper me donne les cas d’oreille suivants dans lesquels Mang. ac. s’est montré curatif : (1) Aspect noueux du manche du marteau ; épaissi irrégulièrement, avec antécédents de céphalées bilieuses et d’écoulements anciens des oreilles. La membrane du tympan a un aspect granuleux. Aspect pourpre luisant des manches du marteau, épaissis et proéminents ; le segment supérieur de la membrane est également pourpre et luisant. (2) Périostite chronique du méat et de l’oreille moyenne, avec otorrhée, oreille gauche. (3) Otorrhée avec otalgie, la douleur monte des dents vers l’oreille ; l’otalgie est pire après le dîner pris tôt, jusque vers 8 ou 9 h du soir. (« Les douleurs s’étendent vers les oreilles et s’y concentrent à partir d’autres parties. ») (4) Oreilles sensibles, prend froid et a ensuite mal à la tête ; antécédents de calculs biliaires et d’ictère ; somnolence et mal de tête l’après-midi, goût amer le matin, lèvres collées ; tintement sifflant pire par temps froid. (Tintement sifflant, Mang. ac. ; explosions, Mag. carb ; tintement râpeux, aigu, ainsi que bourdonnement cardiaque, pompage, K. iod.) (5) Surdité, femme, 36 ans, datant de l’âge de 14 ans, à la suite d’un surmenage vocal dans le chant, lorsqu’elle perdit la voix et l’ouïe pendant six mois ; l’audition gauche revint, la droite resta sourde, pire après un refroidissement ou si trop excitée ou contrariée ; sujette toute sa vie à des crises bilieuses durant vingt-quatre heures et cessant brusquement ; la tête bat, ne peut la poser sur l’oreiller ; le mal de tête commence le matin au réveil, atteint son maximum à 3 ou 4 h de l’après-midi et se prolonge jusqu’au lendemain matin. (Les céphalées bilieuses disparurent et l’audition de l’oreille droite s’améliora sous Mang. ac. 200.) (6) Sujet aux maux de gorge et à l’haleine pénible, tintement comme de sang se précipitant rapidement à travers les oreilles (sifflement ?) ; membranes translucides, anémiques ; manches du marteau épaissis et « squelettisés » ; audition, droite 1 pouce, gauche 5 pouces. Après prise de Mang. ac. 3x, deux pilules trois fois par jour, une amélioration régulière se poursuivit jusqu’à ce que l’audition fût de 10 pouces à droite et 20 à gauche ; la surdité était pire dans le bruit. (7) Sourd depuis l’enfance, membranes granuleuses. Mang. ac. 200 provoqua chez une patiente de Cooper, femme de 53 ans, de l’excitation avec sensation de sifflement dans les oreilles et plénitude générale de la tête, avec tuméfaction des mains et des pieds et picotements comme d’engelure ; la vue devint trouble avec constriction autour de la tête, elle se sentit abattue et eut des bouffées de chaleur continuelles. Parmi les Sensations de Mang. figurent : Tête comme plus grosse. Comme si l’épigastre était élargi. Oreilles comme bouchées. Gorge comme excoriée. Trachée comme fermée par une pellicule. Comme si les intestins étaient tirés ensemble. Comme si les tendons étaient raccourcis. Presque tous les symptômes sont < la nuit, ou bien le matin. Être couché >. Lever la tête, se pencher en avant, se courber en deux > ; se pencher en arrière <. Couché sur un lit de plumes < (asthme). Mouvement, rire, parole, marche <. Froid <. Temps froid et pluvieux <. Toucher des objets froids <. En plein air >. Assis penché devant le feu > douleur abdominale. La douleur constrictive dans la tête et la sécheresse des lèvres et du palais sont > à l’intérieur. > ou < par changement de temps. > en mangeant ; > en avalant. Manger = pression dans l’estomac et l’abdomen ; < par les aliments froids. Après avoir mangé : douleur crampoïde dans les mâchoires ; douleur dans le rectum. Fumer > l’enrouement.
Relations
Antidoté par : Coff., Merc. sol. Compatible : Puls., Rhus, Sul. Comparer : Am. m. (affection rhumatismale des talons) ; Merc. (paralysie . Merc. d’abord aux extrémités supérieures) ; Cina, Nux, Meph. et Plat. (toux < à la lecture ou à l’écriture) ; Alo. (craquement dans l’oreille) ; Cupr. (psoriasis) ; Lyc. (< par les aliments froids) ; K. iod. (nodosités cutanées . K. iod. rosées, douleur insupportable ; Mang. bleuâtres, action plus profonde) ; Asaf. (tumeur de la voûte buccale ; . Mang. l’os est quelque peu atteint ; Asaf. nombreuses tumeurs, décolorées, os profondément atteint) ; Con. (paralysie s’étendant vers le haut) ; Arg. n. (toux laryngée ; tuberculose) ; Dulc., Merc., etc. (< par temps humide). Comparer aussi : Fer., K. permang., Mang. m., Mang. ox., Mang. sul.
1. Esprit
Humeur chagrine et taciturnité, avec repli sur soi. Triste et porté à la réflexion. Irritable. Amertume et rancune tenace. N’est pas agréablement affecté par une musique joyeuse, mais aussitôt touché par la plus triste. Abstraction de l’esprit. Émoussement des sens.
2. Tête
Vertige en position assise ou debout ; il est près de tomber en avant ; commotion douloureuse du cerveau en secouant la tête, en marchant, avec douleur dans la tête et en même temps à l’épigastre ; afflux sanguin depuis la nuque au-dessus du vertex jusqu’au front pendant le mouvement, avec stupeur et état confusionnel des sens en restant debout. Tête lourde, avec sensation comme si elle augmentait de volume. Douleurs brûlantes et douloureuses dans la tête, qui s’effacent en plein air. Douleur tensive, lancinante et tiraillante dans la tête en plein air, > dans une chambre. Hyperémie de la tête, avec pulsation, comme si le cerveau allait suppurer, > en plein air. Secousse douloureuse du cerveau en remuant. Mal de tête pressif, forant, dans les tempes, s’étendant vers les yeux et le front, cessant en se penchant en avant, mais revenant en se redressant, ou en rejetant la tête en arrière. Piqûres (comme d’aiguilles) et élancements dans le côté g. du front. Montées de chaleur fréquentes à la tête, avec soif. Le mal de tête qui survient dans une chambre est > en plein air, et vice versâ. Sensation de froid sur un petit point du vertex.
3. Yeux
Douleur (pressive) dans les yeux lorsqu’ils sont fatigués, ou à la lumière de la chandelle le soir. Chaleur brûlante et sécheresse des yeux. Vue trouble avec brûlure des yeux. Paupières tuméfiées et douloureuses au mouvement (et au toucher). Agglutination des paupières le matin. Pupilles dilatées ou contractées. Vision confuse. Myopie.
4. Oreilles
Otalgie. Douleurs tiraillantes dans les oreilles, commençant à partir d’autres organes. Les douleurs s’étendent vers les oreilles et s’y concentrent à partir d’autres organes. Douleurs lancinantes dans les oreilles en parlant, en avalant, en riant et en marchant lourdement. Dureté de l’ouïe, comme par obstruction des oreilles, soulagée en se mouchant, < ou > selon le changement de temps. Bourdonnements et grondements dans les oreilles. Détonations dans les oreilles, en se mouchant et en avalant, et bruit d’éclatement en bâillant. Tintement sifflant. Sifflement et bruit de souffle dans l’oreille. Tuméfaction de la parotide g., avec teinte rougeâtre, dans le typhus.
5. Nez
Coryza sec et obstruction du nez. Coryza, avec perte de l’odorat, et sécrétion de mucus épais. Douleur déchirante spasmodique entre la racine du nez et le sourcil. Tantôt coryza sec, tantôt coryza fluent. Rougeur, excoriation et inflammation du nez pendant le coryza.
6. Face
Face pâle, tirée, hagarde. Violentes douleurs déchirantes et compressives entre la racine du nez et les sourcils. Douleurs lancinantes saccadées de la mâchoire inférieure vers les tempes, en riant. Lèvres gercées, sèches, à peau fripée, sans soif. Vésicules claires sur la lèvre supérieure. Éruptions et ulcères aux commissures des lèvres. Crampes dans les mâchoires après un repas. Crampe tiraillante dans les muscles de la région de l’apophyse mastoïde g., l’obligeant à incliner la tête du côté d.
7. Dents
Sensibilité douloureuse des dents. Douleurs très violentes dans les dents, passant rapidement vers d’autres parties. Déchirement dans les molaires et les parties voisines, avec grand abattement et inquiétude, surtout le matin et le soir. Douleurs comme d’ulcération dans les dents, < jusqu’à devenir insupportables, par contact avec toute chose froide. Odontalgie durant quatre ou cinq jours et revenant surtout dans la matinée, et de 10 h à minuit ; sucer = secousses aiguës dans les dents. Odontalgie des plus violentes ; d’abord soudaine dans deux dents creuses postérieures, s’étendant de là au zygoma, au cou ou à l’oreille, puis revenant encore ; avec prostration telle qu’il pouvait à peine marcher ; obligé de se coucher, avec agitation intérieure et oppression ; quelque peu > en mordant sur quelque chose d’élastique, ou en posant le front sur la table, beaucoup < en se tenant assis bien droit ; avec grande dilatation des pupilles.
8. Bouche
Sensation d’endolorissement et de corps dur à la partie postérieure du palais, lorsqu’il n’avale pas ; disparaissant après avoir mangé du pain à 8 h du matin. Tumeur plate au centre du palais dur. Accumulation de salive (amère) dans la bouche. Odeur d’argile dans la bouche, le matin. Vésicules brûlantes sur la langue (du côté g.). Douleurs brûlantes < dans la langue la nuit dans une chambre, > en plein air. Nodosités sur la langue ; verrues. Goût très salé sur la langue, en arrière, le matin au réveil, > en mangeant. Tubercules et ampoules brûlantes sur la langue. Langue saburrale et état bilieux général.
9. Gorge
Mal de gorge, avec douleur incisive, et douleur comme d’excoriation, lorsqu’il n’avale pas. Élancements sourds des deux côtés du pharynx, et jusque dans les oreilles, en avalant. Sécheresse et raclement dans la gorge, avec sensation comme si une feuille ou une pellicule obstruait le larynx. Sécheresse du palais et des lèvres.
10. Appétit
Goût fade et huileux. Absence de soif. Répugnance pour la nourriture par sensation de satiété.
11. Estomac
Sensation d’aigreur brûlante remontant de l’estomac, comme un pyrosis. Chaleur et brûlure dans l’estomac, montant à la poitrine, parfois avec grande agitation. Douleurs tiraillantes dans la région de l’estomac, comme si la région épigastrique se dilatait, s’accompagnant de nausée. Douleur après avoir mangé chez les femmes faibles.
12. Abdomen
Douleur dans les hypochondres. Pression dans les hypochondres. Abdomen gros, distendu. Douleur de pression, comme par excoriation, dans l’abdomen et l’épigastre. Constriction, avec sensation de chaleur du milieu de l’abdomen à la poitrine, avec nausée. Coupures dans la région ombilicale en prenant une profonde inspiration. Mouvements (en marchant) dans l’abdomen, comme si les intestins se heurtaient les uns aux autres. Émission excessive de gaz.
13. Selles et anus
Constipation. Évacuations difficiles, sèches, noueuses. Évacuations de consistance papiforme, plusieurs fois par jour. Selles molles et tenaces. Gargouillements fréquents dans le rectum. Colique et douleurs incisives dans le rectum pendant l’évacuation. Tiraillements successifs et douleurs déchirantes dans le rectum. Selle très jaune pâle, sableuse, précédée de tranchées. Douleur constrictive dans le rectum en position assise. Douleurs constrictives dans l’anus, selle jaune, granuleuse, avec ténesme ; précédées et accompagnées de tranchées dans l’abdomen et les côtés, seulement > en pressant l’abdomen avec les mains, disparaissant après la selle ; avec frisson secouant.
14. Organes de l'appareil urinaire
Besoin fréquent d’uriner. Sédiment violet et terreux dans l’urine. Élancement dans l’urètre en émettant des gaz. Coupure au milieu de l’urètre entre les mictions. Lancinations dans l’urètre, lorsqu’il n’urine pas. Douleurs incisives dans la région vésicale. Une énurésie diurne survint chez un garçon de cinq ans sous Mang. ac. 200 (R. T. C.).
15. Appareil génital masculin
Sensation de faiblesse dans l’appareil génital, avec brûlure et douleurs tiraillantes saccadées dans le cordon spermatique, s’étendant jusqu’au gland. Démangeaison au sommet du gland. Piqûres dans le prépuce. Démangeaison à l’intérieur du scrotum, qu’on ne peut faire cesser ni par le grattage ni par le frottement.
16. Appareil génital féminin
Cataménies trop précoces ; trop fréquentes et trop peu abondantes. Perte de sang entre les règles. Pression dans les organes génitaux. Leucorrhée. Bouffées de chaleur climatériques.
17. Organes de la respiration
Enrouement opiniâtre, surtout le matin et en plein air, comme provenant d’une inflammation chronique du larynx ; > par le tabac. Sensation comme si le larynx était fermé. Catarrhe, avec coryza et enrouement. Toux sèche, provoquée par la lecture à haute voix ou par le fait de parler longtemps, avec sécheresse pénible, rugosité (et constriction) dans le larynx. Toux profonde sans expectoration, cessant en se couchant et reparaissant le lendemain. Toux > en se couchant. Le matin, expectoration abondante de petits globules de mucus jaune verdâtre, presque sans toux. Crachement de sang.
18. Poitrine
Haleine chaude et brûlante, avec chaleur pénible dans la poitrine. Lancinations dans la poitrine et le sternum, prenant une direction descendante (également ascendante). Expectoration sanglante provenant de la poitrine. Douleur comme par contusion dans la poitrine. Douleur comme par contusion dans la partie supérieure de la poitrine en se baissant, > en relevant la tête. Battements dans la poitrine. La faiblesse et l’abattement cessent dans un cas de squirrhe du sein après une seule dose de Mang. ac. 200 (R. T. C.).
19. Cœur
Secousses soudaines dans le cœur et dans les côtés de la poitrine, de haut en bas. Pouls irrégulier, parfois rapide, parfois lent, mais continuellement faible et mou.
20. Cou et dos
Traînée rouge et tuméfiée sur le côté g. du cou. Raideur de la nuque. Douleurs déchirantes le long de toute la colonne vertébrale, au repos comme au mouvement. Douleur dans les reins en se penchant en arrière.
22. Extrémités supérieures
Tiraillement et déchirement, commençant à l’épaule et s’étendant aux bras, aux mains et aux doigts. Douleur comme par entorse dans l’articulation de l’épaule. Douleur tensive dans les articulations des bras et des mains. Forage et douleur fouillante dans les os du bras, comme dans la moelle. Tension dans l’articulation du coude (et dans les articulations du carpe), comme si les tendons étaient trop courts. Dartre prurigineuse à l’avant-bras. Douleurs crampoïdes dans les mains. Sensation de tension dans les mains. Tuméfaction inflammatoire et ulcération du petit doigt. Fissures aux plis des articulations des doigts.
23. Extrémités inférieures
Secousses des muscles des jambes au moindre mouvement. Tiraillements crampoïdes, ou douleurs lancinantes saccadées dans la cuisse. Douleur comme de raideur tensive dans les jambes. Douleur déchirante autour du genou. Manque de fermeté et tremblement des genoux. Tuméfaction et inflammation des malléoles, avec lancinations s’étendant dans les jambes. Brûlure à la plante du pied. Excoriation entre les orteils.
24. Généralités
Les os sont très sensibles ; taches rouges sur la peau, surélevées, dues aux affections des os. Les chevilles sont surtout atteintes ; les enfants peuvent avoir ce trouble et être incapables de marcher. Fièvre typhique, lorsque la glande parotide est tuméfiée et que les os sont très sensibles au toucher. Affections de l’oreille interne ; partie supérieure de la poitrine. Voix enrouée ; sensation tiraillante des muscles. Selles avec sable ou gravier. Élancements sourds et secousses dans différentes parties du corps. Douleurs tiraillantes et déchirantes, surtout dans les membres. Tiraillement et tension dans les membres et les articulations, comme par contraction des tendons, surtout en étendant les membres. Douleurs arthritiques dans les articulations (et le périoste), avec élancements, secousses et fouillement, < le soir, et souvent semi-latérales ou en croix. Tuméfaction rouge et luisante (rhumatismale) des articulations, parfois à la suite d’un refroidissement. Tuméfactions inflammatoires et suppurations. Inflammations des os, avec douleurs fouillantes et insupportables la nuit. Tous les os, particulièrement aux extrémités inférieures, sensibles au toucher ; dans le typhus. Excitation, tristesse, bouffées de chaleur, sifflement à travers les oreilles, plénitude de la tête avec constriction autour d’elle, vue trouble, tuméfaction des mains et des pieds et picotement comme d’engelure (provoqués par Mang. ac. 200). Faiblesse et tremblement, surtout dans les articulations. Paraplégie. Paralysie d’abord des extrémités inférieures. Chancelle et tend à courir en avant s’il essaye de marcher. Sensation de malaise dans tout le corps, mais surtout dans l’estomac, avec humeur chagrine. Au moindre contact, sensation sur tout le corps comme s’il était ulcéré. La plupart des symptômes apparaissent pendant la nuit. Les symptômes qui se sont manifestés dans une chambre sont > en plein air, et vice versâ. Beaucoup de symptômes sont > ou < par un changement de temps.
25. Peau
Brûlure sur toute la peau, le soir, et en se levant du lit. Dartres prurigineuses. La peau ne guérit pas facilement ; toute lésion tend à s’ulcérer. Excoriation et fissures aux plis des articulations. Démangeaison voluptueuse ; > par le grattage. Démangeaison au creux du genou et sur le tibia. (Psoriasis.) Suppuration de la peau autour des articulations.
26. Sommeil
Grande lassitude, avec envie de dormir, vers huit heures du soir. Nombreux rêves très vifs et anxieux, dont le souvenir reste distinct. Bâillements fréquents. Insomnie avec flatulence et teint jaunâtre.
27. Fièvre
Sensation de froid surtout le soir, avec mains et pieds glacés. Frissonnement le soir, avec mal de tête lancinant, sans soif. Frissonnements, avec chaleur passagère à la tête. Frisson avec chaleur de la tête et douleur piquante au front, qui persiste après le frisson. Chaleur fébrile dans la poitrine et les joues, avec sensibilité douloureuse de tout le corps au toucher. Bouffées soudaines de chaleur au visage, à la poitrine et dans tout le dos. Sueur profuse avec respiration courte et anxieuse. Sueur nocturne, parfois seulement au cou et aux jambes, qui oblige à se gratter. Pouls très inégal et irrégulier, parfois rapide, parfois lent, mais constamment mou et faible.