chlor
By Timothy F. Allen — Encyclopédie de la matière médicale pure
CHLORUM. - L'ENCYCLOPÉDIE DE LA MATIÈRE MÉDICALE PURE Par TIMOTHY F. ALLEN,
A.M., M.D.
L'ENCYCLOPÉDIE
DE
Présentée
par Médi-T
CHLORUM.
L'élément. Chlore ; (G.), Chlor-gas ; (Fr.),
Chlore.
Préparations
, Solution saturée du
gaz dans de l'eau glacée ; dilutions inférieures avec de l'eau.
Autorités.
1
,
Hering « and another man », Neues Archiv, 2, 3, p. 165;
2
, Buchner, ibid.;
3
,
Berzelius, effet de l'inhalation du gaz, d'après le résumé de Hering;
4
, Buchheim, effets généraux, d'après ibid.;
5
, Christison, effets généraux du gaz, ibid.;
6
, Ferriar, ibid.;
7
, Fourcroy, ibid.;
8
,
Gmelin, effets du gaz inhalé, ibid.;
9
,
Hare, effet de l'immersion de la main dans le gaz, ibid.;
10
, Kastner, effet de l'inhalation du gaz,
d'après Hering et Wibmer;
11
,
(omis);
12
, Pereira, ibid.;
13
, Siebers, ibid.;
14
,
Thenard, effet du gaz inhalé, ibid.;
15
,
Wallace, ibid.;
16
, anonyme,
effet des fumées de chlorure de calcium (tiré de Archiv f. Hom., 19, 1, 69),
ibid.;
17
, Wallace, d'après Orfila
Tox., effets de l'application à la peau;
18
,
Cattell, symptômes (compilés), B. J. of Hom., 11, 157;
19
, Dr Tott, apothicaire, inhala des fumées,
Frank's Mag., 4, 823, d'après All. Med. Zeit., 37, 1425;
20
, Ziemssen's Handbuch d. Sp. Path. und
Ther., 1, intoxication aiguë, effets chez les ouvriers;
21
,
ibid., intoxication chronique;
22
,
Dunham, effets d'un lavage de bouche avec une solution de chlore, Am. Hom.
Rev., 2, 18;
23
, ibid., effet de
l'inhalation du gaz, ibid.;
24
, S.
A. Jones, N. Y. J. of Hom., 2, 249, effets de l'inhalation du gaz.
MENTAL.
►
Émotionnel.
►
Esprit tranquille
et actif,
[18]
.
►
Une anxiété excessive le saisit,
[10]
.
►
Anxiété excessive ; il ne pouvait prononcer un mot,
[10]
.
►
Son esprit est terriblement affecté ; il craint de devenir fou ; il pense qu'il
lui est impossible de s'en sortir ; tout lui paraît confus ; en même
temps il ne peut se souvenir de rien ; pire le deuxième jour,
[1]
.
►
Grande
irritabilité et tendance à la colère,
[1]
.
►
Grande maussaderie le matin,
[1]
.
►
Intellectuel.
►
La
difficulté à retrouver les noms lorsqu'il voit les personnes est bien pire ;
de plus, fait plus rare, celle de se rappeler les personnes lorsqu'il
voit leurs noms (deuxième jour),
[1]
.
TÊTE.
►
Vertige.
►
Vertige et stupeur,
[6]
.
► Tête en général.
►
Sensation pénible dans la tête pendant les frissons,
[1]
.
[10.]
►
À 11 heures du matin, sensation pénible dans
la tête ; frisson qui lui court sur le corps, surtout dans le dos ; il s'assied le dos tourné vers
le soleil,
ce qui l'aggrave
;
plus tard, sensation fébrile,
[1]
.
►
Sensation comme s'il allait avoir mal à la tête
(après la première dose, chez un homme qui n'avait jamais eu de mal de tête de sa vie),
[1]
.
►
Mal de tête pendant le coryza,
[3]
.
►
Mal de tête, pire après le dîner,
[1]
.
►
Vertex.
► Douleur fatigante
au vertex et le long du côté gauche, avec envie de se coucher
(chez un homme qui n'avait jamais souffert de mal de tête ; chaque fois après avoir pris une
goutte d'une faible solution de chlore, soir et matin),
[1]
.
►
Pariétaux.
►
Mal de tête du
côté gauche, avant les frissons,
[1]
.
► Occiput.
►
Brûlure et pression au niveau de la protubérance
occipitale, augmentant graduellement d'intensité (jusqu'à ce qu'il prît le contre-remède,
le sulfure d'hydrogène),
[19]
.
ŒIL.
►
Yeux saillants,
[10]
.
► Appareil lacrymal.
►
Larmoiement pendant le coryza,
[1]
.
►
Larmoiement au réveil (troisième jour),
[1]
.
[20.]
►
Larmoiement, surtout en plein air ; l'œil droit y était auparavant
prédisposé,
[1]
.
►
Larmoiement par la vapeur de chlore,
[1]
.
►
Les yeux sont très affectés le deuxième jour ; il est souvent obligé de les essuyer,
[1]
.
► Vision.
►
Vue trouble pendant la fièvre,
[1]
.
►
Soudain, de multiples images fantastiques
flottaient devant les yeux, puis disparaissaient avec une rapidité fulgurante,
[19]
.
OREILLE.
►
Bourdonnements dans l'oreille droite (hypoacousie aussi à gauche ; sourd depuis quarante
ans),
[1]
.
NEZ.
►
Objectif.
►
Éternuements violents,
[18]
.
►
Le matin, éternuements violents, après le coryza
du soir,
[1]
.
►
Coryza violent,
[10]
.
►
Écoulement
par la narine droite ; la gauche est toujours obstruée ; quelques minutes après
la prise, l'après-midi,
[1]
.
[30.]
►
Écoulement abondant de mucus par les narines,
[1]
.
►
Le nez
écoulait librement du mucus ; de l'eau gouttait de la narine gauche ; cela ne brûlait
ni n'excoriait la peau,
[24]
.
►
Vingt-quatre heures après le début du
coryza, apparaît un mucus jaune abondant, comme si le coryza était déjà mûr ; pas
d'éternuements, et obstruction persistante du nez,
[1]
.
►
Écoulement d'eau corrosive par le nez,
[1]
.
►
Le soir, écoulement soudain et
goutte à goutte par le nez d'une eau corrosive, mais sans saveur âcre ;
en même temps larmoiement, sécheresse de la langue, du palais et des
fauces, sans soif, mais l'eau froide est très agréable ; forte
obstruction du nez pendant qu'il coule ; tous les symptômes du coryza sont pires
en position couchée (deux heures après 1 goutte),
[1]
.
► Subjectif.
►
Membrane muqueuse du nez atteinte,
[10]
.
►
Sécheresse du nez,
[3]
.
►
Elle a une odeur particulière, suffocante, qui
produit une sensation de sécheresse dans le nez et une irritation à tousser
dans la trachée, avec pression sur la poitrine, durant plus ou moins
longtemps,
[3]
.
►
Lorsque le gaz chlore est inhalé, il provoque une sensation de piqûre très
pénible, et la conséquence de cette action est un coryza violent,
qui disparaît de nouveau après plusieurs heures,
[4]
.
►
Douleurs brûlantes, avec forte tension
et grande sécheresse dans le nez et les yeux,
[19]
.
[40.]
►
Sensation aux coins du nez comme s'ils étaient érodés, sans douleur visible
(après plusieurs jours),
[1]
.
► Odorat.
►
Odeur de chlore dans la narine droite ; la gauche complètement obstruée,
[24]
.
►
Perte de l'odorat,
[21]
.
FACE.
►
Coloration accrue du visage,
[6]
.
►
Teint pâle, souvent verdâtre,
[21]
.
►
Visage bouffi,
[10]
.
►
Visage boursouflé,
[10]
.
►
Face tuméfiée, avec saillie des yeux,
[18]
.
BOUCHE.
►
Dents.
►
Sensation de
plénitude dans les dents (après plusieurs gouttes),
[1]
.
► Langue.
►
Sécheresse de la langue, du palais et
des fauces, sans soif, mais l'eau froide lui est agréable,
[1]
.
►
Bouche en général.
[50.]
►
Membrane muqueuse de la bouche affectée,
[10]
.
►
Membrane muqueuse de la bouche et du nez sévèrement affectée,
[10]
.
►
Vascularisation accrue et petites ulcérations dans la bouche et la gorge,
[18]
.
►
Sécheresse dans la bouche,
[1]
.
►
Endolorissement de la bouche, des fauces et du
pharynx, rougeur, et même petites ulcérations (par applications externes),
[15]
.
►
Endolorissement de la bouche, des fauces et de l'œsophage, comme si la langue avait été
brûlée, comme s'il avait mangé des acides végétaux, ou comme si ses dents
avaient été lésées par des acides,
[18]
.
► Salive.
►
La quantité et le caractère de la salive et de la bile sont modifiés,
[15]
.
►
Écoulement de salive (par usage prolongé),
[12]
.
►
Ptyalisme,
[18]
.
►
Beaucoup
de mucus dans la bouche,
[10]
.
[60.]
►
Écoulement abondant de mucus par la bouche et le nez,
[18]
.
► Goût.
►
Goût et odeur,
pénibles, si suffocants qu'on ne peut même pas l'inhaler mêlé à l'air ordinaire sans
sensation d'étouffement et de constriction de la poitrine,
[8]
.
►
Le matin, goût fébrile dans la bouche, cessant après rinçage,
[1]
.
►
Parole.
►
Grande difficulté
à articuler ou à respirer,
[18]
.
GORGE.
►
Sensation d'étranglement,
[8]
.
►
Gorge douloureuse, de la luette aux bronches (après
deux heures et un quart),
[24]
.
►
Pendant les deux jours suivants, gorge et poitrine furent
douloureuses et la voix enrouée,
[24]
.
►
Le soir, quelques accès, comme s'il allait
avoir une toux ; comme si tout le pharynx était à vif ou en train de le devenir,
[1]
.
►
Déglutition.
►
Impossibilité
d'avaler,
[10]
,
[18]
.
►
Il
ne pouvait avaler,
[10]
.
ESTOMAC.
►
Appétit.
[70.]
►
Le soir, moins d'appétit,
[1]
.
►
Au
début, appétence pour le tabac ; plus tard, il n'a plus bon goût ; fumer mord
la langue et provoque [?] dans la bouche,
[1]
.
► Soif.
►
Désir de vin plutôt accru,
[1]
.
►
Estomac.
►
Inflammation de
l'estomac,
[18]
.
►
Acidité,
[18]
.
►
Aigreur d'estomac et autres troubles
gastriques (chez les ouvriers exposés au chlore, et pour lesquels ils mangent de la craie),
[5]
.
►
Agit sur la membrane muqueuse de l'estomac comme un puissant irritant local,
augmente également la sécrétion biliaire ; il ne peut cependant pas agir longtemps
isolément, puisqu'il entre en contact avec de nombreuses substances ayant pour lui
une grande affinité ; il augmente ainsi la quantité de
chlorures dans le sang, tandis qu'il diminue celle des carbonates et des autres
sels ; son effet secondaire sera donc semblable à celui de
Natrum muriaticum
,
[4]
.
ABDOMEN.
►
Hypochondres.
►
Le
caractère de la bile était modifié,
[15]
.
►
Sécrétion biliaire accrue,
[18]
.
►
Abdomen en général.
►
Faiblesse dans l'abdomen, le matin (troisième et quatrième jours),
[1]
.
SELLES.
[80.]
►
Pendant le coryza, la diarrhée et d'autres
troubles, même pendant la fièvre, l'appétit demeure intact,
[1]
.
►
Après 1 goutte le soir, un peu de diarrhée le matin,
[1]
.
►
Après la prise, selle le lendemain matin à l'heure habituelle, mais diarrhéique ;
une seconde, encore plus liquide, la même matinée ; le lendemain, la même chose,
[1]
.
ORGANES URINAIRES.
►
Urètre.
►
Besoin fréquent
d'uriner, mais les urines ne sont émises qu'en quantités modérées, pendant plusieurs
jours,
[1]
.
► Urine.
►
Augmentation des urines,
[6]
.
►
L'urine possède des propriétés décolorantes,
[18]
.
►
L'urine perd le pouvoir de rougir le papier de tournesol,
[18]
.
ORGANES SEXUELS.
►
Impuissance soudaine, allant jusqu'à une aversion totale pour le plaisir sexuel ; ordinairement il
s'excitait facilement, mais alors la contemplation des plus grands attraits
ne parvenait pas à l'émouvoir ; chez un homme vigoureux de 30 ans,
[16]
.
ORGANES RESPIRATOIRES.
► Larynx, Trachée et Bronches.
►
Inflammation des voies aériennes et
des poumons,
[18]
.
►
Inflammation de la membrane muqueuse bronchique,
[7]
.
[90.]
►
Inflammation phlegmoneuse des membranes
bronchiques,
[18]
.
►
Catarrhe bronchique, très fréquent,
[21]
.
►
*Violents spasmes de la glotte
,
[18]
.
►
Sensation comme si la rima glottidis
était raide, comme faite d'un anneau de fer (après deux heures et demie),
[24]
.
►
Inhalé mêlé à l'air, il provoque une sensation de détresse et
d'étouffement, ainsi qu'une toux violente ; il me donnait toujours la sensation comme si les
voies aériennes étaient contractées, comme s'il devait y avoir une crampe dans les
fibres musculaires des bronches ; l'accès passait avec une sécrétion accrue
de mucus, souvent avec crachats de sang,
[12]
.
► *Sensation
de constriction dans les conduits aériens, de serrement et d'étouffement
,
[18]
.
►
Violente irritation du larynx et des bronches,
[10]
.
►
Violente irritation de l'épiglotte,
du larynx et des bronches,
[18]
.
►
Aussitôt, une violente irritation du
larynx, de la trachée et des bronches, toux, oppression, pression dans la poitrine ;
il ne pouvait avaler ;
l'exercice en plein air
lui convenait très bien
, mais ne soulageait pas l'excès
de pression et de constriction ; une anxiété violente le saisit, il ne pouvait
prononcer que des mots isolés, respirait péniblement ; la membrane muqueuse de la bouche
et du nez était sévèrement affectée ; beaucoup de mucus dans la bouche, coryza violent ;
l'ammoniaque ne le soulagea pas ; le visage était bouffi, les yeux saillants,
une toux spasmodique le tourmentait, le pouls était légèrement modifié ; les inhalations de
gaz sulfhydrique le soulagèrent beaucoup ; à l'exception de la toux et d'une légère
douleur thoracique, tous les autres symptômes cessèrent au bout d'une heure et demie,
[10]
.
►
Irritation à tousser,
[3]
.
► Voix.
[100.]
►
*Inhalé sans dilution, il provoque
des spasmes des cordes vocales
,
[12]
.
►
Perte
de la voix pendant sept mois,
[18]
.
►
Aphonie pendant six mois, par suite de l'air humide,
[18]
.
►
Toux et Expectoration.
►
Toux,
[10]
.
►
Toux, avec crachats de sang,
[18]
.
►
Toux ; serrement et sensation de
pression dans la poitrine,
[18]
.
►
Inhalé en petites quantités, il provoque
toux et oppression ; inhalé fréquemment, hémoptysie et phtisie,
[8]
.
►
Toux violente,
[12]
,
[18]
.
►
Toux spasmodique,
[18]
.
►
Toux spasmodique tourmentante,
[10]
.
[110.]
►
Toux chronique,
[18]
.
►
Toux sifflante et sibilante,
[24]
.
►
Il tousse rarement ; pas d'expectoration, mais un
peu d'enrouement ; à chaque toux, un point de la poitrine (région de la bronche droite)
est douloureux, comme si la toux l'ébranlait et le blessait (après deux
heures et demie),
[24]
.
►
Toux, avec expectoration de mucus épais,
blanc, spumeux,
[24]
.
►
Accès de toux, dans lesquels les glaires étaient
toujours ramenées et expulsées, mais seulement après des efforts longs et fatigants ; au bout
d'une minute ou deux, les glaires s'accumulaient de nouveau, provoquant un accès
de toux épuisante jusqu'à leur expectoration,
[24]
.
►
Toux constante, les bronches
paraissant remplies d'un mucus épais et tenace ; aucun soulagement par
l'expectoration, la poitrine semblait se remplir de nouveau aussitôt ; en toussant,
il semblait que je devais sûrement vomir, comme si l'effort pour « ramener »
les glaires allait aussi vider l'estomac, et pourtant aucune nausée n'était ressentie ;
une sueur chaude éclatait sur le front pendant la toux,
[24]
.
►
Expectoration abondante de mucus,
[18]
.
►
Inhalé en grandes quantités, il
produit des crachats de sang et même la mort, avec les douleurs les plus violentes,
[14]
.
►
Hémoptysie,
[18]
.
►
Les ouvriers qui l'inhalent souvent sont atteints
d'hémoptysie et d'affections pulmonaires,
[2]
.
► Respiration.
[120.]
►
Râles sifflants, assez sonores à l'expiration forcée (après deux
heures et un quart),
[24]
.
►
La respiration et l'action du cœur sont beaucoup
accrues,
[18]
.
►
Expiration facile et silencieuse,
l'inspiration un peu difficile et accompagnée de râles (après deux heures
et demie),
[24]
.
► *Expiration
facile, mais non suffisante
pour gonfler complètement les poumons
, il ne pouvait pas
les remplir complètement d'air ; l'inspiration s'accompagne d'un râle bref,
cliquetant et crépitant ; l'expiration est difficile, prolongée, et paraît
insuffisante, comme si les alvéoles étaient à peine vidées de moitié ;
l'expiration s'accompagne de râles sifflants prolongés et sonores
(non d'un seul son, mais d'une combinaison de plusieurs), et chaque pulsation
du cœur leur imprime un effet de
crescendo diminuendo
,
[24]
.
►
Grande anxiété, non parce qu'il pense qu'il va
mourir, mais à cause de la respiration entravée (il faudrait l'appeler une anxiété
physique
, non psychique),
[24]
.
►
Dyspnée rapidement croissante ; profond sentiment d'étouffement imminent,
[24]
.
►
La chambre chaude était très suffocante, mais l'air froid du dehors n'apportait pas de soulagement marqué,
[24]
.
►
*À peine le liquide fut-il entré dans ma bouche, que je ressentis
une action spasmodique de quelque partie des organes respiratoires,
de la nature suivante :
L'inspiration n'était
pas entravée et pouvait s'effectuer naturellement, mais l'expiration
était absolument impossible
, et cette impossibilité provenait, si
je pouvais me fier à mes sensations, non d'une incapacité des muscles de
l'expiration, mais d'une fermeture de la rima glottidis ; l'expiration étant ressentie
comme impossible,
l'inspiration
fut de nouveau tentée, et s'accomplit pleinement et aisément, quoique
l'acte fût accompagné d'un léger bruit de cornage ; l'expiration,
qui fut de nouveau tentée, demeura impossible comme auparavant. Par ces opérations successives
les poumons devinrent distendus à un degré des plus douloureux, mais
la glotte paraissait si fermement fermée qu'il semblait que l'air pût traverser n'importe quelle partie
des parois thoraciques plus aisément que par la voie du larynx
; cet arrêt de la respiration ayant
duré environ une minute, le visage devenant turgescent et livide, un
coma partiel survint, le spasme se relâcha, et la respiration redevint libre,
[22]
.
►►
*Inspiration relativement libre, mais cornante, et expiration absolument obstruée
se manifestèrent,
le visage devint extrêmement livide, des mouvements convulsifs des membres
commencèrent, et le malade tomba dans un état partiellement comateux
; j'administrai de l'ammoniaque par olfaction, le spasme se relâcha,
et la conscience revint avec la respiration normale,
[23]
.
►
Respiration difficile,
[10]
.
[130.]
►
Respiration laborieuse ; il pouvait
à peine parler,
[10]
.
►► *Dyspnée soudaine et extrême, par spasme
des cordes vocales
;
on ne peut inspirer une quantité d'air suffisante,
même avec l'aide de tous les muscles auxiliaires de la respiration,
pour soutenir la vie ; les yeux sont hagards, le visage devient
bleu, des sueurs froides couvrent le corps, le pouls devient petit et mou,
la température s'abaisse de 37,4° à 36,8° C.,
[20]
.
►
Sensation d'étouffement immédiatement après la prise de chlore fortement dilué
avec de l'eau,
[1]
.
►
Accès d'étouffement,
[14]
.
►
*Le gaz chlore mêlé à l'air ordinaire produit
des accès
d'étouffement, souvent suivis d'un catarrhe d'une certaine durée
,
[14]
.
POITRINE.
►
Inflammation des poumons et des voies aériennes,
[18]
.
►
Contraction de la poitrine,
[8]
,
[10]
.
►
Légère douleur dans la poitrine et toux,
[10]
.
►
Aussitôt, serrement de la poitrine,
[24]
.
►
Lorsque la dyspnée était au pire,
elle s'accompagnait d'une sensation comme si une bande étroite était fortement
serrée autour du tiers inférieur de toute la poitrine,
[24]
.
[140.]
►
Pression sur la poitrine,
[3]
,
[10]
.
►
Oppression,
[10]
.
►
Oppression et constriction de la poitrine, non soulagées en plein air,
[4]
.
►
La sensation d'oppression était surtout ressentie dans le poumon droit,
[24]
.
►
Sensation dans le tiers inférieur et interne du poumon droit, comme s'il était rompu ;
il y a une
sensation
comme si l'air
s'échappait du poumon dans la cavité pleurale à chaque
inspiration
; l'inspiration étant accompagnée
par un
râle
distinct, limité à la
localité
quasi rompue, dont les
vibrations étaient perçues par la
sensation
commune
(cœnesthésie), perceptibles au toucher (main sur
la poitrine), et audibles pour l'assistant,
[24]
.
►
Deux heures et un quart après
l'inhalation du gaz, la poitrine est douloureuse intérieurement, surtout en
toussant,
[24]
.
►
Le poumon droit semble ressentir l'action du
gaz le plus nettement (l'administration par inhalation, ainsi que le calibre et
la position
supérieurs de la bronche
droite, expliquent très vraisemblablement cette action apparemment unilatérale),
[24]
.
CŒUR ET POULS.
►
Pouls fréquent,
[18]
.
►
Pouls accéléré,
[6]
.
►
Le pouls
devient plus fréquent, et la sueur éclate,
[12]
.
[150.]
►
Pouls diminué,
[18]
.
MEMBRES INFÉRIEURS.
►
Faiblesse des jambes (deuxième jour),
[1]
.
GÉNÉRALITÉS.
►
Objectif.
►
Les ouvriers
paraissent très vieux : ceux de 30 ou 35 ans en paraissent au moins 40,
[21]
.
►
Résorption de la graisse,
[18]
.
►
Perte de graisse,
[18]
.
►
Disparition de la graisse (chez les ouvriers),
[12]
.
►
Phtisie,
[18]
.
►
Consomption,
[18]
.
►
Sécrétion accrue des membranes
muqueuses, et expectoration accrue,
[18]
.
►
Il était agité, désirait marcher
de long en large ; ne pouvait être à l'aise ni couché, ni assis, ni en marchant ;
comme si toute l'attention devait être concentrée sur l'acte de respirer,
[24]
.
►
Envie de se coucher (deuxième jour),
[1]
.
►
Envie de se coucher pendant
le mal de tête,
[1]
.
►
Il trouve difficile de se lever le
matin, avec grande mauvaise humeur,
[1]
.
► Subjectif.
[160.]
►
Sensibilité nerveuse,
[18]
.
► Sensibilité excessive de la peau
,
[18]
.
►
Sensibilité diminuée (par application de chlore pur),
[18]
.
►
Sentiment de bien-être et gaieté accrue,
[6]
.
►
Sensation comme si une grave maladie allait survenir, le matin à 3 heures,
[11]
.
►
Se réveille à 3 ou 4 heures du matin, et se sent comme si une affreuse maladie
approchait,
[1]
.
PEAU.
►
Objectif.
►
Peau rouge et
douloureuse, devenant turgescente et gonflée, et épaissie, comme dans
l'érysipèle de la face,
[18]
.
►
Par l'application ordinaire du gaz, la
peau devient rouge ; si l'application est poursuivie longtemps, elle provoque
une douleur violente, qui augmente avec la rougeur ; la peau gonfle et
prend l'aspect de l'érysipèle, avec une sensation pénible, comme si les parties
étaient contuses ; ces symptômes persistent quelques jours, comme si la peau était
profondément atteinte ; enfin, démangeaison et desquamation,
[17]
.
► Cutis
anserina
,
[18]
.
►
Peau comme en cutis anserina, sèche, jaune,
et ratatinée,
[18]
.
►
Légère desquamation,
[18]
.
[170.]
►
Desquamation furfuracée,
[18]
.
►
Inflammation de la cuticule et ulcération,
[18]
.
►
Afflux sanguin vers la peau,
avec éruption de
petites papilles
,
surtout au dos, aux lombes, à la poitrine, à l'abdomen et aux bras, si serrées que la
peau a de loin un aspect rouge général, comme des papilles injectées de cutis anserina ; les
papilles suppurent et vésiquent, ou
desquament,
[18]
.
►
Engorgement sanguin dans les capillaires de la
peau, avec chaleur,
[18]
.
► Éruptions.
►
Éruption de petites vésicules, semées densément sur toute la peau ; aux
épaules, leurs bases se touchent presque ; elles disparaissent le deuxième jour,
laissant de petites taches rouges et livides,
[18]
.
►
Éruption urticarienne, papules blanches, petites, en groupes, entourées d'une rougeur diffuse,
[18]
.
►
Urticaria febrilis,
[18]
.
►
Elle provoque
des éruptions dartreuses, et une sueur critique,
[13]
.
►
Subjectif.
►
Sensation de piqûres,
de picotements dans la peau pendant plusieurs heures,
[18]
.
►
Après
plusieurs jours, la peau du nez semble comme érodée,
[1]
.
[180.]
►
Légère cuisson,
[18]
.
►
Piqûres, comme d'ortie,
[18]
.
►
Sensation de piqûres, suivie de symptômes
semblables à ceux de Cantharides, qui s'apaisent après une demi-heure ; puis endolorissement et sensation
de contusion pendant quelques jours ; remplacés
par une démangeaison, la cuticule se détachant en épaisses squames, comme dans le psoriasis,
[18]
.
►
Sensation de piqûre ou de morsure en différents points, comme par de très petits
insectes, indiciblement fugace et ténue, apparaissant çà et là à
intervalles, au bras, au dos, à l'abdomen et aux membres inférieurs, comme si un
insecte effleurait la partie et la piquait ; cela augmente, avec désir de
frapper
la partie de la paume de la main, ne laissant aucun repos,
[18]
.
►
Dilué avec de l'eau ou de l'air, et mis en
contact avec la peau, il provoque une sensation très particulière, ressemblant
aux piqûres d'insectes, avec sueur abondante, afflux sanguin vers la peau,
parfois une éruption de petits boutons, voire de vésicules. Appliqué sur
la peau sans dilution, il agit de la même manière, mais plus violemment,
[15]
.
►
Sensation (au bout de dix minutes) comme de piqûres ou morsures de petits insectes, en
divers endroits ; le nombre de ces endroits augmente, et une sensation de
démangeaison générale ou de chaleur suit ; une sueur abondante commence généralement avec la
démangeaison ; cette sueur se poursuivit pendant la nuit après l'application du
chlore ; après ce bain de vapeur, il y eut une éruption de petites
pustules sur toutes les parties du corps, surtout au dos, à la région lombaire,
à l'abdomen, à la poitrine et aux bras ; elles suppuraient rarement,
[17]
.
►
Démangeaison, avec sensibilité très accrue ; il s'efforce d'éviter
de se gratter,
[18]
.
SOMMEIL ET RÊVES.
►
S'endort tard après toute excitation mentale, durant les premiers jours ;
a sommeil très tôt les jours suivants,
[1]
.
FIÈVRE.
►
Frilosité.
►
Frilosité
dans la chambre chaude, le soir ; pas en plein air, le matin, plusieurs jours,
[1]
.
►
Frissons et tremblements (une heure après 1 goutte, le soir),
[1]
.
[190.]
►
De 10 à 11 heures du matin jusqu'à 2 heures de
l'après-midi, frissons froids sur la surface externe des deux bras, et sur
le dos et les cuisses, avec vue trouble, puis une sensation fébrile avec pouls
inchangé,
[1]
.
►
Mal de tête, côté gauche, avant les
frissons. Après le dîner, à 2 heures, il se sent beaucoup plus mal à la tête,
et si mal en général qu'il est obligé de se coucher. Il n'est soulagé
qu'en marchant de long en large. Le lendemain, à la même heure,
la même chose, mais plus légèrement. (Deux jours après avoir interrompu le remède, chez un sujet
qui n'avait jamais eu de fièvres intermittentes),
[1]
.
► Chaleur.
►
Chaleur de la surface du corps,
[18]
.
►
Chaleur pendant le repas et après avoir mangé, avec
grande irritabilité et tendance à la colère, en buvant du vin et du café,
[1]
.
►
Légère fièvre et coryza,
[3]
.
►
Inhalé fortement dilué avec l'air, il
provoque une sensation de chaleur et favorise l'expectoration,
[12]
.
►
Sensation agréable de chaleur, et sensibilité diminuée (par application
de chlore pur),
[18]
.
►
Chaleur dans l'estomac,
[6]
.
►
Chaleur agréable dans l'estomac, pouls accéléré, sentiment de
bien-être, gaieté accrue, coloration accrue, augmentation des urines ; mais,
à des doses plus fortes, vertige et stupeur ; à des doses encore plus fortes, nausées,
vomissements, coliques et diarrhée,
[6]
.
►
Chaleur dans les voies aériennes,
[12]
.
►
Sensation de chaleur dans les voies respiratoires,
[18]
.
[200.]
►
Avec l'atmosphère à 15° R., la main
plongée dans le gaz chlore ressent une chaleur de 32° à 55° R., bien que
le thermomètre ne soit pas affecté. Cela doit avoir été occasionné par une
combinaison chimique du chlore avec les exhalaisons de la peau,
[9]
.
►
Sueur.
►
Transpiration
accrue,
[18]
.
►
Transpiration abondante,
[18]
.
►
Sueurs nocturnes pendant le sommeil, avec chaleur douce sur toute la surface du corps,
[18]
.
►
Provoque une sueur critique,
[13]
.
MODALITÉS.
►
Aggravation.
►
(Matin), Maussaderie ; au réveil,
larmoiement ; éternuements ; goût dans la bouche ; faiblesse dans l'abdomen ; à 3
heures, sensation comme si une maladie allait survenir.
►
(Après-midi), De 10 ou 11 h du matin à 2
h de l'après-midi, frissons dans les bras, etc.
►
(Soir), Écoulement du nez ; accès ;
appétit diminué ; frilosité.
►
(Nuit), Sueur.
►
(Plein air), Larmoiement.
►
(Après le dîner),
Mal de tête.
►
(Pendant
et après le repas
), Chaleur, etc.
►
(Position couchée), Symptômes du coryza.
►
(Assis, le
dos au soleil
), Frissons.
►
Amélioration.
►
(Par le mouvement en plein air), Un certain soulagement.
►
(Par l'inhalation de
gaz sulfhydrique
), Grand soulagement.
SUPPLÉMENT : CHLORUM.
Autorité.
25
,
M. Donné, Lancet, 1834-5 (2), p. 737, une jeune fille, æt. dix-neuf ans,
avala un verre d'une solution de chlore.
►
Immédiatement prise de vomissements violents ;
la langue devint sèche et rouge ; elle eut une légère fièvre, et la
région épigastrique était un peu sensible au toucher ; la salive était fortement
acide,
[25]
.
Droit d'auteur
© Médi-T
®
2000