Iodium

par John Henry ClarkeDictionnaire de matière médicale pratique

Iode. Un élément. l. (AM. 126.53). Teinture.

Clinique

Appétit, troubles de l' / Atrophie / Cerveau, atrophie du / Seins, affections des / Cancer / Engelures / Chylurie / Constipation / Phtisie / Coryza / Toux / Croup / Débilité / Diabète / Diarrhée / Diphtérie / Amaigrissement / Fièvre entérique / Galactorrhée / Goître / Hémorroïdes / Céphalées / Cœur, hypertrophie du ; affections du / Hoquet / Hydrocéphalie / Iritis / Ictère / Articulations, affections des / Lactation, troubles de la / Laryngite / Leucorrhée / Foie, affections du / Tuméfactions lymphatiques / Mélancolie / Mollities ossium / Ovaires, affections des / hydropisie des / Ozène / Prostate, augmentation de volume de la / Goutte rhumatismale / Rhumatisme / Ptyalisme / Cicatrices / Séborrhée / Stérilité / Syphilis / Tabes mésentérique / Gorge, affections de la / Utérus, affections de l' / Voix, affections de la / Vomissements / Vers

Caractéristiques

Le trait le plus saillant de l'action de Iodium est son pouvoir de provoquer la résorption. C'est ce pouvoir qui a rendu le médicament si prisé des praticiens de l'ancienne école comme badigeon dans toutes sortes de tuméfactions. Administré intérieurement, son pouvoir est beaucoup plus grand : les absorbants sont stimulés à une activité nouvelle ; les muscles, la graisse, les tissus et les glandes se consument, et il en résulte un amaigrissement général. Lorsqu'il existe des néoformations et des hyperplasies, celles-ci passent sous l'action de Iod. avant les tissus normaux. Je l'ai vu donné avec un excellent effet, dans les basses dilutions, lorsque des articulations tuméfiées et déformées étaient restées après une attaque de rhumatisme aigu. Les indurations, épanchements et tumeurs scrofuleux et syphilitiques, et surtout le goître, se montrent également justiciables de son action résolutive. Amaigrissement de parties isolées. À ce propos il faut mentionner son pouvoir de provoquer une faim canine. « Mange avec une faim canine, et pourtant maigrit », voilà une note clé. On dirait que la déperdition tissulaire éveille le désir d'absorber de grandes quantités d'aliments. L'absence d'appétit fait aussi partie des effets de Iod., et l'un ou l'autre état peut l'indiquer. Je l'ai employé une fois avec un excellent résultat chez une jeune femme qui avait subi un choc nerveux et avait perdu tout appétit et tout désir de vivre. Elle était très amaigrie et avait tranquillement pris la résolution de se laisser mourir de faim. Je lui donnai cinq gouttes de Iod. 3x dans un verre à vin d'eau une demi-heure avant les repas, et l'appétit revint avec une telle vigueur qu'elle ne put faire autrement que de manger, et elle fut bientôt rétablie dans un état mental et corporel normal. J'ai rapporté un autre cas analogue de choc nerveux produisant amaigrissement rapide et vomissements, guéri par Iod., dans mon livre sur l'Indigestion. Ces deux malades étaient plutôt brunes, et Iod. convient spécialement aux personnes aux cheveux et au teint foncés ; peau sombre, jaune, basanée. En cela, il est l'antipode de Bromium et de Spongia. Ses symptômes mentaux sont plus marqués que ceux de Brom. Il existe un érétisme accru, le malade est très excitable et agité, allant d'un endroit à l'autre. Il craint qu'au moindre incident il n'en résulte quelque chose de grave. Dans son anxiété, il évite tout le monde, même son médecin. Les idées fixes figurent parmi les effets de Iod., ainsi que les impulsions soudaines. Une de mes patientes avait autrefois reçu de l'Iodine pour un goître, par un allopathe. Elle fut obligée d'interrompre ce traitement, parce qu'il produisait ce symptôme incommode : impulsion à courir ; elle sentait qu'elle tomberait si elle marchait. Iod. provoque l'atrophie du tissu nerveux et cérébral, aussi bien que d'autres tissus (Allen mentionne qu'il est précieux dans les céphalées persistantes avec vertige chez les vieillards) ; il a aussi sa place dans l'hydrocéphalie aiguë et dans les épanchements pleurétiques. Dans les affections tuberculeuses de toute nature, il peut être indiqué : tabes mésentérique ; phtisie pulmonaire. Dans le rhumatisme et les affections cardiaques, sa sphère est vaste. Il est indiqué par des indurations ou une atrophie des testicules, des ovaires et de l'utérus. Les glandes salivaires et le pancréas sont particulièrement affectés par Iod., et une diarrhée de selles lactescentes, semblables à du petit-lait, souvent révélatrice d'une affection pancréatique, répond particulièrement à son action. Dans la pneumonie et les affections phtisiques avec condensation pulmonaire, il rend de grands services. Les principales indications sont : dyspnée ; toux avec expectoration striée de sang ; chatouillement dans toute la poitrine ; faiblesse et amaigrissement ; < des symptômes dans une chambre chaude. Cette dernière modalité, « < par la chaleur », est l'une des modalités maîtresses de Iod. Dans les troubles de croissance, la courbure des os et les maladies des enfants, il suit bien Calc. Dans la phtisie des jeunes gens à croissance rapide, maigres et bruns, il est particulièrement indiqué. Il existe de nombreux symptômes marqués dans la sphère cardiaque : palpitations au moindre motif ; sensation comme si le cœur était serré ; hypertrophie. Avec les symptômes cardiaques, il y a une sensation de défaillance, d'épuisement, et le malade peut à peine respirer ou marcher. C. S. McKay observa l'émission d'ascarides chez un nourrisson qui avait goûté accidentellement de l'Iodine, et utilisa cette observation dans un autre cas, donnant une solution diluée (une partie de la Ø pour trois d'eau ; de celle-ci, trois gouttes toutes les trois heures), et obtint l'expulsion d'ascarides alors que Santonin avait complètement échoué. Une solution iodurée de Kali iod. (Kali iod. gr. xxxv., Iod. gr. iv., Aqua une once ; dix gouttes par dose) a été employée avec succès comme téniacide, expulsant le tænia mort. L'érétisme est marqué dans Iod. : nervosité ; agitation ; secousses ; tressaillement des tendons et tremblement ; également sensation de tremblement des parties internes. Une paralysie faciale et une épilepsie ont suivi la suppression d'un goître par de fortes doses de Iod. La faiblesse est excessive. Défaillance en montant l'escalier. (Faiblesse générale et perte d'appétit avec douleur aux tempes et douleur dans le côté gauche de la poitrine comme si quelque chose s'en arrachait : cœur volumineux. Cooper). Le mouvement et tout effort <. La position assise >, et la position couchée < la dyspnée et les affections cardiaques. < Par la chaleur ; en s'enveloppant ; dans une chambre chaude. < Par temps humide. Boire du lait froid > la constipation. > En mangeant, pour la faim et d'autres symptômes, est un autre caractère marqué de Iod. Iod. est un remède sensible, et beaucoup de symptômes sont < au toucher et à la pression. Nash pense que Iod. est l'un des remèdes influencés par les changements de la lune. Dans les cas de goître où il est indiqué, il donne une poudre de Iod. c.m. chaque soir pendant quatre nuits après que la lune a dépassé la pleine.

Relations

Iod. doit être comparé à l'Iodoforme et à Kali iod. Les symptômes fébriles, inflammatoires et cutanés de Iodf. sont plus violents et plus prononcés que ceux des deux autres. K. iod. a moins d'érétisme que Iod., est > par la chaleur extérieure (bien que tous deux aient > en plein air) ; et K. iod. n'a pas l'appétit excessif de Iod. ni l'amélioration générale > par le fait de manger. Iod. est antidoté par : l'amidon ou la farine de blé mélangés à de l'eau (dans les fortes doses). Contre-remèdes aux petites doses : Ant. t., Apis, Ars., Bell., Camph., Chi., Chi. sul., Coff., Hep., Op., Pho., Spo., Sul. Il antidote : Merc. Suit bien : Merc. ; Hep. (croup) ; Ars. Est bien suivi par : Aco., Arg. n., Calc., Merc. sol., Pho., Pul. Complémentaire : Lyc. Comparer : Brom. (Brom. a les cheveux et le teint clairs ; Iod. foncés ; Bro. odeur de charogne des ulcères) ; Chlorum ; Nat. m. (faim canine, et pourtant maigrit. Nat. m. surtout au niveau du cou) ; Kali iod. (bavard comme sous l'effet de l'alcool) ; Bar. c. (tabes mésentérique, faim extrême, maigrit, bavard, aversion pour les étrangers ; Bar. c. convient aux personnes naines ; n'a pas l'irritabilité insupportable de Iod., qui est < que celle de Ant. c.) ; Alumina (appréhensif, craintif) ; Apis (épanchements articulaires, sensibilité, hydrocéphalie) ; Cact. et Spig. (cœur) ; Hydrast. (affections utérines) ; Ars., Calc., Cin., Sil. et Staph. (faim canine) ; Hyo. (perte de la voix ; Iod. antidote cela) ; Sul.

Causes

Choc nerveux. Amour déçu.

1. Mental

Disposition larmoyante et abattement moral. Hypocondrie mélancolique, tristesse, chagrin et anxiété. Crainte : évite les personnes. Appréhensions anxieuses. Agitation inquiète (avec inclination à aller et venir), qui ne permet au malade ni de rester assis, ni de dormir. Impulsion irrésistible à courir ; elle sent qu'elle tombera si elle marche. Contrariant, irascible, grognon. Le cœur palpite « comme l'éclair » lorsqu'il pense à des torts réels ou imaginaires. Impulsions maniaques soudaines ; à tuer. Excitation mentale excessive, avec grande susceptibilité. Illusions du sens moral. Loquacité et gaieté immodérée. Hésitation et irrésolution. Indolence d'esprit, avec grande répugnance pour tout travail intellectuel. Fixité, immobilité de la pensée. Délire. Effets des préoccupations amoureuses ; d'un amour déçu.

2. Tête

Confusion de tête (avec aversion pour tout travail soutenu). Le matin, vertiges. Vertige ; battements dans la tête et dans tout le corps. Vertige avec face rouge, palpitations, hystérie, nervosité. Mal de tête à l'air chaud, ainsi que par le mouvement prolongé d'une voiture, ou à la suite d'une longue marche, et < par le bruit et la parole. Douleur comme contusive dans le cerveau, avec absence de force dans le corps, comme par paralysie. Douleurs pressives aiguës dans le front. Mal de tête comme si un ruban ou un bandeau était serré étroitement autour de la tête. Pression sur un petit point au-dessus de la racine du nez. Hyperémie de la tête, avec battements dans le cerveau. Battements dans la tête à chaque mouvement. Chute des cheveux.

3. Yeux

Douleurs dans les orbites. Sensation d'affaissement au-dessus des yeux, comme s'ils étaient profondément enfoncés, le soir. Douleur d'excoriation dans les yeux. Inflammation des yeux, parfois après s'être enrhumé. Tuméfaction blanche et aqueuse des paupières. Coloration jaunâtre sale de la sclérotique. Protrusion des globes oculaires. Larmoiement. Mouvements convulsifs et frémissement des yeux ; des paupières (inférieures). Vue faible. Obscurcissement de la vue à la suite de l'application d'Iodine sur une partie quelconque du corps. Chorioïdo-irite. Diplopie. Étincelles et scintillations devant les yeux.

4. Oreilles

Bourdonnements dans les oreilles. Dureté d'ouïe. Sensibilité au bruit. (Surdité chronique avec adhérences dans l'oreille moyenne. Surdité par catarrhe de la trompe d'Eustache, amygdales enflammées, grondements dans les oreilles, etc.).

5. Nez

Petite croûte dans la narine droite. Épistaxis. Tache rouge et brûlante sur le nez, au-dessous des yeux. Obstruction du nez, ou sécrétion de mucus plus abondante que d'habitude. Coryza sec, devenant coulant en plein air (< le soir). Coryza avec écoulement abondant, avec beaucoup d'éternuements. Coryza violent avec larmoiement et céphalalgie frontale ; écoulement chaud, nez à vif, fièvre. Expulsion en se mouchant de beaucoup de mucus jaune.

6. Face

Teint pâle, jaunâtre, ou se hâlant facilement ; ou verdâtre. Éruption acnéique sur le côté droit de la face, avec brûlure et démangeaison, secousses de la paupière supérieure droite, et secousses dans d'autres parties. Visage terreux, altéré. Lèvres bleuâtres, avec tuméfaction des veines de surface. Rougeur fréquente et soudaine du visage, avec sensation de brûlure dans les oreilles. Face creusée, les yeux baissés. Secousses des muscles de la face. Ulcère suppurant sur la joue gauche, avec tuméfaction des glandes voisines. Tuméfaction des glandes sous-maxillaires.

7. Dents

Douleurs pressives dans les molaires. Dents jaunes et couvertes de mucus, le matin ; facilement émoussées par les acides végétaux. Tuméfaction inflammatoire et saignement des gencives, avec tuméfaction de la joue ; les gencives sont douloureuses au toucher. Dents branlantes. Ramollissement des gencives.

8. Bouche

Aphtes dans la bouche. Ulcères dans la bouche. Douleur et tuméfaction des glandes de l'intérieur de la bouche. Exhalation d'une odeur putride par la bouche ; après Mercure. Ptyalisme. Langue chargée d'un enduit épais. Sécheresse de la langue.

9. Gorge

Tuméfaction et allongement de la luette. Pharyngalgie, avec douleur pressive, même en dehors de la déglutition. Constriction permanente de l'œsophage et déglutition gênée. Sécrétion accrue de salive aqueuse. Inflammation de l'œsophage, avec sensation de brûlure et de raclement ; brûlure dans les fauces. Ulcères dans la gorge, avec tuméfaction des glandes du cou.

10. Appétit

Goût désagréable, savonneux, aigrelet, ou salé amer. Soif accrue jour et nuit. Appétit variable ; tantôt boulimie, tantôt absence d'appétit. Faim inaccoutumée, avec amélioration après un repas (après avoir beaucoup mangé). Grande faiblesse de la digestion. Mange trop souvent et trop ; digestion rapide, mais maigrit continuellement.

11. Estomac

Renvois, généralement acides, avec sensation de brûlure. Brûlures d'estomac après des aliments lourds. Hoquet. Pyrosis, surtout après des aliments indigestes. Malaise nauséeux, nausées (avec douleur spasmodique dans l'estomac). Nausées fréquentes. Vomissements violents, renouvelés par le fait de manger. Vomissement de matières bilieuses ou de mucus jaunâtre. Douleurs excessives dans l'estomac, avec évacuations bilieuses. Douleur à l'estomac après chaque repas. Douleurs cramposantes, rongeantes ou brûlantes dans l'estomac. Inflammation de l'estomac. Battements dans l'épigastre. Désordre gastrique avec constipation.

12. Abdomen

Douleurs abdominales revenant après chaque repas. Ballonnement de l'abdomen. Enclavement des gaz (côté gauche de l'abdomen). Augmentation de volume de l'abdomen, rendant impossible de se coucher sans danger de suffocation. Région du foie douloureuse à la pression ; tuméfaction et hypertrophie du foie ; ictère. Tuméfaction dure et douloureuse de la rate. Douleurs cramposantes dans l'abdomen. Colique violente. Douleurs abdominales, comme celles de l'accouchement. Tuméfaction et inflammation des glandes mésentériques. Pancréas augmenté de volume ; diarrhée blanchâtre, semblable à du petit-lait. Pulsations abdominales ; battements de l'aorte abdominale. Tremblement dans l'abdomen, du creux de l'estomac à la périphérie, avec chaleur accrue. Tuméfaction dure des glandes inguinales.

13. Selles et anus

Selles dures, noueuses, de couleur foncée. Constipation. Évacuations molles, faciles, parfois blanchâtres, alternant avec constipation. Évacuations abondantes, de consistance de bouillie. Diarrhée violente, écumeuse, ou composée de mucus sanguinolent. Évacuations dysentériques de mucus épais, ou parfois purulentes, avec rétention des matières fécales. Le soir, sensation de démangeaison et de brûlure dans l'anus. Hémorroïdes saillantes et brûlantes ; < par la chaleur.

14. Organes urinaires

Sécrétion urinaire supprimée. Émission d'urine abondante et fréquente. Émission involontaire d'urine la nuit. Urine de couleur foncée, trouble, ou jaune verdâtre ; ou laiteuse ; ou acre et corrosive. Pellicule bigarrée à la surface de l'urine. (Incontinence chez les vieillards avec augmentation de volume de la prostate.). (Diabète.)

15. Organes sexuels masculins

Perte complète de la puissance sexuelle, testicules atrophiés. Érections violentes et constantes. Désir sexuel accru. Tiraillements douloureux dans la partie antérieure du pénis. Douleur, pression, torsion ou sensation forçante dans les cordons spermatiques ; après badinage sexuel. Tuméfaction et induration des testicules. Induration de la prostate. Après la selle, écoulement par l'urètre d'un liquide laiteux. Hydrocèle. Sueur fétide des organes génitaux.

16. Organes sexuels féminins

Règles tantôt trop tardives, tantôt trop précoces. Menstruations prématurées, violentes et abondantes. Métrorragie. Faiblesse, palpitations du cœur et nombreuses souffrances, avant, pendant et après les règles. Atrophie des ovaires et des seins, avec stérilité. Douleur (sourde, pressive, en coin) commençant dans l'ovaire droit, descendant le long du ligament large jusqu'à l'utérus. Grande sensibilité de la région ovarienne droite pendant ou après les règles. Inflammation de l'ovaire droit avec éruption prurigineuse sur la tête et les mains à la suite de l'application d'Iodine sur le col utérin. Oophorite chronique (g.) avec leucorrhée épaisse, jaune, brûlante, > après avoir mangé (H. N. Martin.). Douleur dans l'abdomen inférieur ; < région ovarienne gauche ; > par le mouvement et en mangeant. Induration et tuméfaction (cancer ?) de l'utérus. Hémorragie utérine renouvelée après chaque selle. Leucorrhée excoriant les membres et le linge ; acre ; abondante ; pire à l'époque des règles. Flaccidité et atrophie des seins. Hyperesthésie mammaire. Lourdeur des seins comme s'ils allaient tomber. Douleur aiguë et sensibilité douloureuse des seins avec métrite. Nodosités rouge bleuâtre de la taille d'une noisette ; dans les deux seins ; points noirs et secs aux extrémités. Galactorrhée ; lait mince, aqueux ; faiblesse ; amaigrissement. Lait supprimé ; seins atrophiés et relâchés.

17. Organes respiratoires

Enrouement insupportable et fourmillement dans la gorge, surtout le matin. La voix devient plus grave. Croup membraneux, avec respiration sifflante et râpeuse ; toux sèche, aboyante, surtout chez les enfants aux yeux et aux cheveux foncés ; l'enfant porte la main à la gorge. Croup avec expectoration muqueuse abondante, parfois striée de sang. Inflammation de la gorge, du larynx et de la trachée, avec douleur constrictive comme d'excoriation. Douleur dans le larynx, avec émission de mucus durci. Constriction et chaleur dans le larynx. Sécrétion accrue de mucus dans la trachée, avec raclement fréquent. Toux sèche, avec pression, élancements et sensation de brûlure dans la poitrine. Toux le matin. Toux avec expectoration abondante, et parfois sanguinolente, douleurs dans la poitrine et fièvre. Bruit de mucus dans la poitrine, avec râpreté sous le sternum et oppression de poitrine. Toux ressemblant à la coqueluche, excitée par un chatouillement insupportable dans la poitrine, avec angoisse avant la quinte, et amaigrissement excessif. Hépatization ; pire à la partie supérieure du poumon droit.

18. Poitrine

Difficulté respiratoire et dyspnée. Difficulté à dilater la poitrine en inspirant. Suffocation. Élancements dans le côté gauche en respirant. Impression de ne plus pouvoir respirer, surtout en montant l'escalier. Faiblesse de la poitrine. Hyperémie de la poitrine. Tension brûlante et lancinante dans les téguments de la poitrine.

19. Cœur

Sensation de faiblesse dans la poitrine (et le cœur). Violentes palpitations du cœur ; accrues par le moindre effort (par la marche ou en descendant l'escalier). Sensation comme si le cœur était serré ensemble. Douleur constante, lourde, oppressive, dans la région du cœur, avec douleur aiguë, perçante, mobile. Grande angoisse précordiale, l'obligeant à changer continuellement de position. (Hypertrophie du cœur, très semblable à celle de Arn., et à celle qu'on rencontre souvent chez les femmes de chambre et d'autres personnes par surmenage. Dégénérescence graisseuse du cœur. Cooper.). Pouls rapide, petit, faible, avec action du cœur tumultueuse, irrégulière, par moments intermittente.

20. Cou et dos

Tension dans le cou. Tuméfaction de la partie externe du cou. Tuméfaction du cou en parlant. Tuméfaction des glandes du cou, de la nuque et des aisselles. Goîtres durs et volumineux. Sensation constante de constriction dans les goîtres. Taches jaunâtres sur le cou, et rougeur comme par ecchymose. Crampes dans le dos. Douleur dans le sacrum et le coccyx. Affections rachidiennes, avec gressus vaccinus.

21. Membres

Affections arthritiques chroniques ; avec douleurs violentes la nuit. Articulations raides et augmentées de volume après un rhumatisme aigu. Tressaillement des tendons. Mains et pieds froids.

22. Membres supérieurs

Douleurs dans les os des bras, < en étant couché, et troublant le sommeil. Lassitude dans les bras le matin, au lit. Mouvements convulsifs et tremblement des bras, des mains et des doigts. Engourdissement des doigts. Douleurs déchirantes dans les doigts. Secousses des tendons des doigts. Panaris. Froideur constante des mains, qui sont couvertes de sueurs froides pendant le travail. Carphologie.

23. Membres inférieurs

Douleurs cramposantes dans les jambes en position assise. Lourdeur, tuméfaction, tremblement et paralysie des jambes. Tiraillements rhumatismaux dans les cuisses et les genoux. Tuméfaction inflammatoire du genou, avec douleurs déchirantes et suppuration. Tuméfaction chaude, d'un rouge vif, du genou, avec inflammation, picotements et brûlure ; < au toucher et à la pression. Tuméfaction hydropique du genou. Tumeur blanche du genou. Crampes dans les pieds, surtout la nuit. Secousses des tendons des pieds. Tuméfaction œdémateuse des pieds. Engelures. Sueur acre et corrosive des pieds. Douleur dans les cors.

24. Généralités

Douleurs erratiques dans les articulations. Rhumatisme chronique des articulations, avec douleurs violentes la nuit ; sans tuméfaction. Sensation de torpeur dans les membres. Secousses convulsives et tressaillements des tendons. Déformation des os. Douleurs dans les os la nuit. Tuméfaction et induration des glandes. Hémorragie provenant de différents organes. Surexcitation puissante de tout le système nerveux. Bouillonnement du sang, et pulsation dans tout le corps, accrue par le moindre effort. Tremblement des membres. Démarche chancelante. Grande faiblesse ; même le fait de parler provoque la sueur. Exsudats plastiques. Atrophie et amaigrissement jusqu'à n'être plus qu'un squelette (avec bon appétit). Amaigrissement ; finissant en marasme ; des tissus glandulaires (mammae, testicules, glande thyroïde, etc.). Tuméfaction œdémateuse, même du corps entier.

25. Peau

Peau rude, sèche, ou moite, humide, et d'un jaune sale. Dartres. Furfur. Panaris. Démangeaisons et boutons prurigineux sur une ancienne cicatrice. Éruptions papuleuses tendant à la pustulation.

26. Sommeil

Rêves agités. Sommeil inquiet avec rêves vifs ou anxieux. Sueur nocturne.

27. Fièvre

Frissons, même dans une chambre chaude. Froid alternant avec chaleur. Froideur des pieds toute la nuit. Chaleur sèche interne, avec froideur externe. Sueurs nocturnes abondantes. Augmentation de la chaleur du corps. Chaleur fugace. Sueur acide le matin. Pouls rapide, petit et dur ; faible, filiforme. Le pouls devient beaucoup plus rapide dès qu'on se met en mouvement. Fièvre avec phtisie. (Fièvres des Indes occidentales et d'Afrique ; fièvre intermittente.)

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