Coca. (Erythroxylon Coca.)
By Constantine Hering — Les symptômes directeurs de notre matière médicale
Coca. Lineæ (sous-ordre des Erythroxyleæ).
Très voisine des Malpighiaceæ et des Sapindaceæ, puis des Aceripaceæ et des Rhizoboleæ.
Arbrisseau haut de six à huit pieds, à petites fleurs blanches et à feuilles d’un vert éclatant. Les feuilles ont deux pouces et demi de long sur un demi-pouce de large ; le signe caractéristique de la feuille est une ligne arquée de chaque côté de la nervure médiane. La coca fut d’abord employée aux États-Unis comme antidote du tabac. On sait qu’elle est en usage chez les Péruviens depuis la Conquête. Au temps des Incas, la coca était tenue pour sacrée. Elle est largement cultivée en Bolivie pour ses feuilles, dont on fait grand usage dans ce pays à mâcher. En 1856, la vente des feuilles assurait à la République un revenu de treize millions de francs. Elle est maintenant d’un usage général parmi les Indiens comme boisson narcotisante. La plante, multipliée de semence en pépinière, commence à produire au bout de dix-huit mois et continue d’être productive pendant un demi-siècle.
En 1856, elle fut pathogénésiée par Clotar Müller, Hom. Viert., vol. 7, p. 443. Pathogénésie par Stokes, dans Mon. Hom. Rev., vol. 3, p. 275, en 1859. De nouvelles pathogénésies furent proposées en 1867 par W. S. Searle, dans N. A. J. of H., vol. 16, p. 1, et réalisées la même année par Berridge, Croker, Ray et Scheibler. D’autres pathogénésies furent faites, en 1869, par Lilienthal, Safford, Williams, Ferguson et Labeau. En 1870, C. Hering fit un arrangement complet des effets, d’après toutes les sources disponibles, sous forme de monographie, pour le Journal of Materia Medica.
AUTORITÉS CLINIQUES.
Secousses dans la tête
, Searle, Organon, vol. 3, p. 359 ;
Obstipation chronique
, Stokes, Organon, vol. 3, p. 267 ;
Toux
, Berridge, H. M., vol. 10, p.
110 ;
Phtisie pulmonaire
, E. W. Berridge, H. M., 1874, p. 110 ;
Affection cardiaque
, Œhme, A. H. Z., vol. 101, p. 101 ;
Surmenage en gravissant des hauteurs
, Richter B. J. H.,
vol. 34, p. 163 ;
Trois années de maladie causée par l’ablation d’un cancer
, N. Williams, Hom. Clinics, vol. 2, p. 269 ;
Habitude de la morphine et de l’opium
, Œhme, A. H. Z., vol. 101, p. 100.
Copyright © Médi-T
®
2002
Coca. (Erythroxylon Coca.)
ESPRIT. [1] [
Coca
]
Mélancolie par épuisement nerveux.
Hypochondrie.
θ
Aménorrhée.
θ
Dysménorrhée.
θ
Veta.
Timide, craintif, mal à l’aise en société.
Tristesse, irritabilité ; il ne se plaît que dans la solitude et l’obscurité ; il donne souvent des preuves d’obstination.
Aversion notable pour tout effort, conséquence de l’épuisement nerveux.
Perte d’énergie.
Par moments, lent à trouver les mots pour s’exprimer.
Abattement mental avec début d’atrophie.
Accablé par une anxiété indescriptible.
θ
Veta.
Sentiment d’angoisse accru par l’insuccès de chaque effort pour lutter contre l’épuisement ; le tourment ne diminue qu’avec un repos complet.
θ
Veta.
Stupidité.
θ
Veta.
Le cerveau paraît si embrouillé qu’il ne peut lire avec compréhension.
Légère excitation, suivie de veille.
Humeur chagrine.
θ
Veta.
Communique une vivacité insolite ; réjouit le cœur, éclaire l’esprit et renouvelle les forces corporelles pour les tâches vigoureuses de la vie.
Manque de volonté ; tremblement et dépression mentale.
CAPTEUR SENSORIEL. [2] [
Coca
]
Étourdissement et vertige.
Vertige.
θ
Veta.
Peur de tomber en marchant ; vertige avec pas précipités involontaires en marchant, tête inclinée en avant, avec étourdissement et peur de tomber ; nausées et sensation vertigineuse le rendent impropre au travail intellectuel ; étourdissement avec pression à l’arrière de la tête et épuisement.
Défaillance et violentes nausées.
θ
Veta.
Accès de syncope par faiblesse nerveuse.
TÊTE INTERNE. [3] [
Coca
]
Sensation de tension au-dessus du front, comme si une bande de caoutchouc y était tendue.
Plénitude au front et sensation obtuse sur toute la région sourcilière.
Violent mal de tête juste au-dessus des yeux, avec bourdonnement grave dans les oreilles.
Mal de tête juste au-dessus des sourcils, non constant ; < en relevant la tête ou en tournant les yeux vers le haut.
Céphalalgie frontale sourde, qui disparaît au coucher du soleil, suivie d’un état d’exaltation mentale.
Légères douleurs lancinantes dans la tempe droite.
Mal de tête dans la tempe droite le matin, aigu au premier lever et toute la journée en regardant en haut ; la douleur part de la tempe en ligne droite jusqu’au sommet de la tête, laissant une sensation de meurtrissure.
Céphalée constrictive du côté droit de l’occiput et du côté droit du front, avec étourdissement et frisson après le dîner ; > vers le soir.
Secousses dans la tête, sensation obtuse et de plénitude dans l’occiput, avec vertige, < en s’étendant ; souvent, la seule position possible au lit est sur le visage.
Occiput douloureux, sensible au toucher ; douleurs < en toussant.
Céphalée occipitale avec sensation de froid et légère fièvre.
Céphalée occipitale.
Mal de tête l’après-midi, avec sensation de froid.
Mal de tête avec sensation de sécheresse dans la gorge.
Afflux sanguin à la tête et aux poumons.
Le mal de tête > après avoir mangé, revient au bout de trois heures et demie et cesse au coucher du soleil.
Migraine nerveuse ; hémicrânie.
TÊTE EXTERNE. [4] [
Coca
]
Occiput douloureux et sensible au toucher, douleur < en toussant.
θ
Phtisie.
VUE ET YEUX. [5] [
Coca
]
Grande intolérance à la lumière, avec dilatation remarquable des pupilles.
Nuage sombre devant les yeux ; yeux profondément congestionnés jusqu’à ce que des larmes sanglantes jaillissent.
θ
Veta.
Taches blanches, sombres ou de feu devant les yeux ; scintillement ou éclairs ; les lettres semblent se confondre.
Vision indistincte, bientôt suivie de mal de tête et de nausées.
θ
Veta.
Douleur sourde derrière les yeux, leur donnant l’impression de loucher en dedans.
OUÏE ET OREILLES. [6] [
Coca
]
Bourdonnements d’oreilles avec fièvre.
Tintement fort, bourdonnement et murmure dans les oreilles.
θ
Veta.
Surdité datant de trois mois, chez un vieux soldat, âgé de 102 ans ; il se plaignait de bruit dans la tête et de ne pas pouvoir s’entendre lorsqu’il lisait à haute voix.
ODORAT ET NEZ. [7] [
Coca
]
Épistaxis passant de droite à gauche.
PARTIE SUPÉRIEURE DE LA FACE. [8] [
Coca
]
Lèvres bleues, tuméfiées, gercées.
θ
Veta.
Lèvres et gencives pâles ; sécheresse des lèvres et de la bouche.
Ulcérations à la commissure des lèvres.
DENTS ET GENCIVES. [10] [
Coca
]
Prévient la carie des dents.
GOÛT, PAROLE, LANGUE. [11] [
Coca
]
Goût et langue
Absence de goût le matin.
Langue très chargée.
BOUCHE INTERNE. [12] [
Coca
]
Sécheresse des lèvres et de la bouche, surtout au réveil.
La nuit et le matin, sensation dans la bouche et au palais comme s’il avait mangé du poivre.
Haleine fétide.
PALAIS ET GORGE. [13] [
Coca
]
Sensation nette de tuméfaction de la luette, difficulté à avaler.
De grand matin, sensation de sécheresse dans la gorge, très pénible à la déglutition, comme si elle était enflée.
APPÉTIT, SOIF. DÉSIRS, AVERSIONS. [14] [
Coca
]
Grand appétit.
Retarde la faim et la soif.
Grande satiété, sans désir de nourriture, pendant longtemps.
Inappétence, surtout pour les aliments solides.
Grande soif.
Désir de boissons spiritueuses et de tabac, stimulants habituels.
MANGER ET BOIRE. [15] [
Coca
]
Ne peut manger qu’en petite quantité à la fois.
θ
Obstipation chronique.
Affections provoquées par les aliments salés.
HOQUET, ÉRUCTATIONS, NAUSÉES ET VOMISSEMENTS. [16] [
Coca
]
Nausées avec vertige.
Hoquet après le souper.
Éructations fréquentes.
Les gaz remontent avec une telle force qu’il semble que l’œsophage doive s’en déchirer.
θ
Obstipation chronique.
Copyright © Médi-T
®
2002
Coca. (Erythroxylon Coca.)
CREUX ÉPIGASTRIQUE ET ESTOMAC. [17] [
Coca
]
Sensation de vide ou de plénitude dans l’estomac.
Digestion faible et difficile.
Catarrhe de l’estomac ; gastralgie ; dyspepsie.
Dyspepsie confirmée, surtout chez les hypochondriaques.
HYPOCHONDRES. [18] [
Coca
]
Pression et tension dans les hypochondres, après les repas.
ABDOMEN ET LOMBES. [19] [
Coca
]
Flatulence.
Violentes palpitations causées par des gaz emprisonnés, qui parfois remontent avec une telle force qu’il semble que l’œsophage doive s’en déchirer.
θ
Obstipation chronique.
Violent mal de ventre, avec distension tympanique de l’abdomen, > par des émissions fréquentes de gaz inodores.
Ballonnement de l’abdomen.
Colique spasmodique ; entéralgie.
Affections pituiteuses des organes abdominaux.
SELLES ET RECTUM. [20] [
Coca
]
Les gaz intestinaux sentent la poudre à canon brûlée.
Désir constant d’aller à la selle.
θ
Après blennorragie.
Dysenterie.
θ
Veta.
Chaque jour, les selles se produisent une heure plus tard.
Obstipation par inertie du rectum.
Hémorroïdes douloureuses en marchant ou en restant assis.
ORGANES URINAIRES. [21] [
Coca
]
Se lève la nuit pour uriner.
Urines abondantes, avec sédiment rouge foncé adhérant au vase.
Douleur au périnée à la fin de la miction ; jet d’urine tordu ; émission goutte à goutte ; sédiment floconneux de couleur orangée se rassemblant en un point « comme une éponge » ; odeur ammoniacale.
θ
À la suite d’une blennorragie supprimée.
Les urines, après repos, déposent un sédiment gélatineux blanc jaunâtre adhérant au vase, parfois avec une pellicule huileuse irisée à la surface.
θ
Phtisie pulmonaire.
θ
Toux.
Les urines deviennent troubles après repos et se couvrent d’une légère pellicule.
Énurésie nocturne.
ORGANES SEXUELS MASCULINS. [22] [
Coca
]
Prostration nerveuse due aux excès sexuels.
Spermatorrhée et impuissance partielle.
ORGANES SEXUELS FÉMININS. [23] [
Coca
]
Les règles s’écoulent par bouffées, réveillant d’un sommeil profond.
VOIX ET LARYNX. TRACHÉE ET BRONCHES. [25] [
Coca
]
Faiblesse de la voix.
Phtisie laryngée, quand, par irritabilité du pharynx, l’estomac ne retenait aucun aliment.
La voix se sent beaucoup plus forte ; peut chanter beaucoup plus haut et plus clairement.
RESPIRATION. [26] [
Coca
]
Essoufflement douloureux.
θ
Veta.
Le soir au lit, oppression très intense avec grande anxiété et prostration.
Oppression douloureuse de la poitrine et besoin persistant de respirer profondément.
Oppression de la respiration pendant les heures nocturnes.
Obligé de s’arrêter et de reprendre haleine, y parvenant à peine.
θ
Veta.
Lourdeur dans la poitrine et gêne respiratoire l’obligeant à marcher lentement.
Respiration entravée, violentes palpitations, avec sensation d’épuisement rendant tout progrès ultérieur impossible.
θ
Veta.
Dyspnée spasmodique fréquente.
θ
Obstipation chronique.
Dyspnée par emphysème, asthme ou affection cardiaque.
Essoufflement chez ceux qui se livrent à des exercices athlétiques ; ou chez ceux qui abusent du tabac ou du whisky.
Hémoptysie.
θ
Veta.
TOUX. [27] [
Coca
]
Toux légère, causant des fourmillements dans les mains.
En toussant, douleur dans l’occiput.
Toux, le matin, avec expectoration blanchâtre-jaunâtre, dense et visqueuse ; en même temps sécheresse de la bouche et de la gorge avec soif.
Toux sèche le soir, au lit.
Toux provoquée par l’air froid et la marche rapide.
Expectoration peu abondante, mais soulageant.
θ
Toux.
Expectoration de petits grumeaux, semblables à de l’amidon bouilli, immédiatement après le lever le matin.
POITRINE INTERNE ET POUMONS. [28] [
Coca
]
S’efforce en vain de remplir ses poumons d’air par de profondes inspirations et la plus grande dilatation de la poitrine.
θ
Veta.
Douleurs sous les clavicules, plus fortes sous la gauche.
Pendant toute la journée, sensation de constriction dans la partie supérieure des deux poumons.
Douleurs lancinantes passagères dans le poumon gauche, entre la troisième et la sixième côte, < pendant une profonde inspiration.
Soudainement saisie d’une crampe dans la poitrine ; elle devint tout à fait froide et ne put continuer l’ascension.
θ
Surmenage en gravissant des hauteurs.
Afflux sanguin à la poitrine avec léger mal de tête.
θ
Veta.
Emphysème.
θ
Phtisie pulmonaire.
CŒUR, POULS ET CIRCULATION. [29] [
Coca
]
Battements du cœur contre les côtes, audibles.
θ
Veta.
Palpitations du cœur avec faiblesse générale.
θ
Veta.
Violentes palpitations dues à des gaz emprisonnés.
θ
Obstipation chronique.
Angor en montant ; elle devint tout à fait froide.
Épuisement du cœur avec action irrégulière.
Affection fonctionnelle du cœur, par surmenage.
Fréquence accrue du pouls, dans un cas de 70 à 143 battements par minute.
Pouls 108 à 120.
θ
Veta.
Pouls faible, accéléré, petit.
Pouls intermittent tous les cinq battements.
θ
Affection cardiaque.
POITRINE EXTERNE. [30] [
Coca
]
Spasme dans la poitrine.
θ
Par excès de fatigue en gravissant une montagne.
MEMBRES SUPÉRIEURS. [32] [
Coca
]
Douleur au quatrième doigt de la main droite ; il était froid et le demeura pendant des semaines, atteignant aussi le petit doigt.
Copyright © Médi-T
®
2002
Coca. (Erythroxylon Coca.)
MEMBRES INFÉRIEURS. [33] [
Coca
]
Faiblesse en marchant.
Capacité de marcher compromise.
θ
Obstipation chronique.
MEMBRES EN GÉNÉRAL. [34] [
Coca
]
Sensation de froid intérieur, avec insensibilité des mains et des pieds.
θ
Veta.
Affection rhumatismale provoquée par le moindre froid.
REPOS. POSITION. MOUVEMENT. [35] [
Coca
]
Repos : angoisse, épuisement et tourment ne diminuent qu’avec un repos complet ; après dix pas, obligé de se reposer.
Assis : hémorroïdes douloureuses.
Étendu : < secousses dans la tête, sensation obtuse et de plénitude dans l’occiput.
Obligé de s’arrêter et de reprendre haleine, y parvenant à peine.
Il se couche à terre, incapable d’aller plus loin en se traînant.
Impossible de faire le moindre effort, lassitude, désir de rester continuellement au lit.
Tête inclinée en avant, avec étourdissement et peur de tomber.
La seule position possible au lit est sur le visage.
S’éveille la nuit sur le dos.
En relevant la tête ou en tournant les yeux vers le haut < mal de tête.
Marcher : peur de tomber ; pas précipités involontaires ; hémorroïdes douloureuses ; toux ; faiblesse.
Lourdeur dans la poitrine et gêne respiratoire, l’obligeant à marcher lentement.
NERVOSITÉ. [36] [
Coca
]
Retarde la faim et communique une vivacité insolite, permettant de gravir de grandes hauteurs, de porter des fardeaux ou de courir rapidement sans sensation de fatigue ni d’essoufflement.
Éréthisme dans la sphère sensitive.
Nervosité et agitation nocturne des enfants pendant la dentition.
Ne peut trouver le rouge nulle part.
θ
Veta.
Dépression nerveuse, conséquence du surmenage, de l’anxiété mentale, des excès sexuels ou de l’abus du tabac.
Tremblement ; il se couche à terre, physiquement et mentalement incapable d’aller plus loin en se traînant, à demi inconscient.
θ
Veta.
La sensation d’épuisement va jusqu’à l’impossibilité d’avancer, en raison de la gêne respiratoire et des violentes palpitations du cœur.
θ
Veta.
Impossible de faire le moindre effort, lassitude avec désir de rester continuellement au lit.
θ
Après opération pour cancer.
Faiblesse pendant la convalescence du typhus.
Accès de syncope par faiblesse nerveuse.
Affections hystériques.
SOMMEIL. [37] [
Coca
]
Tendance au sommeil et épuisement constant, qui n’amènent pas un sommeil réparateur.
θ
Veta.
Tendance au sommeil, mais sans pouvoir trouver de repos.
S’éveille la nuit, couché sur le dos.
Insomnie la nuit, ou sommeil trop profond et trop lourd.
TEMPS. [38] [
Coca
]
De grand matin : sensation de sécheresse dans la gorge.
Le matin : au premier lever, mal de tête aigu dans la tempe droite ; absence de goût ; sensation dans la bouche et au palais comme s’il avait mangé du poivre ; toux avec expectoration blanchâtre-jaunâtre, dense et visqueuse ; sécheresse de la bouche et de la gorge avec soif.
L’après-midi : mal de tête avec sensation de froid.
Après le dîner : étourdissement et frisson.
Après le souper : hoquet.
Le soir : au lit, oppression très intense avec grande anxiété et prostration ; au lit, toux sèche.
La nuit : sensation dans la bouche et au palais comme s’il avait mangé du poivre ; se lève pour uriner ; énurésie ; oppression de la respiration ; s’éveille sur le dos ; insomnie, ou sommeil trop profond et trop lourd ; chaleur et insomnie, avec battements dans les artères.
TEMPÉRATURE ET TEMPS QU’IL FAIT. [39] [
Coca
]
Air froid : en provoque la toux.
Froid : affection rhumatismale au moindre.
Aggravation dans tous les états du temps avec baromètre bas, et aussi lorsque les rémissions surviennent pendant les hautes marées barométriques.
FIÈVRE. [40] [
Coca
]
Sensation de froid et mal de tête l’après-midi.
La nuit, chaleur et insomnie, avec battements dans les artères.
Bouffées de chaleur dans le dos et brûlure dans l’abdomen.
La fièvre se distingue par l’extrême épuisement qui l’accompagne.
Faiblesse pendant la convalescence des fièvres adynamiques.
Sueurs nocturnes.
ATTAQUES, PÉRIODICITÉ. [41] [
Coca
]
Spasmodique : colique ; dyspnée.
Soudaine : attaque de crampe dans la poitrine.
Passagère : douleur lancinante dans le poumon gauche.
Fréquentes : éructations ; émissions de gaz inodores.
Constant : désir d’aller à la selle ; besoin de respirer profondément ; épuisement et tendance au sommeil.
Pendant longtemps : grande satiété.
Toute la journée : mal de tête dans la tempe droite en regardant vers le haut ; constriction dans la partie supérieure des deux poumons.
Chaque jour : les selles se produisent une heure plus tard.
Céphalalgie frontale sourde, qui disparaît au coucher du soleil.
Le mal de tête > après avoir mangé, revenant au bout de trois heures et demie et cessant au coucher du soleil.
Nocturne : agitation des enfants pendant la dentition.
Aggravations de minuit à 4 h du matin, ou de 10 h du matin à 2 h de l’après-midi.
Pendant des semaines : douleur et froideur du quatrième doigt de la main droite, atteignant aussi le petit doigt.
Surdité de trois mois de durée.
Chronique : obstipation ; dyspepsie.
LOCALISATION ET DIRECTION. [42] [
Coca
]
Droite : légères douleurs lancinantes dans la tempe ; mal de tête dans la tempe irradiant jusqu’au sommet de la tête ; céphalée constrictive du côté de l’occiput et du côté du front ; douleur et froideur du quatrième doigt de la main ; atteint aussi le petit doigt.
Gauche : douleur intense sous la clavicule ; douleurs lancinantes passagères dans le poumon, entre la troisième et la sixième côte.
De droite à gauche : épistaxis.
SENSATIONS. [43] [
Coca
]
Sentiment d’angoisse accru par l’insuccès de chaque effort pour lutter contre l’épuisement.
Comme si le cerveau était embrouillé ; comme si une bande de caoutchouc était tendue sur le front ; comme si les yeux louchaient en dedans ; comme s’il avait mangé du poivre ; comme si la gorge était enflée ; comme si l’œsophage allait se déchirer sous la force des gaz remontants.
Douleur : au périnée à la fin de la miction ; dans les hémorroïdes en marchant ou en restant assis ; dans l’occiput en toussant ; sous les clavicules ; dans le quatrième doigt de la main droite, atteignant aussi le petit doigt.
Douleur violente : juste au-dessus des yeux dans la tempe droite.
Lancinante : dans la tempe droite ; dans le poumon gauche entre la troisième et la sixième côte, < pendant une profonde inspiration.
Brûlure : dans l’abdomen.
Sensation de meurtrissure : de la tempe droite au sommet de la tête.
Tension : au-dessus du front ; dans les hypochondres, après les repas.
Compression : à l’arrière de la tête et épuisement ; du côté droit de l’occiput et du côté droit du front.
Pression : dans les hypochondres, après les repas.
Oppression : de la respiration ; de la poitrine.
Crampe : dans la poitrine.
Constriction : dans la partie supérieure des deux poumons.
Spasme : dans la poitrine.
Secousses : dans la tête.
Douleur sourde : derrière les yeux.
Plénitude : au front ; dans l’occiput ; dans l’estomac.
Lourdeur : dans la poitrine.
Fourmillements : dans les mains, causés par une toux légère.
Insensibilité : des mains et des pieds.
Faiblesse : générale ; en marchant.
Épuisement : allant jusqu’à l’impossibilité d’avancer ; extrême avec la fièvre.
Lassitude, impossibilité de faire le moindre effort.
Sensation obtuse : sur toute la région sourcilière ; dans l’occiput.
Vide : dans l’estomac.
Sécheresse : dans la gorge ; des lèvres et de la bouche.
Chaleur : dans le dos, bouffées de ; de la peau.
Froideur : dans le quatrième doigt de la main droite, atteignant aussi le petit doigt ; sensation intérieure de.
TISSUS. [44] [
Coca
]
Retarde la métamorphose destructive et communique une vigueur temporaire.
Surexcitation des systèmes nerveux et musculaire.
Dans la fatigue ou l’épuisement mental ou physique ; la dyspepsie ; l’hystérie ; l’éréthisme nerveux ; les fièvres prolongées ; l’irritation spinale et les convulsions ; les mauvais effets des stimulants, alcool, tabac, etc.
Sécrétion diminuée des constituants solides de l’urine.
Émaciation.
Marasme des enfants.
Rhumatisme survenant au moindre froid.
Scorbut par états anémiques.
Scrofule.
TOUCHER. MOUVEMENT PASSIF. LÉSIONS. [45] [
Coca
]
Toucher : occiput douloureux et sensible au.
Mauvais effets de l’ascension des montagnes ou de l’aéronautique.
PEAU. [46] [
Coca
]
Chaleur accrue de la peau.
Éruption papuleuse sèche sur le dos de la main.
Protection contre les affections cutanées.
PÉRIODE DE LA VIE, CONSTITUTION. [47] [
Coca
]
Convient aux personnes qui s’usent sous la tension mentale et physique d’une vie active, souffrant d’épuisement des nerfs et du cerveau.
Convient aux personnes timides, craintives, mal à l’aise en société.
Aux vieillards, non seulement quand ils perdent le souffle, mais aussi pour d’autres affections.
Aux enfants atteints de marasme.
Les personnes faibles, nerveuses, grasses ou pléthoriques, ainsi que celles qui ont des affections du cœur et des poumons, souffrent davantage du veta.
Mlle R., âgée de 24 ans, grande, mince, yeux et cheveux noirs, très pâle ; malade depuis trois ans après l’ablation d’un cancer du sein.
Homme, à la suite de dissipation ; affection cardiaque.
Vieux soldat, âgé de 102 ans ; surdité.
RELATIONS. [48] [
Coca
]
Est employée depuis des siècles par les indigènes du Pérou, du Chili et de la Bolivie comme substitut du tabac, du bétel, du haschisch et de l’opium.
Comparer :
Stramon
. le malade aime la compagnie,
Coca
la solitude ;
Stramon
. la lumière,
Coca
, l’obscurité ;
Arsen
.,
effets nuisibles de l’ascension des hauteurs ;
Paullinia, Scutellaria, Cyprip
. et
Valer
., thé, café,
Cann. ind
., et tabac.
Copyright © Médi-T
®
2002