Vanadium
par John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Le métal. V. (A. W. 5l.2). Trituration. (Burnett employait le « sel soluble d'ammonium ».)
Clinique
Maladie d'Addison / Athérome / Dégénérescence graisseuse / Dénutrition
Caractéristiques
Burnett (Fifty Reasons) raconte comment il en vint à employer Van., après avoir lu le résultat de certaines expériences sur des animaux, dans lesquelles les sels de vanadium provoquaient une « véritable destruction cellulaire, avec échappement du pigment, le foie étant atteint le plus sévèrement ». Burnett avait alors un cas de « foie graisseux, athérome des artères, vives douleurs suivant le trajet de l'artère basilaire, larges plaques fortement pigmentées sur le front, adynamie profonde ». Van. rétablit le malade, qui avait soixante-dix ans, et à quatre-vingts ans il était « alerte et robuste ». Marc Jousset (L'Art Méd., lxxxix. 217) rapporte des expériences faites avec des sels de Van., principalement le métavanadate de sodium, par Lyonnet et d'autres. Les animaux empoisonnés par des injections intraveineuses développent promptement une respiration de Cheyne-Stokes, avec peu ou pas d'action sur la circulation ni sur le sang. Ces observateurs administrèrent des Vanadates à deux cents malades (atteints de tuberculose, chlorose, rhumatisme chronique, neurasthénie, etc.), et obtinrent dans presque tous les cas une augmentation de l'appétit, des forces et du poids. La quantité d'urée était également augmentée. Ils considèrent Van. comme « un excitant énergique de la nutrition », et vraisemblablement comme un oxydant stimulant la combustion organique. La dose était de 2-5 mgr. en vingt-quatre heures, et cela seulement pendant trois jours distincts de la semaine.
Relations
Comparer : Dégénérescence graisseuse, Phos., Ars. Maladie d'Addison, Adren. Tuberculose, Tub., Bac.