Lac Caninum
By John Henry Clarke — Dictionnaire de matière médicale pratique
Lait de chienne.
Clinique
Varices des bras / Seins douloureux / Chancre / Croup / Diphtérie / Dysménorrhée / Épulis / Affections des yeux / Gonorrhée / Mal de tête / Ichtyose / Leucorrhée / Névralgie / Affections des ovaires / Grenouillette / Rhumatisme / Sciatique / Irritation rachidienne / Affections de l'estomac / Syphilis / Mal de gorge / Ulcères / Affections de la matrice / Vaccinose / Varices / Verrues
Caractéristiques
Lac caninum n'est pas une nouveauté parmi les remèdes. « Dioscoride, Rhazès, Pline et Sextus le recommandaient pour l'expulsion du fœtus mort. Sammonicus et Sextus le louent dans la photophobie et l'otite. Pline affirme qu'il guérit l'ulcération de l'orifice interne. Il était tenu pour un contre-remède contre les poisons mortels. » (Citation de Hering.) Hering ajoute que le remède fut remis en usage par Reisig, de New York, qui l'employa avec succès dans le traitement de la diphtérie. Après Reisig, le remède fut utilisé par Bayard et Swan, aux efforts infatigables de qui nous devons le rang actuel de ce médicament. Les dynamisations de Swan furent préparées à partir de la 17e de Reisig. Les pathogénésies furent faites avec la 30e et au-dessus, et sont publiées dans un petit volume par Swan et Berridge. Comme dans le cas de Bufo, Castor equi et d'autres remèdes des temps anciens, l'homœopathie est intervenue pour confirmer l'exactitude des anciens observateurs. Dans les pathogénésies, un grand nombre des symptômes se manifestèrent dans la région de la gorge, les effets étant dans certains cas diagnostiqués comme une diphtérie véritable. C'est dans la diphtérie, aussi bien comme curatif que comme prophylactique, que Lac can. a acquis sa plus grande renommée; et les pathogénésies ainsi que l'expérience clinique ont développé, dans cette affection et dans d'autres, une grande caractéristique : une alternance des côtés, souvent très rapide. « Le mal de gorge commence par une sensation de chatouillement qui provoque une toux constante, puis par une sensation de boule d'un côté, entraînant une déglutition continuelle; cet état cesse complètement pour ne recommencer que du côté opposé, et alterne souvent, revenant encore à son premier état; ces maux de gorge ont très souvent tendance à commencer et à finir avec les menstruations. » Cette « alternance des côtés » m'a un jour conduit à la guérison d'un état eczémateux des paupières chez un enfant. La tante de l'enfant, qui me l'avait amené, fit incidemment remarquer que cela quittait souvent complètement un côté pour passer à l'autre, puis revenir encore. Lac can. le fit disparaître en très peu de temps. Les affections rhumatismales et autres présentant cette particularité de changer d'un côté à l'autre ont de grandes chances d'être améliorées par Lac can. De la diphtérie, avec ses écoulements nauséabonds, à l'ozène il n'y a qu'un pas, et Lac can. s'est montré curatif dans un certain nombre de cas. Commissures des lèvres et ailes du nez fissurées. Il a guéri un cas présentant les caractères suivants : croûtes sous lesquelles se forme une matière grisâtre. Gorge très atteinte, déglutition difficile; follicules muqueux tuméfiés, recouverts d'un mucus couleur crème. Nez très atteint; on craignait une destruction osseuse. Écoulements de pus sanguinolent plusieurs fois par jour. Os du nez douloureux à la pression. Outre la caractéristique du changement de côté, Lac can. présente : « Surfaces enflammées (de la gorge) luisantes. » La même apparence, lorsqu'on la retrouve sur des surfaces ulcérées de la peau, est une indication dominante de Lac can. Les symptômes mentaux sont remarquables. Un sujet d'expérimentation avait des idées délirantes au sujet des serpents; elle s'imaginait entourée d'eux; elle avait peur de fermer les yeux la nuit, de crainte d'être mordue par un gros serpent qu'elle imaginait près du lit. Elle s'éveillait la nuit avec la sensation d'être couchée sur un gros serpent. Après les menstruations, elle imaginait toutes sortes de choses à propos des serpents. Ces symptômes de serpent conduisirent à une guérison. E. T. Balch (H. P., x. 286) demanda conseil dans ce cas : « Maud R., 10 ans, demi-brune, de parents bien portants, un an et demi auparavant tomba en avant et se blessa la poitrine en jouant. On n'y pensa pas sur le moment, mais lorsqu'on l'amena au Dr Balch elle était blême, émaciée, capricieuse, sans désir de jouer. Sommeil troublé par des rêves affreux; pendant la journée, elle supplie pitoyablement sa mère de la prendre, tant elle a peur. Elle sent comme si des serpents étaient sur son dos. Conformément au conseil donné, une dose de Lac. can. 50m. fut administrée, à sec, et en vingt-quatre heures l'enfant devint plus animée et enjouée, et très bientôt toutes les sensations anormales disparurent. » Autre curiosité mentale qui s'est révélée un indice utile : « Il s'imagine avoir le nez de quelqu'un d'autre. » L'impatience, l'irritabilité nerveuse et la prostration apparaissent dans les pathogénésies et montrent la relation du remède avec la paralysie diphtérique aussi bien qu'avec la diphtérie elle-même. Chez un sujet d'expérimentation, les symptômes se produisaient périodiquement : < le matin d'un jour et < l'après-midi du suivant. Douleurs rhumatismales erratiques. Sensation de légèreté ou de lévitation observée . impression de marcher sur l'air; de ne pas toucher le lit en étant couché. Ne peut supporter qu'une partie de son corps en touche une autre; doit même garder les doigts écartés. Les symptômes en général étaient < la nuit. Les vents froids et l'air froid, vif, <. Les lavages froids = douleur dans l'éruption herpétique. Les applications froides > la douleur du maxillaire supérieur et des dents; et l'eau froide procurait un > momentané au mal de gorge. Les douleurs des chevilles, du front et du maxillaire supérieur étaient > par la chaleur. Le repos et le décubitus > la plupart des symptômes; le mouvement <. La flexion >, l'extension <. Monter et descendre les escaliers = douleur au cœur. La marche = la leucorrhée, < les lésions entre les lèvres vulvaires et les cuisses. Le toucher < (gorge externe; seins, causant une excitation sexuelle). < Après le sommeil. Le schéma comprend à la fois les symptômes provoqués et les symptômes guéris; ces derniers sont entre crochets, ou le nom de la maladie dans laquelle ils se sont produits est ajouté entre crochets.
Relations
[Selon Nichols, le Lac. can. « agit le mieux en dose unique ; s'il est répété, il doit être administré à des intervalles exacts. »] Comparer : Lachesis est l'analogue le plus proche (gorge, ovaires, symptômes changeant d'un côté à l'autre. Lach. de gauche à droite ; < après le sommeil ; évanouissement en levant les bras) ; Lac. vac. deflor. (rêves de partir en voyage). Lac. vac. coag., Lact. ac. [Ce qui suit a été fourni en majeure partie par Lippe pour l'arrangement de Swan.] Mémoire faible pour ce qu'elle a lu, non pour les autres choses (Lach., Nat. m., Staph.). Distraite (Anac., Caust., Con., Dulc., Lach., Nat. m., Sep.). Pleure, craignant de contracter la phtisie (Calc., Guar., Sep.). Exaltation de l'état sensoriel (Plat.). Mal de tête < dans le courant d'air froid, > dans une pièce chaude (Aur., Nux v., Rhus). Mal de tête < par le bruit, > en restant tranquille ; sensation de confusion dans la tête (Calc.). A besoin de lumière, mais ne supporte pas la lumière du soleil (Aco., Bell., Calc., Gels., Ruta, Stram). Sensibilité douloureuse et croûtes des narines (K. bi., Thu.). Lèvres sèches et desquamantes (Nat. m.). Gorge sensible au toucher extérieur (Lach.) ; < en avalant à vide (Ign.). Seins sensibles à la pression (Calc., Murex) ; à la pression profonde (Merc.) ; comme s'ils étaient remplis de nodosités très dures, très douloureux en montant et en descendant l'escalier (Bell., Calc., Carb. an., Lyc., Nit. ac., Phos.) ; sensibilité douloureuse et augmentation de volume (Bell., Bry., Calc.). Petites ulcérations rondes, ou irrégulières, gris blanchâtre, sur les amygdales et la gorge (Merc. i.). Écoulements de matière diphtéritique par la vulve et le rectum (Apis). Sensation de vide et de faiblesse au creux de l'estomac (Dig., Ign., Pet., Sep.) ; douleur comme par une pierre ou des aliments non digérés au creux de l'estomac (K. bi.). Douleur dans la région ovarienne droite (Ap., Lyc., Pallad.). Sensation comme si le souffle allait l'abandonner en étant couchée ; doit se lever et marcher çà et là (Grind.). Sciatique (Cur., Graph., Gnap., K. bi., Ir. v., Lach., Phyt., Tell.). En marchant, semble marcher sur l'air ; en étant couchée, ne semble pas toucher le lit (Asar., Chi., Coff., Nat m., Nux, Op., Rhs., Spi., Stram., Thuj., Stict. pul., Phos. ac.). Rêves de partir en voyage (Lac. v. deflor., Laches., Sang., Sil.). Écarte les doigts (Secale. dans les spasmes). La rétine conserve l'impression des objets (Tuberc. Nicotin. Lyc., l'oreille conserve l'impression des sons). Tache rouge devant la vue (Dubois. Hyo.). Émission de gaz par le vagin (Bro., Lyc., Nux m., Nux v., Sang.). < En descendant l'escalier (Borax). Diphtérie (Diphtherinum, Merc. cy., Gels.). [Hydrophobinum est un nosode d'origine canine et doit être comparé au Lac. can ; Lach. est un de ses antidotes.] Ne peut supporter qu'un doigt touche l'autre (Lac. f. ne peut supporter qu'un pied touche l'autre).
Causes
Suite d'une chute.
1. Esprit
Illusions ou hallucinations de serpents ; elle s'imagine qu'ils sont tout autour d'elle ; qu'ils se glissent dans son lit ; craint de fermer les yeux. Visions horribles ; craint qu'elles ne prennent une forme objective ; en restant assise immobile et en pensant. Se réveille la nuit avec la sensation d'être couchée sur un grand serpent. Après les menstruations, s'imagine toutes sortes de choses au sujet des serpents. Se réveilla au point du jour avec le sentiment d'être une masse hideuse, horrible, de maladie. Ne pouvait supporter qu'une partie quelconque de son corps en touche une autre ; sentait que, si elle ne pouvait d'une manière ou d'une autre sortir de son corps, elle deviendrait bientôt folle ; ne pouvait penser à rien d'autre qu'à son propre état. Se sent faible, et les nerfs si complètement déréglés qu'elle ne peut supporter qu'un doigt touche l'autre (affection nerveuse de la gorge). Est obsédée par l'idée que tout ce qu'elle dit est mensonge ; que tous ses symptômes sont irréels et le résultat d'une imagination malade ; il lui semble très difficile de dire la vérité, mais elle se défie continuellement de tout ; quand elle lit quoi que ce soit, elle en altère rapidement le sens, en omettant ou en ajoutant des choses. S'imagine qu'il porte le nez de quelqu'un d'autre (diphtérie). Se sentait très petite le matin en marchant ; idem le soir. Trouve très difficile de lire avec compréhension tout ce qui exige un effort mental pour le suivre. Très agitée ; ne peut concentrer ses pensées ou son esprit pour lire ; veut tout abandonner dès que c'est commencé. En parlant, substitue le nom de l'objet vu à celui de la chose pensée. Ne peut se rappeler ce qu'elle lit, mais peut se rappeler d'autres choses. En écrivant, emploie trop de mots ou pas les bons ; très nerveuse. Distraite. Ne peut supporter d'être laissée seule un instant (diphtérie). Crainte : de la maladie ; de la phtisie ; d'une affection cardiaque ; de tomber dans l'escalier. Accès de pleurs deux ou trois fois par jour (métrite). Dépression. (Pense que tout le monde la méprise et s'en sent insultée.). Anxieuse. Facilement surexcitée ; facilement effrayée. Acariâtre et irritable ; tant que durait le mal de tête. (Accès de rage, jurons et blasphèmes à la moindre provocation.)
2. Tête
Sensation de vertige avec légère nausée. Bruit constant dans la tête, très troublant ; < la nuit, et beaucoup plus < pendant les menstruations (métrite). (Céphalées nauséeuses commençant dans la nuque ; la douleur venant se fixer graduellement au front d. ou g.). Douleur dans la région occipitale g., remontant quand on remue la tête. (Mal de tête au-dessus des yeux, < en cousant ; frontal et occipital, < en levant les yeux.). Douleur aiguë, lancinante, suivant une ligne en zigzag du côté d. du front jusqu'à un point indéterminé de l'occiput ; instantanée, et parfois répétée ; dès qu'elle la ressent, elle laisse de côté ce qu'elle fait et se couche, par crainte vague qu'elle ne revienne ; si c'est la nuit, elle se met aussitôt au lit ; elle appréhende beaucoup cette douleur, bien qu'elle ne soit pas très sévère ; elle s'est répétée pendant plusieurs jours. Douleur aiguë, pulsatile, du côté d. du front ; puis légèrement du côté g. du front. Douleur aiguë comme un coup de poignard dans la tempe d., à 7 heures du soir. Douleur pulsatile juste au-dessus de la tempe d., puis douleur aiguë dans l'orbite d. et dans la tempe d., disparaissant rapidement. Douleur au front, l'après-midi, d'abord du côté g., puis du côté d., surtout au-dessus de l'œil g. Mal de tête au-dessus de l'œil g. au premier réveil, et grande douleur dans le pelvis, surtout marquée à l'ovaire d. Douleurs névralgiques du côté g. de la tête, suivies d'un voile sur l'œil g. ; veut l'enlever en frottant ; non > par le frottement. Mal de tête d'abord d'un côté du front, puis de l'autre. En allant dans le courant d'air froid, ressentit une terrible douleur au front, comme s'il allait se fendre, > en entrant dans une pièce chaude. Mal de tête dans la partie supérieure du front, avec sensation d'une large bande fortement serrée à travers le front, d'une tempe à l'autre. Douleur fulgurante à travers le front et au-dessus des yeux. Mal de tête au-dessus des deux yeux, s'étendant en arrière au-dessus de l'oreille g. Légère pression au sommet de la tête et au-dessus des yeux, la veille de la cessation des menstruations. Douleur sourde dans la tempe d. et l'œil d., avec pression au sommet de la tête pendant les menstruations. Raideur de l'occiput en tournant la tête, avec sensibilité douloureuse à la pression. (Céphalée occipitale, avec douleurs lancinantes s'étendant jusqu'au front.). Mal de tête < par le bruit ou en parlant, > en restant tranquille ; sensation de confusion dans la tête. Mal de tête intense, entièrement > par l'application d'eau froide, mais réapparu bientôt, toutefois moins sévère. Douleurs dans la tête pendant la journée, d'abord d'un côté puis de l'autre ; cela paraît tout à fait insupportable ; d'abord à l'air libre, mais devient bientôt . Sensation comme si le cerveau se contractait puis se relâchait alternativement, plusieurs fois rapidement ; en général seulement en étant couchée ; à divers moments pendant toute la pathogénésie. Pellicules excessives sur la tête depuis une semaine. Boutons douloureux du cuir chevelu, qui suppurent et forment une croûte ; extrêmement douloureux au toucher, ou en se peignant. Tête très sensible, et démangeant presque tout le temps, la nuit. Légère rugosité de la peau du front, comme par de multiples petits boutons.
3. Yeux
Douleur aiguë dans l’orbite, derrière l’œil d., suivie d’une sensibilité de la tempe d. ; toutes deux passagères. Douleur fulgurante intense autour de l’œil g. Lourdeur de la paupière supérieure, avec douleur au-dessus de l’œil g. ; brûlure dans l’œil g. ; accolement des paupières g. (rhumatisme). Yeux un peu tuméfiés ; larmoiement abondant ; avec coryza. À regarder différents objets, les yeux deviennent douloureux. Sensation de picotement dans les globes oculaires ; yeux sensibles à l’air froid. Paupières supérieures très lourdes, peut à peine garder les yeux ouverts ; très somnolente. Douleur dans les yeux en lisant ; suivie d’un voile sur eux, qu’il semble falloir essuyer avant de pouvoir voir. Tendance de la rétine à conserver l’impression des objets, surtout des couleurs ; ou bien quelque chose de l’objet regardé en dernier se projette sur le suivant. (Voit des visages devant les yeux, < dans l’obscurité ; le visage qui la hante le plus est un de ceux qu’elle a réellement vus.). Petits disques flottants devant les yeux parfois, présentant les couleurs primaires au bord des disques. En lisant, la page ne paraît pas nette, mais semble couverte de diverses taches pâles rouges, jaunes, vertes et d’autres couleurs. Parfois, en regardant un objet, elle y voit des taches rouges. En regardant un objet, il lui semble voir, juste au-delà ou en dehors de l’axe de vision, un objet traverser le champ visuel ; mais lorsqu’elle ajuste l’œil pour le voir, il a disparu ; il apparaît toujours comme un petit objet, tel un rat ou un oiseau, parfois sur le sol, d’autres fois en l’air.
4. Oreilles
Douleur dans l’oreille d., parfois intense. Douleur très aiguë dans l’oreille moyenne d., en marchant dans le vent ; obligée de la couvrir avec la main, ce qui apporta un soulagement complet ; douleur aiguë aussi du côté d. Aucune douleur pendant le jour, mais réveillée plusieurs fois durant la nuit par des douleurs sourdes, endolories, dans l’oreille moyenne et l’oreille externe du côté sur lequel elle est couchée ; cela passe bientôt quand la pression est supprimée. (Écoulement vert, inodore.). Résonance de la voix comme si elle parlait dans une grande pièce vide ; avec douleur dans la région frontale, d’abord au-dessus d’un œil puis de l’autre. (Les sons semblent très lointains.). Tintement dans l’oreille d. La nuit, bourdonnement dans l’oreille d. Bruits dans les oreilles ; sensation comme si les oreilles étaient pleines. (Plus que tout autre remède, a soulagé la surdité due à la syphilis héréditaire.)
5. Nez
Petite plaie sur le côté d. de la cloison nasale ; le lendemain, nez douloureux, avec envie constante d’y toucher et d’en arracher la croûte ; le nez était encore douloureux le sixième jour, et le septième jour très douloureux au toucher ; mais le huitième jour la croûte se détacha du nez, le laissant aussi bien qu’auparavant. Narine g. d’abord sèche, puis laissant écouler un liquide mince, ichoreux, excoriant les narines. Sensation d’obstruction dans le nez et la gorge. Écoulement aqueux, suivi d’une sensation de sécheresse dans le nez. Coryza fluent des deux narines, avec sensation de plénitude dans la partie supérieure du nez. (Écoulement nasal abondant de nuit, comme une gonorrhée, tachant l’oreiller de jaune verdâtre.). Un côté du nez bouché, l’autre libre, laissant parfois écouler du mucus fluide et du sang fluide ; ces états alternent, d’abord une narine bouchée et l’autre fluente, et vice versâ (diphtérie). Mauvaise odeur dans le nez. Ne peut supporter l’odeur des fleurs ; elles semblent lui donner un frisson. Toutes les boissons ressortent par le nez, rien n’étant avalé (diphtérie).
6. Face
La joue d. brûle comme du feu et devient rouge en rentrant du froid. Douleur comme par un coup de couteau, de dessous le zygoma g. jusqu’au vertex. Brûlure, rougeur congestive de la face. Pâleur marquée de la face. Lèvres sèches, qui pèlent. Craquement de la mâchoire en mangeant (dyspepsie).
7. Dents
Douleur dans les molaires supérieures g., venant de la tempe g. en passant par l’oreille g. Dents sensibles à l’eau froide. Gencives tuméfiées, ulcérées, rétractées, saignant, dents branlantes ; dus à des troubles nutritifs et à l’exposition.
8. Bouche
Langue enduite de brun. Langue sale, fortement enduite vers la base et le centre, sauf sur les bords, qui sont rouge vif ; à 21 h, la langue paraît tachetée par plaques. Goût : fétide ; de plomb, l’après-midi. Tuméfaction de la glande sublinguale g. ; grenouillette. Bouche et gorge couvertes d’ulcérations aphteuses jaunâtres-blanchâtres, saignant facilement. Voûte palatine très douloureuse, avec cloques qui se rompent et laissent une peau décollée ; tout aliment assaisonné provoque une grande douleur. La face interne de la lèvre inférieure est sensible et douloureuse, et paraît très rouge. Bouche très sèche. Salive : accrue, un peu visqueuse ; coulait de la bouche pendant le sommeil. La bouche est continuellement pleine de mucus, mais avec une inclination constante à avaler, ce qui = douleur. Mucus écumeux dans la bouche < en allant en plein air, et après avoir mangé. Haleine très fétide (diphtérie). Parler est très difficile, avec tendance à parler du nez (affection nerveuse de la gorge).
9. Gorge
Le matin, gorge très douloureuse ; amygdale d. couverte d’ulcères et de plaques, qui s’étendaient sur le palais et recouvraient l’amygdale g. ; le lendemain la membrane s’étendait sur toute la paroi postérieure du pharynx ; luette allongée, s’accompagnant de sensation de froid, forte fièvre, douleurs dans la tête, le dos et les membres, grande agitation et prostration extrême. On déclara qu’il s’agissait d’une « diphtérie grave », mais elle guérit rapidement. La plaque diphtérique apparut d’abord sur l’amygdale d., puis sur la g., et souvent en alternant d’un côté à l’autre ; le gonflement des glandes sous-maxillaires et des ganglions cervicaux lymphatiques alternait de la même manière ; il y avait un < marqué après une tempête froide de nord-est. Angine phlegmoneuse ; alternant d’un côté à l’autre ; des morceaux épais et coriaces de membrane diphtérique se détachent, et une nouvelle membrane se reforme continuellement ; tuméfaction dans la gorge si volumineuse et si tendue que la bouche ne pouvait être fermée. Les dépôts diphtériques ont l’aspect d’être vernis ; exsudats migrateurs, tantôt ici, tantôt là (croup diphtérique). Gorge douloureuse : avec fort mal de tête ; douleur s’étendant à la poitrine ; sèche et douloureuse ; couleur rouge foncé de chaque côté de la gorge, en regard des amygdales ; du côté g. ; douloureuse à la pression extérieure des deux côtés. La gorge semble raide (diphtérie). Mal de gorge alternant d’un côté à l’autre, commençant et finissant avec les règles. Sensation d’une boule dans la gorge, qui descend en avalant, mais revient ; gorge < du côté d. ; < en avalant la salive ; ensuite, la gorge, qui allait en s’améliorant, devint soudain un soir rapidement <, mais cette fois du côté g. Inclination constante à avaler, ce qui occasionne une douleur s’étendant à l’oreille d. Chatouillement et sensation de constriction dans la partie supérieure de la gorge, provoquant une toux sèche constante, aboyante.
10. Appétit
Appétit amélioré ; accru. Ne peut satisfaire sa faim. Désir de plats fortement assaisonnés, ce qui est très insolite ; use largement de poivre, de moutarde et de sel. Pas d’appétit (diphtérie ; rhumatisme aigu). Soif importante. Grande faim, souvent pour de grandes quantités. Désire du lait et en boit beaucoup (diphtérie). Aversion pour tout ce qui est sucré.
11. Estomac
Nausées, avec mal de tête, au réveil ; persistant toute la matinée. Nausées > par des éructations de gaz. À 17 h, en fumant un cigare, grandes nausées avec forte douleur au creux de l’estomac ; le vomissement semblait imminent, mais la sensation a cessé en quatre ou cinq minutes. À 10 h 15 du matin, sensation de vide et de faiblesse au creux de l’estomac ; le lendemain, même chose à 18 h. Sensation de faiblesse, de défaillance, au creux de l’estomac, au réveil le matin. Brûlure dans la région épigastrique, sensation d’un poids et de la pression d’une pierre dans l’estomac.
12. Abdomen
Douleur dans le côté d. du pelvis; tant qu'elle durait, il n'y avait pas de douleur dans le côté g. Douleur et brûlure dans le côté g. de l'abdomen et du pelvis, avec poids et tiraillement de ce côté; les vêtements paraissent très lourds. Sensation de tension dans l'aine g.; ne veut ni marcher ni rester debout, parce que cela < la sensation; > en fléchissant la jambe sur l'abdomen. Douleur très aiguë dans l'aine g., s'étendant vers le haut du côté g. jusqu'à la crête iliaque; > par la selle; parfois la douleur suit le trajet du côlon. Abdomen gonflé, et sensible à la pression profonde, qui = aussi des nausées; les nausées cessent quand la pression est supprimée. Sensation comme si l'abdomen et la poitrine étaient fortement comprimés de toutes parts, comme si la peau était contractée. Abdomen très sensible à la pression et au poids des vêtements, entièrement > en les ôtant, pendant des menstruations très abondantes. Douleurs intermittentes dans l'abdomen. Douleur dans le pelvis, principalement sur la région ovarienne d. Mal de tête (g.) au premier réveil, et grande douleur dans le pelvis, surtout marquée à l'ovaire d. Pression de dedans en dehors, comme si le contenu de l'abdomen allait être littéralement expulsé, juste au-dessus du pelvis. Sensation, en marchant, comme si l'abdomen allait éclater.
13. Selles et rectum
Désir fréquent d'aller à la selle pendant toute la durée des expérimentations. Lors d'une selle molle, grand ténesme; le rectum n'agit pas comme s'il avait perdu sa force, mais comme s'il ne pouvait expulser les matières fécales parce qu'elles sont molles et adhèrent aux parties comme de l'argile. Obstipation; parfois selles naturelles; désir pressant d'aller à la selle, mais il ne passe que du vent, ou peut-être un ou deux petits morceaux comme des crottes de mouton; quantité importante de gaz dans l'abdomen, avec borborygmes, mais jamais aucune douleur. Diarrhée abondante, avec douleur colique; diarrhée aqueuse, abondante, expulsée avec grande force. Grande constipation avant et après les menstruations; intestins très relâchés (sans diarrhée) pendant les menstruations.
14. Organes urinaires
La miction cause une douleur intense dans l'urètre, qui s'apaise bientôt. Sensation, après avoir uriné, comme si la vessie était encore pleine; désir persistant d'uriner. Désir fréquent d'uriner qui, s'il n'est pas satisfait aussitôt, cause une douleur dans la vessie; sensation d'engourdissement sourd et obtus; si elle n'est pas > par la miction, elle s'étend à l'abdomen et au côté g. jusqu'à l'extrémité des doigts; jamais à la tête; elle se réveillait souvent la nuit en rêvant de cette douleur, et devait uriner pour la >. Désir constant d'uriner, avec émission fréquente de grandes quantités; la nuit elle rêve qu'elle urine, et se réveille avec un besoin immédiat; une personne moins robuste et moins bien portante aurait vraisemblablement mouillé le lit. (Énurésie nocturne, spécifique.)
15. Organes sexuels masculins
Désir sexuel très marqué. Cordon spermatique d., bas situé, douloureux au toucher. Chancre sur le prépuce, du côté g. du frein; pénis considérablement tuméfié; chancre semblable à une excroissance en chou-fleur, rouge, uni et luisant. (Petite plaie à l'entrée de l'urètre; parties du gland autour de l'urètre en ulcère à vif, exhalant une odeur des plus fétides, avec une douleur des plus atroces; aspect rouge, luisant.). Douleurs gonorrhéiques, intermittentes, dans la partie antérieure, moyenne ou postérieure de l'urètre; lorsque la gonorrhée est >, un catarrhe s'établit.
16. Organes sexuels féminins
Menstruations peu abondantes; humeur épouvantablement acariâtre et impatiente le premier jour; le second jour, fortes douleurs paroxystiques dans la région utérine, occasionnant des nausées; douleur occasionnelle dans la région ovarienne g., descendant environ à mi-cuisse, dans sa partie supérieure; toutes ces douleurs > en se penchant en arrière; douleur et endolorissement dans la région lombaire d. en se penchant en avant (comme pour coudre), même pendant peu de temps; complètement > en se penchant en arrière. Menstruations d'abord peu abondantes; avec douleur de l'ovaire g. Menstruations très abondantes; abdomen très sensible à la pression et au poids des vêtements, complètement > en les ôtant. (Plusieurs cas de dysménorrhée membraneuse.). Dysménorrhée, douleur dans l'aine g., avec pesanteur vers le bas et nervosité. Leucorrhée toute la journée, mais aucune la nuit, même après une longue marche. Légère leucorrhée pendant la journée, < en restant debout ou en marchant. Forte douleur dans la région ovarienne d., complètement > par un écoulement de sang rouge vif, qui dura une heure et ne reparut pas. Dans l'après-midi, douleurs intermittentes, aiguës, dans la région ovarienne d. Douleur constante dans l'ovaire d. Douleur dans la région ovarienne g., et à travers toute la partie inférieure de l'abdomen. Douleurs aiguës commençant dans l'ovaire g., et jaillissant comme l'éclair soit vers la région ovarienne d., soit vers le haut du côté g. puis le long du bras, ou parfois le long des deux cuisses; mais généralement le long de la jambe g. jusqu'au pied, qui est engourdi; douleurs comme des douleurs de travail; s'accompagnant d'une grande agitation des jambes et des bras, et d'un grand endolorissement de la région lombaire; (5e j. après un accouchement prématuré). Douleurs aiguës, lancinantes, comme des couteaux coupant vers le haut depuis l'os utérin, et tandis qu'elles étaient calmées, sensation comme d'aiguilles lançant vers le haut dans l'utérus. Échappement de gaz par le vagin. Pression sur la partie antérieure de la vulve, complètement > en position assise; sensation comme si tout allait sortir par la vulve; avec désir fréquent d'uriner et cuisson dans l'urètre. Démangeaison du côté g. des lèvres, avec état éruptif rugueux du côté g. du vagin, avec leucorrhée âcre; excoriant fortement. Grande tuméfaction de la grande lèvre g., et douleur épouvantable pendant la miction; (par gonorrhée). Démangeaison de la vulve. Intense sensibilité douloureuse de la vulve, s'étendant à l'anus, survenant très brusquement vers midi, et durant environ deux heures; revint de nouveau dans la soirée; ne pouvait ni marcher, ni rester debout, ni s'asseoir; > en étant couchée sur le dos et en écartant les genoux autant que possible. Plaies à vif et malodorantes entre les lèvres et les cuisses, dans les plis de la peau; en marchant, préférerait rester immobile tout le temps; ces plaies sont couvertes d'un exsudat blanc dégoûtant. Organes sexuels extrêmement surexcités; beaucoup au moindre contact, comme en posant la main sur le sein, ou par la pression sur la vulve en position assise, ou par le léger frottement causé par la marche. (Les douleurs post-partum sont très pénibles, s'étendant aux cuisses, plutôt du côté d.). Menstruations très filantes et visqueuses, on ne peut pas s'en débarrasser. La miction causait une douleur intense dans la vulve, dès que la moindre goutte d'urine venait à son contact. Seins très douloureux et sensibles à la pression pendant un jour ou deux au cours des menstruations. Seins très douloureux, avec douleur aiguë, fulgurante, dans la région ovarienne d. s'étendant jusqu'au genou, très douloureuse, obligeant à garder la jambe fléchie (1er j. après fausse couche au 6e mois). Douleur constante dans les seins, qui paraissent très douloureux en montant ou en descendant les escaliers. Les seins semblent très pleins. Douleur constante dans les mamelons. Seins sensibles à la pression profonde. Seins douloureux; impression qu'ils sont pleins de nodosités très dures, en montant ou en descendant les escaliers. Perte de lait pendant l'allaitement, sans cause connue. Galactorrhée (de nombreux cas). Tarit le lait pendant l'allaitement. Donné pour une affection ulcéreuse de la gorge à une femme qui allaitait, il guérit la gorge et tarit presque le lait. Après deux doses de c.m., diminution rapide du volume des seins et de la quantité de lait chez une dame qui voulait sevrer son enfant.
17. Organes respiratoires
Légère enrouement, avec de temps à autre un changement de voix, après le réveil, mais disparaissant bientôt. Toux par chatouillement dans la partie supérieure antérieure du larynx, < en parlant et aussi en étant couché. Toux par chatouillement sous le milieu du sternum. Toux avec douleur et oppression de poitrine; cela la secoue dans tout le corps. Perte de voix, ne peut parler même à voix basse (pharyngite). Sensibilité douloureuse marquée au toucher du larynx (diphtérie). Sensation comme si le souffle allait la quitter lorsqu'elle se couche et essaie de dormir; doit se relever d'un bond et marcher de long en large pendant une heure environ chaque nuit.
18. Poitrine
Terrible dyspnée immédiatement après le sommeil, d'abord du côté g. de la poitrine; la dyspnée l'obligeait à être redressée et soutenue en position verticale, avec de violents efforts pour reprendre haleine; il y avait à chacune de ces attaques une douleur aiguë dans la région du cœur; après le médicament, il n'y eut plus qu'une seule attaque de dyspnée, et toute la douleur se rapportait au côté d. de la poitrine (affection rhumatismale aiguë). Les poumons donnent l'impression d'être adhérents à la poitrine, < en écrivant. Clavicules douloureuses au toucher. Douleur poignardante dans le poumon d., juste au-dessous du mamelon, précédée d'une douleur au creux de l'estomac comme par une pierre ou un aliment non digéré. Douleur aiguë dans le sein d. à 4 h de l'après-midi. Sensation d'oppression et de serrement derrière le sternum, avec désir de prendre une profonde inspiration.
19. Cœur
Palpitation du cœur, irrégulière, causant un essoufflement.
20. Cou et dos
Cou raide (rhumatisme, céphalée névralgique ; diphtérie). Douleur névralgique aiguë sous le scapula d. Raideur locomotrice et douleur tranchante sous le scapula g., < en se retournant dans le lit. Douleur aiguë, tranchante, sous le scapula g., lançant en avant à travers le poumon. Mal de dos presque toute la journée entre les scapulas, < après s'être réchauffé, quelque peu > en se penchant en arrière. Douleur de l'os sacrum < à cheval (non en marchant.). Douleur sourde, < en se courbant, > en se penchant en arrière, avec asthénie ; cette douleur s'étendait autour du côté g. du pelvis (quittant le dos) jusqu'à la face interne de la cuisse, puis, six heures après, survenait d'un seul coup une leucorrhée sanglante, laissant les lèvres extrêmement sensibles. Douleur de toute la colonne, de la base du cerveau au coccyx (pharyngite).
21. Membres
Douleurs sourdes dans les membres et le dos. Affection rhumatismale commençant dans les plantes des pieds, volant d'articulation en articulation et d'un côté à l'autre, < chaque soir et par le mouvement et le toucher ; douleurs avec insensibilité dans la cheville. Brûlure des mains et des pieds la nuit (ovaralgie.)
22. Membres supérieurs
Tuméfaction douloureuse et induration, avec suppuration d'un ganglion axillaire g. ; les menstruations sont survenues en même temps. Douleurs descendant dans le bras d. et dans les doigts, qui paraissent crispés ; la main d. ne semble pas avoir sa force habituelle. À la suite d'un courant d'air le soir, douleurs subites, violentes, dans l'épaule d., à tel point que, au moment de se coucher, elle ne pouvait lever le bras pour achever sa toilette, comme frappée d'incapacité par une luxation. Poignet droit raide et douloureux. Douleurs aiguës, lancinantes, dans l'éminence thénar du pouce d. Douleur aiguë autour du bras g., comme par un instrument tranchant ; ressentie surtout à la cicatrice vaccinale ; de là elle passa au coude g. et disparut ; (quarante-cinq minutes après la première dose.). Tremblement de la main g., comme dans la paralysie agitante. Réveillée la nuit avec une forte sensation de froid, avec douleur aiguë dans la main g., et sensation dans le bras g. comme s'il était endormi ; durant quinze minutes. Paumes des mains et plantes des pieds brûlantes. On a observé que deux verrues du petit doigt étaient en train de disparaître. Éruption douloureuse aux aisselles, comme un herpès moite, extrêmement douloureuse au lavage. Les veines des mains paraissent plus bleues que d'habitude, elles sont gonflées. Sensation comme si un insecte rampait sur les épaules et le cou, parfois sur les mains. Sueur dans les aisselles, tachant le linge d'une couleur orange vif, sans odeur. Sueur très nauséabonde dans les aisselles, tachant le linge en brun. Poignets très raides, surtout le d., avec douleurs aiguës passant du pouce au petit doigt.
23. Membres inférieurs
Quelques jours avant les menstruations, la face interne des deux cuisses devint à vif et douloureuse en marchant ; puis il y eut éruption de gros boutons plats, rouges ; la sensibilité douloureuse disparut bientôt, mais les boutons demeurèrent. Veines variqueuses sur la face externe de la cuisse d., de la hanche au genou. Sensation d'insensibilité dans la jambe g. avec grande chaleur comme brûlante, mais fraîche au toucher ; provoquée par la pression. Raideur à travers les cuisses, < lors de la tentative de mouvement après être resté assis. Veines des pieds et des chevilles très gonflées. Pieds gonflés et très sensibles, causant une douleur importante pendant la marche. Crampes dans les pieds. Insensibilité et sensation paralytique sur la face interne des deux genoux, s'étendant aux deux gros orteils. Douleur dans la hanche et la jambe droites en marchant, avec tremblement de la jambe, et légère sensation d'insécurité, surtout en descendant l'escalier (métrite). (Rhumatisme articulaire dans les articulations de la hanche et du genou droits, surtout la première ; elle était assise dans un fauteuil, incapable de bouger, se plaignant de douleurs contusionnantes, cuisantes, lancinantes, dans les deux articulations et dans la région lombaire avec tuméfaction des articulations atteintes ; douleurs < au moindre mouvement la nuit ; par le toucher et par la pression des couvertures du lit ; le lendemain, les douleurs et la tuméfaction avaient gagné les articulations de la hanche et du genou gauches, laissant la droite presque libre ; le jour suivant, elles avaient presque complètement disparu de la hanche et du genou gauches et avaient de nouveau attaqué la hanche et le genou droits ; se plaignant, gémissant et soupirant en raison de ses souffrances et de l'issue probable de son affection). Douleurs rhumatismales dans la hanche g. et le long du nerf sciatique ; douleurs erratiques dans la nuque, avec raideur ; douleurs dans l'une ou l'autre épaule ; douleur au-dessus de l'œil g. et lourdeur de la paupière ; brûlure dans l'œil, agglutination des paupières ; sensibilité à la lumière (sciatique et rhumatisme). Douleur intense, insupportable, à travers la région sus-sacrée, s'étendant à la fesse d. et le long du nerf sciatique droit ; douleur si sévère qu'elle empêche le sommeil et le repos (sciatique). (Paralysie partielle de la jambe d. à la suite d'une fausse couche ; jambe insensible et raide, mais elle ne peut la tenir immobile ; se sent > en la fléchissant sur l'abdomen.). Douleurs avec insensibilité surtout dans les chevilles, < au repos, avec gonflement ; veines des chevilles distendues ; > quand on applique une chaleur extrême (rhumatisme). Ecthyma : sur la jambe d.
25. Peau
Sensation comme si un insecte rampait sur les épaules et le cou, parfois sur les deux mains. Éruption herpétique dans les deux aisselles, avec croûte brun clair, extrêmement douloureuse au lavage ; l'éruption était surtout dans l'aisselle d., et, dans les deux cas, apparut avant la douleur des lèvres, laquelle fut suivie d'un écoulement de sang par le vagin. La moindre égratignure devient douloureuse. Ichtyose, avec desquamation furfuracée de la peau. Aspect luisant, vernissé et rouge des ulcérations sur le tibia et le poignet (lues). Croûtes sur la peau, sous lesquelles se formait une matière gris jaunâtre que l'on exprimait.
26. Sommeil
Grand désir de dormir (diphtérie). Criait et parlait pendant le sommeil (diphtérie). Ne peut trouver aucune position confortable au lit ; il n'y a aucune manière de mettre les mains sans qu'elles la gênent ; elle finit par s'endormir sur le visage. Rêva qu'un gros serpent était dans le lit (amygdalite). S'endort tard ; sueur abondante pendant le sommeil ; sensation fébrile toute la nuit ; le matin > à tous égards. La nuit, reste couchée avec la jambe g. fléchie sur la cuisse, et la cuisse sur le pelvis ; sans repos ; < après le sommeil (ovaralgie). Rêve souvent qu'elle urine, et se réveille se trouvant sur le point de le faire, nécessitant un soulagement immédiat.
< après le sommeil (diphtérie).
27. Fièvre
Sensation de froid durant toute la journée. Frilosité interne avec chaleur externe. Des frissons froids descendent le long du dos, mains froides comme glace (en entrant au domicile à 4 h de l'après-midi ; à 6 h 30, tout > après un bon dîner). Fièvre et frissons pendant quelques jours, montant et descendant toutes les quelques heures. Fièvre intense au réveil le matin, avec sueur. Peau sèche, chaude (diphtérie). Sueurs épuisantes ; après le sommeil. Se réveille la nuit en sueur froide, avec pressentiment anxieux (métrite). A beaucoup transpiré pendant la nuit, la sueur ayant une odeur forte (rhumatisme aigu).