Pulmo Vulpis
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Poumon de renard. Un sarcode. Trituration.
Clinique
Asthme / Bronchite / Catarrhe / Poumons, oedeme des ; catarrhe des
Caracteristiques
Les decouvertes recentes concernant l'emploi des tissus et des organes comme remedes ont eclaire bien des curiosites de l'ancienne medecine. Comme le renard a probablement le souffle le plus long de tous les animaux, la doctrine des signatures designait ses poumons comme remede vraisemblable du souffle court. Grauvogl a consigne ce cas (cite dans Hom. News, xxv. 490) : Femme de 65 ans, tres amaigrie par un etat persistant d'asthme humide. Cela debuta par un catarrhe chronique et des symptomes d'oedeme des poumons. De forts bruits de bouillonnement sonores, tantot ralants, tantot sifflants, sur toute la poitrine, et audibles a quelque distance ; perceptibles aussi a la main posee sur la poitrine. Souffle court et accelere allant jusqu'a l'etouffement, meme sans soulevement correspondant de la poitrine, souvent avec toux et impossibilite d'expectorer. [Parfois, dans les cas legers, il n'y a pas de catarrhe, mais seulement un souffle court persistant, qui devient un acces d'asthme au moindre effort corporel.] La malade ne pouvait vivre qu'en position assise, penchee en avant ; lividite constante du visage, des levres et des extremites, et hydropisie des jambes. Battements du coeur irreguliers, et la mort paraissait imminente. Pulmo vulpis 1x gr. i. fut administre, puis repete une heure plus tard. Une amelioration visible s'etablit, mais sans expectoration accrue. Apres une troisieme poudre, la malade put se coucher et tomba dans un sommeil reparateur durant plusieurs heures. Au bout de huit jours, elle reprit ses occupations domestiques.